[11-PREVIEW] Indiana Pacers : le retour d’une place forte à l’Est ?

credit photo: @BKDizz

Nous sommes en plein coeur de l’été 2014 quand l’ailier star d’Indiana, Paul George, se blesse terriblement lors d’un match d’exhibition avec Team USA. Les images sont horribles, le monde du basket retient son souffle. Certains parlent d’une saison de rééducation, d’autres pensent même qu’il ne pourra plus jamais jouer à haut niveau. La saison qui suit, sans leur leader, les Pacers termineront l’exercice à la porte des playoffs. Après deux saisons et de nombreux départs, (David West ou bien encore Lance Stephenson pour ne citer qu’eux) Paul George est revenu en force et a même permis aux Pacers de retrouver les playoffs. Mais l’élimination en sept matchs face aux Raptors ne sera pas du goût de Larry Bird, qui décide avant même la free agency de virer le coach Frank Vogel, très vite remplacé par son désormais ex-assistant Nate Mcmillan. Ceci marquera la fin d’une ère, l’époque durant laquelle les Pacers étaient les rivaux du Heat de LeBron James est révolue. 

Pourtant les signes de satisfactions sont nombreux dans l’Indiana, premièrement Paul George a mené l’équipe en playoffs et a prouvé qu’il était le franchise player de cette équipe et accessoirement le meilleur joueur de la conférence Est derrière LeBron. Deuxièmement lors de la draft 2015 Larry Bird et les siens ont opté avec le onzième choix pour Myles Turner, le rookie a un potentiel exceptionnel, déjà très solide défensivement, il n’hésite pas à prendre des tirs importants. Enfin, la free agency qui démarrait pourtant mal sans le moindre coach a été de très grande qualité du côté des Pacers.

Un point sur le roster

Arrivées: Thaddeus Young (Brooklyn), Jeff Teague (Atlanta), Al Jefferson (Charlotte), Jeremy Evans (Dallas), Aaron Brooks (Chicago), Kevin Seraphin (New-York), Georges Niang (draft).

Départs: Ian Mahinmi (Washington), George Hill (Utah), Solomon Hill (Nouvelle Orléans), Ty Lawson (Sacramento), Jordan Hill (Minnesota).

Le cinq majeur (probable): Jeff Teague, Monta Ellis, Paul George, Thaddeus Young, Myles Turner.

Head coach: Nate Mcmillan.

Un franchise player enfin entouré comme il se doit

Le front office d’Indiana a gâté son franchise player, et il leur rend bien. Mais si Paul George fut énorme la saison dernière notamment en playoffs, on avait le sentiment qu’il était un petit peu seul, aucun des titulaires hormis Myles Turner sans leur manquer de respect, n’était de la trempe de George, pire encore, la second unit était complètement absente. C’est d’ailleurs la seconde unit ajouté au laxisme  de Vogel qui fit perdre le game 5, le tournant de la série, au Canada malgré une solide avance. Avec l’arrivée de Jeff Teague l’enfant du pays, très récent all star, Thaddeus Young joueur très discret mais très solide, si Myles Turner confirme il pourrait être très intéressant également. Enfin la second unit aura fière allure avec Brooks, Jefferon, ou encore Evans. Maintenant ce sera à Paul George de confirmer ses statuts de leader et de superstar mais avec cette équipe il pourrait devenir un candidat très sérieux pour le MVP et avec les nouveaux arrivants, les défenseurs adverses auront plus de joueurs potentiellement dangereux à surveiller, il aura un petit peu plus d’espace et ses statistiques déjà solides (23 points, 7 rebonds et 4 passes de moyenne) pourraient très bien augmenter elles aussi. Auréolé d’une médaille d’or à Rio parachevant ainsi son come-back, mais également snobé lors des votes MVP, autant dire que “PG13” sera motivé comme jamais et il risque de faire très mal.

Un “nouveau” coach surprenant

Si le recrutement des joueurs a été très satisfaisant, dans l’optique d’un jeu plus rapide et offensif prôné par Larry Bird et donc axé small ball, c’est le choix du coach qui laisse perplexe. En effet Nate McMillan est un coach spécialisé dans la défense, son recrutement est assez étrange quand on regarde le nouvel effectif. D’autant que lors de ces années en tant que head coach à Portland, l’équipe était loin d’être la meilleure attaque de la ligue…  Alors peut-être qu’il a été recruté en urgence, car quand on regarde la valse des coachs durant cette free agency, on se dit qu’il y avait peut-être de meilleures pioches offensivement parlant. D’un autre côté Nate McMillan connaît certains joueurs grâce à son passif d’ancien assistant de Vogel. C’est peut-être ce que souhaitait Larry Bird finalement, un petit peu de stabilité au milieu de tous ces changements, et Indiana est une franchise historiquement défensive alors il aurait été bien trop maladroit de bouleverser entièrement l’identité des Pacers. Le cas Myles Turner a également pu peser dans la balance, en effet il a de nombreux points communs avec le joueur des Spurs LaMarcus Aldridge, et ce joueur Nate McMillan l’a bien connu alors qu’il était tout jeune à Portland, ainsi il aura sûrement un rôle dans le développement de la jeune pépite venant du Texas.

Myles Turner, le futur lieutenant idéal ? 

Quand on parle du loup, on en voit la queue, mais la ce sont les crocs que Myles Turner va devoir de nouveau  montrer durant sa saison sophomore. Ce joueur a quelque chose de spécial c’est évident, très à l’aise défensivement, il s’est déjà affirmé comme le leader défensif de l’équipe et a prouvé que son mental était plus que solide. Car en playoffs il a haussé son niveau de jeu pour terminer le premier tour malgré la défaite, avec plus de 3 contres par match, une statistique qu’on n’avait pas vu chez un rookie depuis Alonzo Mourning, rien que ça. Turner a également beaucoup de sang froid, il n’hésita pas à aller au contre lors d’une tentative de dunk de LeBron James, alors qu’il n’était qu’un rookie, ça vous classe le bonhomme. En plus de tout cela il s’est montré très clutch durant la saison régulière bien que l’attaque ne soit pas sa spécialité. Mais l’arrivée d’Al Jefferson, réputé pour son jeu offensif est une bonne nouvelle pour le jeune Turner, ainsi il pourra apprendre certains moves à ses côtés. Myles Turner a cependant certains problèmes à régler, il proteste par exemple trop sur les décisions arbitrales, mais après tout ce n’était qu’un rookie la saison dernière. Mais son potentiel est si important qu’il peut d’ores et déjà prétendre devenir le lieutenant idéal pour la superstar qu’est Paul George s’il parvient à passer un cap offensivement, le futur est véritablement doré dans l’Indiana.

La saison dernière Indiana après avoir lâché les chevaux en début de saison autour d’un PG stratosphérique, terminait à la septième place de la conférence Est avec un bilan de 45 victoires pour 37 défaites. Même si un temps d’adaptation sera sûrement nécessaire avec un nouveau coach et de nouveaux joueurs, Indiana a l’effectif pour viser le podium à l’Est et on les voit mal avoir moins de 50 victoires la saison prochaine. Mais plus important, Paul George a enfin un effectif à sa hauteur, et si la cohésion est présente on salive déjà d’une possible future confrontation (en finale de conférence ?) entre LeBron et PG, comme au bon vieux temps quand LeBron avait encore un petit peu de concurrence à l’Est. En tout cas, en l’espace d’un été les Pacers sont revenus sur le devant de la scène, et avec cet effectif nous n’avons sûrement pas fini d’entendre parler des Indiana Pacers.

A propos de Marin 9 Articles
Fan de nombreux sports depuis maintenant plus de dix ans, et plus particulièrement de tennis et de NBA.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*