Adieu David Poisson…

© AP/Elvis Piazzi

La rédaction d’Agora Sports s’associe à la tristesse de la famille de David Poisson, subitement décédé ce lundi au Canada rejoignant d’innombrables autres étoiles dans les cieux. Toutes nos condoléances.

La nouvelle est tombée tel un couperet ce lundi soir. Le skieur David Poisson s’est tué lors d’un entraînement – tout ce qu’il y a de plus basique pour une Formule 1 des pistes comme lui – à Nakiska au Canada, habituel camp de base des descendeurs tricolores, avant le lancement de la saison à Lake Louise dans quelques semaines. Horrible nouvelle. Personne n’aime recevoir ce type de notification sur son smartphone ou autre appareil électronique. Kailloux, comme il était surnommée, était un mec bien, posé, bosseur, passionné, fou de vitesse et, surtout, fou furieux pour arriver à dévaler les pistes du monde entier à pleine vitesse. Cette chute qui lui a été fatale ce lundi au Canada n’était pas sa première, il suffit de taper son nom associé au mot ‘chute’ ou ‘fall’ sur une célèbre vidéothèque. David Poisson c’était un dur, un roc qui encaissait les chutes, les coups, les blessures. Jusqu’à que son corps lâche, d’un coup, subitement.

Ce drame nous rappelle à tous à quel point ses skieurs qui dévalent le ruban blanc à bloc avec seulement une fine couche de tissu sur le dos sont des dingues qui font cela seulement guidés par la passion de leur sport. Ils sont sur le fil du rasoir, fil qui s’est malheureusement rompu ce 13 novembre quelque part au Canada. 13 novembre maudit. Fichue malédiction.

David Poisson c’était un persévérant qui a terminé troisième des Mondiaux 2013 en descente, à Schladming. Personne ne l’attendait plus, lui le trentenaire à zéro podium en Coupe du monde jusqu’alors. Mais avant ce rendez-vous avec la Planai, Caillou avait taillé la Streif de Kitzbühel comme on dit. Oui, le natif d’Annecy avait terminé au pied du podium de la légendaire descente autrichienne, la plus dangereuse du circuit où une seconde d’inattention vous emmène au tapis et, potentiellement, en Enfer. Ce bourreau de travail avait ensuite, entre les fêtes 2015, décroché son premier et unique podium en Coupe du monde à Santa Caterina. Un 29 décembre qui sonna comme un jour de gloire pour un autre Français, Adrien Théaux, vainqueur en Italie.

Cet hiver, David Poisson allait se battre contre ses coéquipiers pour faire partie de la sélection olympique. La concurrence est rude chez les Bleus en vitesse avec Fayed, Théaux, Clarey, Giezendanner, Muzaton, Roger ou encore Giraud-Moine le grand blessé de l’hiver dernier. Ces gars-là vont devoir faire sans leur vétéran aux innombrables départs en Coupe du monde qu’il avait embrassée le 14 février 2004, jour des amoureux. Notre amour pour David Poisson, lui, est immortel. Et le restera. Repose en paix Kailloux. Adieu.

“Dévastés par cette nouvelle, Michel Vion, Président, Fabien Saguez, Directeur Technique National et l’ensemble de l’encadrement sportif et du personnel administratif de la Fédération, s’associent à la douleur de ses proches dans ces moments particulièrement difficiles”.(communiqué de la Fédération française de ski)

La Une de L’Équipe du 14 novembre 2017 en hommage à David Poisson : 

© L’Équipe
A propos de Florian Burgaud 44 Articles
Amoureux de sport depuis tout petit. Les sportifs d'hiver c'est la vie. Étudiant licencié d'histoire et en télépréparation journalisme à l'ESJ Lille.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*