ATP : Shenzhen, Chengdu, la tournée asiatique se porte à merveille

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La tournée asiatique n’aurait pu mieux s’amorcer. Clairement, les 250 Series sont aux gouts du jour. Alors que les secousses provenant de Flushing Meadows 2016 se ressentent encore, la planète tennis ne cesse de vibrer. Les préparatifs en vue des ATP World Tour Finals se présentent splendidement. Décryptage…

La deuxième est la bonne. Une constatation merveilleusement adéquate à Thomas Berdych. Absent durant un long mois en raison de l’opération, simple mais fastidieuse de l’appendicite, son come-back est retentissant. Alors que son premier retour, à Saint-Petersbourg la semaine du 19 septembre s’était avéré peu fructueux en raison de son lamentable échec face à Alexander Zverev (6-4, 6-4), il s’est montré vaillant à Shenzhen. Son parcours semé d’embuche mais largement à sa portée, a confirmé son état de forme renouvelé. Après s’être débarrassé successivement de Mikhail Kukushkin (7-6, 7-6), de son compatriote Jiri Vesely (7-6, 3-6, 6-2) et du brésilien Thomas Belluci (6-2, 7-5), son ultime opposant résidait en la personne de Richard Gasquet. L’été du français a démontré sa bravoure, notamment en Coupe Davis. Une qualité qu’il n’a pas camouflé lors d’un match de longue haleine face à Mischa Zverev en quart (7-6, 7-6) et durant la joute perdu avec les honneurs, contre le Tchèque. 7-6, 6-7, 6-3, le tenant du titre ici, en Chine, a bataillé durant 2h40, avant de rendre les armes. Une homérique épopée, fait rare dans cette catégorie de tournoi, pendant laquelle les cavaliers ont chacun traversé un torrent de multiples émotions. Désormais, le natif de la région de Zlín égalise le palmarès de son adversaire, 13A…

« La ville des Hibiscus » a vu l’éclosion de Karen Khachanov. Passé pro il y a tout juste trois ans,  il est certainement, parmi ses jeunes pairs, le plus preste à avoir confirmé. Par ailleurs, son entraineur, Galo Blanco a coaché, un temps, Milos Raonic. À 20 ans, son compteur  est entamé. Sans nul doute ne partait-il pas favori à l’aube de la compétition. À Chengdu  Kevin Anderson, Nick Kyrgios ou Pablo Carreño Busta constituaient de potentiels vainqueurs. Pis, à la surprise générale, les éliminations de Dominic Thiem au troisième tour (6-1, 6-4),  et de Grigor Dimitrov (7-6, 1-6, 7-6) en demies ont insufflé quelques idées aux autres clients. L’auteur de telles boucheries, Albert Ramos Vinolas, futur finaliste. Chanceux d’avoir écarté une paire d’ogre, infortuné de s’être confronté à l’étoile montante, en pleine confiance, et au coup droit dévastateur. 7-6, 6-7, 3-6, un score identique à celui de la rencontre du biterrois, une coïncidence de part le scénario époustouflant de cette opposition. Le moscovite n’est pas encore un tsar, mais il est probablement d’une tradition tennistique russe perdue avec les illustres Ievgueni Kafelnikov, Nikolay Davydenko ou Marat Safin.

En prévision du célèbre Masters de Shanghai, deux étapes sont proposées aux chevaliers des courts. À Pékin, la triste et dangereuse nouvelle du forfait de Novak Djokovic (1) en réjouit surement plus d’un. Si les fans sont déçues de cette absence, une hypothétique finale entre Andy Murray (2) et Rafael Nadal (8) satisfera le consensus. À Tokyo, ce stade pourrait être trusté par Kei Nishikori (5), Nicolas Almagro (41), David Goffin (11), Marin Cilic (10), Taylor Fritz (75), Nick Kyrgios (14) ou Gael Monfils (6). Chacun détient là une occasion de se rapprocher du graal de fin d’année. De facto, la course vers l’O2 Arena de Londres peut toujours se voir altérer. Force est ainsi de constater la complexité de pronostiquer les huit maitres qui s’affronteront sous le Dôme du Millénaire. Une fois encore, et dans la continuité logique de ce crépuscule de saison, le numéro un mondial parait en proie à un soucis bien plus pernicieux que ce qu’il laisse croire…

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