[AU CŒUR DE L’EUROPE] Rémy-Osimhen, le LOSC tient sa paire

Alignés ensemble sans interruption depuis six matches, Victor Osimhen (21 ans) et Loïc Rémy (33 ans) portent l’attaque de Lille. L’osmose entre le jeune Nigérian et l’expérimenté attaquant français est parfaite et c’est tout le LOSC qui en profite.

VO. Version originale, ou Victor Osimhen. L’attaquant nigérian, anglophone, n’a pourtant pas besoin de sous titre pour être compris par son nouveau compère sur le front de l’attaque de Lille, le Français Loïc Rémy. « J’adore jouer au côté de Loïc Rémy et je pense que c’est la meilleure formation tactique possible.Quand je ne marque pas les buts, c’est lui qui le fait et nous avons une superbe relation sur le terrain. », avoue le numéro 7 du LOSC. Pourtant, tout n’a pas toujours été rose pour le duo. Il faut même attendre la septième journée pour les voir être associé.

Un mercredi soir pluvieux (le 25 septembre) comme on en fait souvent à Lille, Christophe Galtier décide de les aligner ensemble pour la première fois contre Strasbourg. Le résultat est prometteur avec une réalisation pour chacun des deux attaquants. L’expérience est reconduite contre Nîmes, toujours à Mauroy, dix jours plus tard. Le résultat final est le même : un but pour Osimhen, un pour Rémy. Après ça ? Plus rien. Le duo n’est pas reconduit en championnat entre ce 5 octobre et le 1e février.

« C’est à moi de trouver la bonne formule pour qu’ils jouent ensemble car je pense que c’est comme cela qu’on sera le plus efficace offensivement, souligne Christophe Galtier, le coach lillois après un résultat décevant contre Metz (0-0) le 9 novembre. On a besoin de réglages. Et puis comme on n’a que deux avants-centres, il y a un risque, sur la longueur, de les associer. Mais, évidemment, on pèse plus quand les deux sont associés. »

Un duo complémentaire …

C’est peu dire que Lille pèse plus quand les deux sont associés. Offensivement, les Lillois sont plus dangereux (1,8 xG par match lorsque les deux sont alignés, 1,44xG lors des autres rencontres) et marquent plus (1,75 buts moyenne lorsque les deux sont alignés, 1,25 lors des autres rencontres).

« Victor apporte beaucoup de profondeur et de percussion, indique Galtier après la victoire à Strasbourg (2-1) le 1e février lors du premier match où le duo est reconduit depuis Nîmes. Il amène sa valeur athlétique tandis que Loïc nous donne son expérience, une meilleure maîtrise technique entre les lignes et son sens du déplacement. La présence d’un garçon aux côtés de Victor libère des espaces et relâche la pression qu’il peut subir quand il est associé à un deuxième attaquant en soutien. »

Contre Nantes, dimanche 1e mars, Loïc Rémy demande le ballon dos au but et entre les lignes. Victor Osimhen est éloigné de l’action et l’observe.
Rémy remise pour Ikoné, et dans le même temps, Osmihen attaque la profondeur et l’espace dans le dos de Girotto et Appiah, venus monter sur Rémy. Le Nigérian manque finalement son contrôle dans la surface, bien gêné par un retour de Pallois.
Contre Marseille, le 16 février, Bamba reçoit le ballon dans le rond central. Rémy quitte l’axe et la zone de marquage de Gonzalez dont l’attention reste néanmoins fixée sur l’attaquant français. Osimhen en profite pour demander dans la profondeur dans le dos du défenseur marseillais et s’en va battre Mandanda d’un ballon piqué.
Contre Toulouse, le 22 février, Ikoné a le ballon à l’entrée de la surface. Osimhen fait un appel vers le premier poteau et aspire Rogel avec lui.
Rémy profite de cet appel pour se retrouver seul à l’entrée de la surface. Rogel (cercle rouge) est trop loin pour intervenir. L’attaquant, servi par Ikoné, conclut en force du gauche.

pour un LOSC qui gagne

Leurs appels se complètent et permettent à l’un et l’autre de briller. Lorsqu’ils sont alignés ensemble, soit lors de huit matches en Ligue 1, Rémy et Osimhen ont inscrit à eux deux dix des quatorze buts marqués par le LOSC. Lors de sept de ces huit matches, au moins l’un des deux attaquants a scoré. Seul le match contre Nantes, où l’unique but de la victoire est inscrit par André, fait exception. Complémentaire par leurs appels, le duo, en revanche, n’échange que peu de passes (2 en moyenne par match, 3 maximum contre Toulouse et Angers) et est plus souvent servi par les milieux créateurs (Bamba, Ikoné et Renato Sanches) ou même par Maignan par un jeu long.

Le gardien lillois n’a rien eu à faire dimanche à Nantes lors de la victoire des siens 1à0. En difficulté à l’extérieur jusque février (1 victoire, 2 nuls, 7 défaites), Lille reste sur une série de trois victoires consécutives loin de Mauroy, avec Rémy et Osimhen alignés. Mieux, en huit matches avec son duo, le LOSC a gagné six matches (1 nul et 1 défaite). Avec un point de retard sur Rennes troisième, Lille peut encore rêver de la Ligue des champions. « On regarde devant », a annoncé Galtier après la victoire à Nantes dimanche dernier. Désormais, pour poursuivre sa série, le LOSC doit se défaire de Lyon, dimanche à Pierre Mauroy. Des Lyonnais en forme, vainqueurs de la Juventus et de Saint-Etienne, et qui pourraient revenir à trois points de Lille en cas de victoire. Un nouvel épisode haletant attend le LOSC dans lequel Osimhen et Rémy voudront tenir le rôle principal.

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