Les contrats toxiques en NBA à l’approche de la Trade Deadline

Singler tentant de driver Chandler (c) NewsOK

La saison régulière de NBA approche de sa moitié et également de la Trade Deadline. Après le 8 février, il sera prohibé aux équipes de procéder à des trades avant la fin de la saison. Les franchises ont disputé un nombre suffisant de matchs pour savoir quels objectifs atteindre. Certaines se rendent à l’évidence et décident de tanker en se séparant de contributeurs, d’autres vont chercher une pièce manquante en vue des Playoffs. Avant de parler de ces cas, passons en revue les joueurs dont les contrats pourraient se révéler… “handicapants” pour leur franchise.

Les guards

         Dellavedova (c)jsonline

Matthew Dellavedova fait partie de ses joueurs qui ont touché le pactole en 2016 avec la hausse brutale du cap. Milwaukee intéressé par la reproduction de son entente avec LeBron avec Giannis lui offre donc 38M$/4ans. Deux ans plus tard, ce contrat apparaît comme une aberration. Les Bucks ont trouvé un meilleur fit avec Giannis en la personne de Brogdon (plus jeune, meilleur finisseur). Mais  ils ont surtout tradé pour un meneur titulaire en la personne d’ Eric Bledsoe. La franchise est proche d’été capitaux pour le futur de son core (Jabari cet été, Middleton, Bledsoe, Brogdon le suivant). Dans cette optique, avoir un troisième meneur qui touche près de 10M est un problème. Surtout dans un petit marché comme Milwaukee. D’ailleurs le propriétaire a spécifié qu’il n’était pas disposé à payer la luxury tax cet été. Trader Matthew reste dur à réaliser au vu de la densité de meneurs dans la ligue. Milwaukee devra peut-être se délester de futurs assets pour se délester de la sangsue australienne. 

 

Brandon Knight est blessé pour la saison.

 

Les Wings

Luol Deng (c) espn

Luol Deng a un salaire tellement impossible à bouger que les Lakers ont abandonné l’idée de le proposer à d’autres équipes. On rappelle que pour se débarrasser de Mozgov, les Lakers ont dû se défaire d’un premier tour de draft et de D’Angelo Russell (dont ils ne voulaient plus non plus). Dur de voir la situation se dérouler de nouveau avec Ball, Ingram ou Kuzma. Le contrat de Deng est tellement compliqué à déplacer (18M$/an sur encore 2 ans) que les Lakers ont abandonné l’idée. De tout l’effectif, Deng a aujourd’hui le plus d’argent garanti.

 

 

Kyle Singler touche 5M/an pour ne pas être un joueur NBA. Il avait bien montré quelques promesses de shooter à Detroit mais n’a jamais délivré.

 

Evan Turner (c) Yahoo Sports

Evan Turner est un peu un intrus dans cette liste. Car il demeure un joueur utile aux Portland Trail Blazers. Malheureusement pas à hauteur de son contrat. Dans l’attaque des Blazers, il devait être le liant en sortie de banc. Et Evan Turner est loin de répondre à la tâche. La plupart de ses minutes apparaît avec l’u de deux membres du backcourt de l’Orégon. Son manque de shoot se fait alors sentir balle en main quand le meneur joue off ball. Comme un symbole, son taux de passe décisive a totalement chuté depuis son départ de Boston. Il demeure capable d’apporter des points via son midrange jumper. Mais à une période où un joueur avec son salaire doit être un titulaire avec un rôle de 3ème option, l’ex n°2 de draft ne répond pas aux attentes.

 

Les pivots

Omer Asik (c) Bleacher Report
Alexis Ajinca (c) si.com

Omer Asik/Alexis Ajinca sont deux joueurs qui ont été signé en 2015. Ce qui les rend intradable, c’est leur incapacité à rester en bonne santé. De plus le plan des Pelicans a totalement changé entre temps. Cousins est arrivé et est devenu le partenaire de Anthony Davis. Asik ou Ajinca n’ont donc plus de raison d’être dans le roster des Pelicans (surtout à 15M/an la paire). Asik est un protecteur d’arceau solide tandis que Ajinca a montré qu’il pouvait être un bon intérieur remplaçant offensif. Leurs contrats longue durée empêche toute tentative pour l’instant. Dans une ligue, où les pivots sont les “pièces” les oins demandées, Asik et Ajinca vont probablement continuer une partie de leur carrière respective à la Nouvelle-Orléans.

 

Biyombo (c) Orlando Magic Daily

Bismack Biyombo, encore un contrat de la folle Free Agency 2016. Bismack touche aujourd’hui 17M (PO en 2019) pour sortir du banc d’une équipe en reconstruction. Ce deal était dans l’optique d’aller en Playoffs mais il n’en est rien aujourd’hui. L’avenir du Magic réside probablement dans un frontcourt Isaac – Gordon comme l’a récemment mentionné Vogel. La complexité de la situation de Biyombo réside dans le fait que Orlando devra se défausser au minimum d’un choix de 1er tour pour se séparer de Biyombo. Un pick qui est plus que primordial pour une équipe comme le Magic. Quand bien même Orlando voudrait se débarrasser de Biyombo, assez dur de voir le pivot athlétique quitter la Floride d’ici un mois. Sit down, Biyombo.

 

Tyson Chandler (c) CBS Sports

Tyson Chandler / Greg Monroe : Les Suns ont pas mal de vrais mauvais contrats et vont probablement essayer de se séparer de l’un d’entre eux d’ici février. Monroe a un contrat finissant et peut probablement aider une équipe sur une courte période pour les Playoffs. Il a montré l’an dernier à Milwaukee qu’en sortie de banc, il était capable d’apporter points, rebonds et défense de qualité dans une équipe compétitive. En plus son contrat finissant permet de créer de l’espace en vue de l’été. Reste à savoir si Phoenix veut accueillir un autre mauvais contrat en plus d’un éventuel pick de qualité. Chandler lui a un contrat qui dure plus longtemps mais la logique est la même. Il peut ancrer une défense et est toujours un bon rebondeur avec sa taille. Il le montre d’ailleurs sur ses derniers matchs. Après les deux pivots vont peut-être rester sur les étagères et négocier un buy-out en vue de la fin de saison.

 

Kenneth Faried (c) Nugglove

Kenneth Faried fait partie des joueurs toujours annoncés sur le départ. Le pivot n’entre une nouvelle fois plus dans les rotations de son coach malgré la blessure de Millsap. A 28 ans, il se voit toujours comme un titulaire dans la ligue comme il l’a énoncé en début de saison. Mais la vérité est différente hélas. Faried dispose d’un contrat tradable mais il n’a juste pratiquement plus aucune valeur dans la ligue pour ne pas faire partie d’un transfert plus grand (comme l’échange à 3 avorté cet été qu’il l’emmenait à Cleveland avec Paul George). Il n’y a pas vraiment de situation idéale aujourd’hui pour lui, son jeu n’ayant jamais évolué depuis son run avec team USA. Rendez-vous l’an prochain ?

 

Meyers Leonard (c) USA Today

Meyers Leonard a un contrat qui continue de hanter les nuits de Neil Olshey (le GM des Blazers). Pourtant sur le papier il a un profil intéressant vu qu’il est capable de s’écarter de tirer de loin. Depuis sa saison 2015-2016 qui a vu Portland atteindre les demi-finales de conférence, Leonard ne progresse plus. Il n’est même plus dans la rotation des Trail Blazers. Pour preuve, l’intérieur n’a joué que 13 matchs cette saison. C’est trop peu pour un joueur qui touche environ 10M$/an jusqu’en 2020. Son contrat étrangle la flexibilité de Portland pour cet été. La franchise de l’Orégon est vendeuse mais sa côte n’est pas élevée. Impossible de voir Leonard quitter Portland tel quel. Trop peu d’équipes ont du cap space à disposition.

 

Timofey Mozgov (c) ESPN

Timofey Mozgov a été le premier coup de fil du GM des Lakers à minuit le 1er juillet 2016. Un jour on saura pourquoi. Le russe passe maintenant des soirées paisibles sur le banc des Nets suite àson trade de cet été. Deng touche 18M$/an pour vivre à Los Angeles. Mozgov touche 16M$ par an pour vivre à New York. Deux définitions du rêve américain.

 

 

Joakim Noah (c) Basket-Infos

Joakim Noah va passer une bonne partie de la fin de saison en inactive. Steven Mills (directeur des opérations basket) a annoncé en  début de saison qu’il voyait Noah retrouver du temps de jeu. Hornacek ne semble pas voir la situation avec le même point de vue. Certes, il a rendu quelques services dernièrement aux Knicks mais rien ne permettant de lui offrir une vraie valeur sur le marché. Les Knicks sont dans une situation assez inédite. Ils disposent de 4 pivots en plus de Kristaps, et le partant ne devrait pas être Jooks. La cerise ? Le contrat de Noah est progressif sur la durée de son contrat. Il touchera donc 19.295 M$ lors de la saison 2019-2020.

 


PO : player option

 

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