Coupe Davis : La fin d’une aventure

AFP - JUSTIN TALLIS

Triste sort, logique peine. Au lendemain d’un US Open brillant, les Bleus rendent les armes. Marin Cilic est l’heureux bourreau de l’aventure de Yannick Noah. Amputée de ses meilleurs cavaliers (Jo Wilfried Tsonga et Gaël Monfils), il n’a pu s’octroyer cette finale tant rêvée…

« On a toujours bien joué en Coupe Davis. C’est quelque chose d’inné. Jouer la finale à la maison, ce serait du grand spectacle », Marin Cilic

 Le match initial a vu Richard Gasquet produire une véritable leçon de tennis. 6-2, 7-6, 6-1, derrière le score expéditif, une rencontre pour le moins acharnée face à Borna Coric. Sous les yeux de son publique, l’intensité de ses coups prouvent son courage et sa hargne. La prestation du Biterrois est louable. Malgré la désillusion d’hier, sa simple présence parmi les siens démontre sa volonté d’obtenir pour eux, pour lui, le ticket pour le tour suivant. Sans aucun doute, Marin Cilic a-t-il été impérial. À l’image de son récital sur Lucas Pouille, il n’a cessé de dicter les échanges via un schéma de jeu limpide dénué de toute complexité. Contre le numéro dix-sept comme tout au long de son week-end, il a régulièrement a servi au dessus de la cruelle barre des 200kmh. Un atout agrémenté de son coup droit totalement au rendez-vous de ces demis. À l’occasion, son adversaire a semblé lâcher quelques signes d’espoir, notamment lors du débreak de démarrage. Hélas la le natif de Zagreb semblait être épris d’une divine mission que rien ni personne n’aurait pu faire vaciller. La prolifique paire Nicolas Mahut – Pierre Hugues Herbert n’a pu confirmer son élan hégémonique sur le double, échec face à Ivan Dodig et le lauréat du jour oblige (7-6, 5-7, 7-6, 6-3). Les accabler subsiste absurde, tant leur saison les a mis à rude épreuve, sans liniment. À l’instar de nombreux événement sportifs, les circonstances de l’expédition à Zadar seront le friand sujet des journaux durant la semaine. La présence du poulain Mikael Tillstroam aurait-elle altérée le résultat ? Ses soi-disants écarts de préparation à l’approche du meeting fatidique sont ils à l’origine de la médiocre issue ? Sa relation avec le coach menace-t-elle la cohésion du groupe pourtant éclatante à Trinek ? Maintes interrogations sont désormais déterrées, et solevables. « Richard m’a bluffé. J’ai le sentiment qu’il va se bagarrer pour être de la prochaine aventure ». Si la performance globale est clairement décevante, la bataille de l’enfant de Béziers n’en reste pas moins honorable. Certains espèrent un prolongement du mandat de l’ex vainqueur à Roland, d’autres plus rabat joie et moins patient souhaiteront que son départ se déroule aussi prestement que celui de son prédécesseur. Optimisme doit demeurer le maitre-mot des nouveaux Mousquetaires… 

À Glasgow, une page de l’histoire de la quête du Saladier d’Argent s’est inscrite. Les protagonistes  du scénario inattendu, Andy Murray et Juan Martin Del Potro, se sont livrés une querelle d’anthologie. Le Britannique n’avait jusqu’alors jamais disputé de confrontations aussi longue (5h07 minutes). L’Argentin a su l’embourber dans un piège pernicieux pour finalement l’emporter (6-4, 5-7, 6-7, 6-3, 6-4) et insuffler une confiance inouïe à sa team qualifiée pour le prochain stade.

 Le tennis est un long fleuve tranquille. Annuellement, il prend sa source dans la tournée Australienne. Son crépuscule se situe lors du Masters. En amont de l’ultime compétition, les cavaliers de l’ATP ne soufflent gère, loin s’en faut. Quelques tournois les guettent, à commencer par les 250 Series de Metz et Saint Petersbourg. Dans la Moselle qui a sacré à trois reprises Jo Tsonga, les participants se démarquent de la faible quantité de points à engranger. Le dernier carré est susceptible d’offrir aux spectateurs des joutes mêlant Dominic Thiem à Gilles Simon et Lucas Pouille à Davis Goffin. Pour les entraver dans leur parcours des fauteurs de troubles seront présents à l’appel. Il s’agit du vétéran Tommy Robredo, du showman Dustin Brown, de Nicolas Mahut ou Guillermo Garcia Lopez. La Russie est le théâtre du come-back d’un tsar, Thomas Berdych. Absent depuis un mois, il aura probablement à en découdre avec un étonnant gratin tennistique à savoir Milos Raonic, Alexander Zverev, Joao Sousa et Roberto Bautista Agut pour ne citer qu’eux. Aussi, le danger explosif réside en la venu de Stanislas Wawrinka, bien décidé à asseoir son état de forme…

Joyeuse et chaleureuse semaine dans le déluge de ce début d’année !

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