Coupe du monde de rugby 2019 : mode d’emploi

CP: World Rugby

C’est le grand jour ! Dans quelques heures sera donné le coup d’envoi de la neuvième Coupe du monde de rugby. Elle se déroule cette année au pays du soleil levant, où le rugby est à l’aube de son histoire. Tout ce que vous devez savoir sur la compétition avant de regarder le match d’ouverture (12h45), c’est à lire dans notre mode d’emploi (sans oublier les présentations de groupes précédemment publiées).

Le rugby et le Japon, un mariage attendu et réussi

Alors oui, quand on fait un brainstorming sur le ballon ovale, on ne pense pas forcément au Japon, pays des samouraïs et des sushi. Et pourtant, les meilleures équipes du monde vont bien s’y retrouver pour en découdre et soulever le 2 novembre, le trophée William Webb Ellis, du nom de l’inventeur de ce si merveilleux sport.

Le choix du Japon est le symbole de l’ouverture du rugby qui est souvent considéré comme un sport européen et dont la diffusion à l’internationale tient surtout de l’influence de la culture anglaise (exemple de l’Afrique du Sud ou de l’Australie). Le Japon a mis son nom sur la carte du rugby mondial en battant les Springboks il y a 4 ans en phase de poules de la Coupe du Monde en Angleterre. Pourtant, les Brave Blossoms sont bien loin du niveau du gratin mondial du rugby. Le championnat japonais est semi-amateur mais est surtout un aimant à stars (un peu comme la MLS en football). Dan Carter, Sonny Bill Williams ou encore James Haskell y sont notamment passés avant de finir leur carrière. La Top League ne connaît pourtant pas un engouement populaire fort.

Qu’à cela ne tienne, les Japonais ont décidé de faire honneur à la venue de la plus belle compétition de rugby. Et cela se voit, notamment dans les chiffres qui concernent la billeterie. Sur les 1,8 millions de billets mis en vente, 95% ont déjà trouvé preneur dont 1,3 millions achetés par des Japonais eux-mêmes. Là, il y a un engouement. Les investisseurs espèrent surfer sur le succès annoncé de la Coupe du monde (300 millions de bénéfices attendus) pour professionnaliser la Top League et ainsi faire du Japon une place forte du rugby en Asie, et pouvoir enfin s’asseoir avec les équipes historiques du rugby.

Les joueurs à suivre : attention, ils courent vite

Antoine Dupont, Damian Penaud, Beauden Barrett, Owen Farrell, Cheslin Kolbe.

Antoine Dupont : Demi de mêlée, 22 ans, 14 sélections 
Aucun doute : c’est lui le futur du XV de France. Éclatant avec le stade Toulousain dont il a déjà les clés du jeu, le natif de Lannemezan devra cette fois-ci confirmer dans la compétition reine. Et si l’Équipe de France ne fait plus trembler grand monde, les jeunes pousses qui sont du voyage au Japon ne manquent pas de potentiel, et Dupont en est le fer de lance. Précieux dans la construction, et même souvent finisseur, il ne manque que le jeu au pied dans la palette du Toulousain. Qu’à cela ne tienne, il nous tarde de le voir animer les offensives tricolores. 

Damian Penaud : Ailier, 22 ans, 13 sélections
À l’instar d’Antoine Dupont, Damian Penaud sort d’une saison éclatante avec Clermont. À bientôt 23 ans (il les fêtera le 25 septembre au Japon), le joyau auvergnat s’impose déjà comme un titulaire indiscutable sur l’aile droite tricolore. Le sérial scoreur a réalisé une bonne préparation, avec notamment un doublé en Écosse (défaite 17-14). Il jouera évidemment au Japon sa première coupe du monde, comme une grande partie du groupe bleu, mais nul doute qu’il devrait vite s’adapter aux exigences de ce niveau, comme il a toujours su le faire. 

Beauden Barrett : Demi d’ouverture, 28 ans, 78 sélections.
C’est le dépositaire du jeu des All-Blacks depuis maintenant sept ans. Son palmarès parle pour lui. Champion du monde 2015, six fois vainqueur du rugby Championship, et même deux fois élu meilleur joueur du monde en 2016 et 2017. Sa soif de titre n’est toujours pas assouvie et lui et ses coéquipiers auront à cœur d’offrir un troisième sacre consécutif à la Nouvelle-Zélande. Il devrait illuminer cette coupe du monde tout comme il a illuminé celle de 2015. 

Owen Farrell : Centre ou demi d’ouverture, 27 ans, 73 sélections. 
L’Angleterre est en quête de rédemption au pays du Soleil Levant, et c’est à Owen Farrell qu’Eddie Jones a confié les clés du camion. Capable de jouer au centre mais aussi à l’ouverture (même si le titulaire au n°10 est habituellement George Ford), son jeu au pied le place parmi les meilleurs du monde. Reste à savoir si le capitaine du XV de la Rose saura supporter la pression qui pèse sur les épaules de son équipe, car les Anglais sont attendus au tournant. Mais pour un joueur de sa classe, cela ne devrait pas être un problème. 

Cheslin Kolbe : Ailier ou arrière, 25 ans, 10 sélections. 
Paradoxalement le moins capé des joueurs à suivre. Sauf si on prend en compte les sélections du rugby à 7. Car c’est bien sur ce format que Kolbe a façonné ses appuis de feu. Cette saison, il a mis à mal toutes les défenses de Top 14, ce qui a convaincu son sélectionneur Rassie Erasmus. Un petit passage en salle de musculation (voir plus) et voilà un Cheslin Kolbe boosté, prêt à étaler son rugby, fait de cassage de reins et d’accélérations fulgurantes. Il sera un des atouts majeurs des Springboks à l’aile, en vue du titre mondial. 

La Coupe du monde en chiffres: quelques records à faire tomber

Les records en Coupe du monde sont dominés par Jonny Wilkinson et la Nouvelle – Zélande. Source : rugby world cup stats

Le règlement: comment être champion du monde ?

Les répartitions des matchs de poules et de phases finales : Cette coupe du monde de rugby se répartit sous la forme de quatre poules. Chacune d’entre elles contient cinq nations. En phase de poules, chaque sélection dispute quatre matchs sur deux semaines. A la sortie, le dimanche 13 octobre, seules les deux premières nations de chaque groupe passera en quarts de finale.

Pour la répartition de ces quarts finale, la donnée est simple puisqu’un premier de poule rencontrera un second. Les poules A et B s’affronteront tout comme les poules C et D. La compétition continuera sur les demi-finales, puis la finale le samedi 2 novembre. Il y aura bien évidemment un match pour la 3ème place la veille de la grande finale.

Le calendrier complet de la compétition
CP: World Rugby

Le règlement : Durant cette phase de poules, chaque victoire ramènera 4 points, un match nul 2 points, et une défaite 0 point. Par contre, si l’une des deux équipes marque au moins 4 essais ou perd sur un écart inférieur à 7 points, elle remportera au minimum un point. Ce point est appelé, « le point de bonus offensif ou défensif ».

Pour ce qui est des phases finales, si au bout des 80 minutes, le score est nul, les deux équipes devront se départager par une prolongation de deux mi-temps de 10 minutes. En cas d’égalité à la fin de celle-ci, une mi-temps de dix minutes supplémentaires sera accordée, appelée « la mort subite ». La première sélection à marquer remportera le match. Sinon, pour déterminer la nation vainqueur, l’arbitre lancera une séance de tirs au but.

Le problème actuel des typhons au Japon et des matchs non jouables : Jusqu’à 9h avant, le match peut être jugé comme impossible par les hiérarchies. Les deux équipes repartiront avec deux points et un score de 0 à 0.

Si le match est arrêté en première période, les deux nations prennent deux points mais les points marqués sont comptés pour le goal-average. Enfin, si la rencontre est interrompue à la mi-temps ou en seconde période, le score acquis au moment de l’arrêt correspond au résultat final.

Les Prono’ de la rédaction: Qui sera champion du monde ? 

Aurore Dessaigne: Le Pays de Galles

Sylvain Granjon: L’Afrique du Sud

Joris Bertoia: La Nouvelle-Zélande

Julien Cokelaer: Le Pays de Galles ou l’Afrique du Sud

Sinon on espère tous secrètement que le XV ramène la coupe à la maison mais bon… Allez les Bleus quand même !

Rédac’ rugby Agora Sports

Julien Cokelaer, Sylvain Granjon, Aurore Dessaigne & Joris Bertoia

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*