David Moncoutié fête ses 43 ans !

David Moncoutié, roi des montagnes espagnoles (© Velo 101)

Rare sont ceux qui connaissent aussi bien les routes espagnoles que David Moncoutié, illustre grimpeur de la formation Cofidis. A la manière d’un Virenque, il a séduit le public français et espagnoles avec ses raids solitaires en haute montagne. Retour sur une carrière riche en émotions…

David Moncoutié est né le 30 avril 1975 à Provins, en région Parisienne. Un temps attiré par le football, il s’est pleinement lancé dans le vélo à l’âge de 19 ans avec l’objectif de gagner une étape de montagne sur le Tour de France comme un de ses idoles, Luis Herrera. Après avoir fait ses classes en amateur, il rejoint l’équipe Cofidis en 1997, au moment de la création de cette formation française, le début d’une histoire d’amour commence entre lui et cette équipe. Il remporte sa première victoire professionnelle en 1999, sur le Critérium du Dauphiné. Toujours régulier, il lui manque malgré tout un grand succès. Chose qui sera faite sur le Tour de France, le 15 juillet 2004, lors de la 11e étape arrivant à Figeac. Il récidivera la saison suivante, le 14 juillet 2005, lors de la 12e étape s’achevant à Digne-les-Bains.

Les deux saisons suivantes seront sans doutes les plus longues de sa carrière, avec une avalanche de blessures et des saisons qu’on pourrait qualifier de blanches. Ce n’est qu’en 2008 qu’il relèvera les bras sur des terres espagnoles qu’il affectionne, le début de son règne. Lors de la 8e étape de la Vuelta, il s’impose à l’issue d’une longue échapée arrivant dans les Pyrénées, au Pla de Beret. Il ramènera aussi de Madrid, le maillot de meilleur grimpeur et une belle huitième place au général qui confirme son retour aux affaires. Il commence l’année 2009 comme il a finit celle de 2008 avec des victoires en montagne notamment sur le Dauphiné et poursuit sur la Vuelta où il remporte la 13e étape à la station de Sierra Nevada et revient avec le maillot de meilleur grimpeur pour la deuxième fois consécutive. Bis répétita la saison suivante où il s’impose lors de la 8e étape de la Vuelta et conserve son maillot de meilleur grimpeur.

En 2011, après un gros début de saison et un bon Tour de France, il décide prendre part à la Vuelta qu’il affectionne tant. Evidemment, il y remporte à nouveau une étape, la 11e qui arrive au sommet de La Manzaneda, puis s’adjuge le maillot de meilleur grimpeur pour la quatrième année consécutive. Il reste aujourd’hui le seul coureur à l’avoir ramené quatre fois consécutive à la maison. Il met un terme à sa carrière lors de la Vuelta 2012, où un hommage lui sera réservé à Madrid, signe de la trace qu’il a laissé dans l’histoire de la petite reine. Aujourd’hui reconvertit en tant que consultant, on lui loue son honnêteté et sa bonne vision des choses, lui qui selon beaucoup de spécialistes, auraient pu gagner un Tour si il n’était pas tombé dans une période où le cyclisme était jonché par le dopage.

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