[TOUR DES STADES] L’Estádio da Luz, la cathédrale du Benfica

L'Estàdio da Luz nouvelle génération porte toujours les couleurs du Benfica (Source : stadiumDB.com)

La quatrième étape (saison 2) du tour des stades nous dirige vers un nouveau pays européen : le Portugal. Si nous sommes ici, c’est évidemment pour l’Estádio da Luz, plus grand stade lusitanien. Située dans le quartier de Benfica à Lisbonne, l’enceinte actuelle n’est plus du tout la même qu’auparavant. Démoli puis reconstruit au début des années 2000 afin de recevoir l’Euro 2004, le stade modernisé a tout d’un grand stade européen, pour le plus grand bonheur du SL Benfica. Non sélectionné de justesse pour l’organisation de la finale de la Ligue des Champions 2019-2020 au profit d’Istanbul, il retentera sa chance à l’avenir…

Son ancêtre était le plus grand d’Europe

L’ancien Estádio da Luz (“Stade de la Lumière”, du nom de la paroisse du quartier de Benfica) a été inauguré en 1954. Par la suite, il a franchi progressivement les étapes. Doté de deux niveaux et 50 000 places à ses débuts, il s’agrandit au fur et à mesure du grand succès de club lisboète. Il passe rapidement à 80 000 puis plus de 120 000 places grâce à un troisième anneau. Avec des rencontres nationales et européennes dépassant les 120 000 spectateurs, l’Estádio da Luz était le premier stade du continent en termes de capacité, devant le Camp Nou. Pas étonnant qu’il était surnommé “A Catedral”, la cathédrale.

L’ancien Estádio da Luz pouvait dépasser le seuil des 120 000 places, dont les plupart étaient débout (Source : stades-spectateurs.com)

Reconstruit pour l’Euro 2004

Suite à un état des lieux en vue de la possible obtention de l’Euro 2004, le stade est jugé trop ancien et la solution la plus rentable sur le long terme était d’en bâtir un nouveau. Lorsque le pays se voit adjuger l’organisation de l’Euro, Lisbonne n’hésite pas et engage la construction de la “Nova Catedral” (“Nouvelle Cathédrale” : surnom de l’enceinte actuelle). En octobre 2003, la rapide construction est terminée. La capacité du stade est alors ramenée à 64 642 places. On notera qu’une “campagne du ciment” a été initiée par les dirigeants du Benfica afin d’aider à la réalisation des travaux, alors que les fonds nécessaires peinaient à être rassemblés !

Finalement, l’Euro portugais est une réussite pour l’Estádio da Luz, flamboyant lors des cinq rencontres qu’il réceptionne. Malgré la défaite en finale ici même du Portugal face à la Grèce de Zagorákis, l’Estádio da Luz est désigné stade de la compétition.

L’Estádio da Luz aurait pu être surnommé Stade de la Lose suite à la défaite du Portugal face à la Grèce en finale de l’Euro 2004 (Source : stadiumDB.com)

Le MATCH : Finale de la Ligue des Champions 2013-2014 : Real Madrid – Atletico Madrid (4-1 a.p.) : Le Real s’offre la décima au bout du suspense !

Pour la première fois, la finale de la LDC rassemble deux clubs de la même ville : Madrid. Coup de chance, le match se disputera non loin de l’Espagne, à l’Estádio do Sport Lisboa e Benfica, plus communément appelé Estádio da Luz.

Le match débute par une mauvaise nouvelle côté Atletico. Diego Costa, éloigné des terrains pendant quelques temps et incertain avant la rencontre, cède sa place dès la 9ème minute en raison d’une rechute à la cuisse. Adrian Lopez le remplace. La première grosse occasion est pour le Réal. Après une interception dans le camp adverse, Bale accélère et tente le coup tout seul mais sa frappe passe juste à gauche du poteau (32ème). Sur une de ses premières occasions, l’Atletico ouvre la marque par Godin ! Suite à un corner dégagé par Varane, Juanfran remise pour Godin. Le défenseur uruguayen place une tête au-dessus de Casillas, sorti de son but. Le gardien espagnol revient désespérément mais le ballon franchit la ligne (1-0, 36ème). Contre toute attente, les Colchoneros mènent devant les Merengues à la mi-temps !

La seconde mi-temps débute mieux pour le Réal. Ronaldo obtient un bon coup franc à plus de 25m. Il enroule le ballon au-dessus du mur mais Courtois, d’une main ferme, claque en corner. La deuxième période est très physique et les occasions franches se font rares. Alors qu’on se dirige vers une courte victoire de l’Atletico, le Réal obtient un ultime corner. Modric s’en charge rapidement. Ramos s’élève au-dessus de la défense et place une tête surpuissante sur la droite de Courtois. Le belge est battu (1-1, 90ème+3).

30 minutes supplémentaires vont devoir départager les 22 acteurs. A la 110ème, Di Maria s’infiltre dans la surface, réussit le double-contact et frappe en force du gauche. Le ballon est repoussé par Courtois. Bale à l’affût se détend et marque de la tête (2-1). Le Réal a réussi à retourner la situation ! A la 118ème, Marcelo progresse balle au pied et n’est pas attaqué. Aux abords de la surface il place une frappe à ras terre qui transperce Courtois (3-1, 118ème). Le match est plié. Sur une ultime accélération, Ronaldo obtient un pénalty. Le portugais le transforme sur un joli contre-pied (4-1, 120ème). Il inscrit ici son 17ème but dans la compétition (record sur une saison).

Avec cette victoire à l’Estádio da Luz, les Merengues réussissent un exploit sensationnel : remporter dix titres dans la plus prestigieuse des coupes d’Europe. Le Réal peut remercier Ramos, l’homme providentiel qui a totalement renversé la rencontre, pour le plaisir des 61 000 fans du ballon rond dans les tribunes.

L’égalisation d’une tête ravageuse de Sergio Ramos au bout du temps additionnel est incontestablement l’action du match (Source : rtl.fr)

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