Gp d’Australie 2018 : Une victoire virtuelle bien réelle

Sebastien Vettel, premier vainqueur de la saison ©AFP

Après des mois d’attente, la saison 2018 de Formule 1 est enfin lancée. Après avoir monté le volume, est-ce que ce rendez vous à Melbourne fut de qualité ?

Sur la grille, Lewis Hamilton est en pôle après un tour stratosphérique. Raikkonen partage la première ligne tandis que Vettel est juste derrière. Bottas part 15ème après avoir détruit sa voiture. Les Red Bull sont 4 & 8 entourant les 2 Haas, belles surprises de cette session. Une cinquième ligne espagnole avec Sainz & Alonso. Esteban Ocon part 14ème, Pierre Gasly dernier.

Au départ, pas de contact, même si Magnussen et Verstappen se sont frôlés au virage 1. Le Danois dépasse le Hollandais et prend la 4ème place tandis que le trio de devant reste inchangé. Les Red Bull sont sur une stratégie pneumatique différente que le reste du plateau. Pendant 10 tours, Verstappen va attaquer à fond pour espérer repasser 4ème, sans succès. Souvent en glissade avec son train arrière, le tour 11 sera fatal. Tête à queue au virage 1 pour Max qui laisse partir ses adversaires, et se retrouve 8ème.

Pendant ce temps là, 2 abandons. Le premier est pour Serguey Sirotkin, laché par sa Williams. 5 secondes après, Marcus Ericsson gare sa Sauber dans les stands. Un tour 7 fatal. Sinon, Fernando Alonso est en pleine forme et ses conversations radios restent magnifiques. Ci-dessous, une conversation avec son ingénieur.

“- Fernando the car ahead of Sainz is now Verstappen. He spun.
– Okay, speak up a little bit, it is a long race and you are losing the energy already,”

Tant qu’on est sur des running gag qui se suivent de saison en saison, Honda reste une machine à rire. Abandon pour Pierre Gasly au tour 15 à cause d’une casse moteur. On rappelle que les écuries sont limitées à trois moteurs pour toute la saison. Une pensée pour la saison de Gasly déjà ruinée. Pendant qu’on est dans le sujet, parlons de Haas Gp.

La contre-performance

Au moment des arrêts aux puits, l’écurie Américaine a ses voitures en 4e et 5e place, confirmant une très belle qualification. Kevin Magnussen s’arrête au tour 22, il ressort puis arrête sa voiture au tour 4. Il annonce un problème moteur à la radio mais les ralentis laissent penser qu’il s’agit d’un problème de serrage de roue. Un tour après, Romain Grosjean change ses pneus et s’arrête à la sortie du virage 2. Une roue mal serrée. Il confirmera que Magnussen a subi le même problème. Voilà comment en un tour, on passe d’une très belle perf à rien du tout. A noter le beau geste du Français, réconfortant un par un les mécaniciens de l’écurie.

Ce tour 23 qui sera le tournant de la course. Avec la position de la voiture de Grosjean, une Virtual Safety Car est déclenchée. A ce moment, Hamilton et Raikkonen ont changé leurs pneus, pas Vettel, leader provisoire. L’Allemand profite du rythme réduit pour s’arrêter et sortir devant son rival Anglais. Troisième avant la salve d’arrêts, Sebastian Vettel se retrouve leader au moment ou les commissaires de course se rendent compte qu’il fallait bien une vraie Safety Car pour pouvoir dégager la voiture de Grosjean, toujours garée en sortie de virage 2.

Au redémarrage, Vettel garde sa place de leader devant Hamilton et Raikkonen. L’enfant du pays, Ricciardo, est 4ème, devant un Fernando Alonso tout heureux d’être ici. Il contiendra Verstappen, Hulkenberg et Bottas jusqu’à la fin. L’Espagnol avait déclaré jeudi vouloir finir 5ème. Un homme de parole.

Les belles performances

Forcément, Fernando Alonso doit être salué. Cinq places de gagnées et une ambition assumée pour McLaren. Les papayes vont être de vraies concurrentes pour la 4ème place des constructeurs. Mais le vrai pilote à saluer, c’est Charles Leclerc. Pour son premier GP de F1, le Monégasque termine 13ème, devant Lance Stroll et sa Williams. Seule Sauber à terminer, c’est clairement encourageant. On sait qu’il aura des moments plus compliqués durant la saison, donc il faut profiter des éclaircies.

Sinon, des nouvelles de Valtteri Bottas ? Le Finlandais a été invisible. Parti 15ème, il profite des nombreux abandons pour prendre les points de la 8ème place. On sait que rien ne lui sera pardonné cette saison, c’est clairement pas le meilleur des départs.

2/7

7 pôles position, seulement 2 victoires pour Lewis Hamilton en Australie. 2008 & 2015. Comme la saison passée, l’Anglais n’a pas fait fructifier sa pôle, contrairement à Vettel qui aime bien partir de derrière. On le sait, ça n’a pas empêché Lewis Hamilton de devenir un quadruple champion du monde en 2017. Mais moralement, ça fout toujours un coup.

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