Gp de Russie 2018 : Mercedes a-t-il eu raison de faire gagner Lewis Hamilton ?

Doublé Mercedes, mais peu de joie. Toto Wolf a-t-il eu raison ? ©Tout droits réservés

Plutôt que de vous proposer un récap classique, on va tenter de répondre à une question après chaque grand prix de F1. Premier épisode avec la grosse polémique de ce week-end Russe.

Au terme d’une course ennuyeuse, c’est Lewis Hamilton qui l’a emporté devant son coéquipier Valtteri Bottas, pourtant auteur de la pôle et roulant dans un rythme de course idéal pour l’emporter. Derrière les flèches d’argent, on retrouve Sebastian Vettel. Meilleur des autres, Charles Leclerc & sa Sauber finissent 7e. Saluons la Scuderia Toro Rosso qui a du faire abandonner ses deux monoplaces au bout de 3 tours à cause de problèmes de frein.

Si Lewis Hamilton s’est imposé, c’est grâce à une directive de son équipe, obligeant à son coéquipier de se garer pour le laisser passer. C’était au tour 25. Bottas était 2e, Hamilton 3e & Vettel 4e. Devant, Verstappen ne s’était pas encore arrêté. Le Néerlandais était sur une stratégie décalée. Il partait 19e après une pénalité pour changement de moteur. Alors qu’on aurait pu s’imaginer un nouvel échange de place, Mercedes a imposé le statut quo, au grand dam des supporters et de Bottas, dindon de la farce. Alors, ont-ils eu raison ?

Oui, Mercedes a bien fait.

Comme l’a expliqué Toto Wolff, tous les points sont importants. Actuellement, l’Anglais possède 50 points d’avance sur Vettel. Imaginons que Bottas ait remporté le GP de Russie, il n’y aurait plus que 43 points d’écart entre les rivaux au championnat du monde. Si Hamilton venait à perdre le titre pour 7 points ou moins, on critiquerait Mercedes pour avoir laissé la position à Bottas. L’objectif premier de la firme Allemande est de s’assurer d’un doublé pilote/constructeur le plus rapidement. Peu importe la manière.

Point essentiel, Lewis Hamilton est le patron. C’est le pilote N°1 et tout doit être fait pour garantir son titre mondial. Mercedes ne veut plus se créer d’ulcères comme à l’époque du duo Rosberg/Hamilton. Maintenant que l’équilibre est établi, il est important de le maintenir. Et nul doute que Ferrari aurait agi de la même façon si Vettel & Raikkonen s’étaient trouvés dans une situation Similaire. D’ailleurs, l’Allemand ne voit rien de mal dans la stratégie de Mercedes :

“En me mettant à leur place, le choix était évident, donc je pense que toutes ces questions ne sont pas forcément justifiées.”

Mercedes aurait du laisser Bottas devant.

C’est bien évidemment le sentiment qui prédomine. Bottas aurait du gagner ce grand prix de Russie. Souvent taclé pour son manque de rythme, le Finlandais réalisait un week-end parfait avec une pôle méritée et une course qu’il gérait parfaitement.

La raison de cet échange de position : une supposée cloque sur le pneu arrière de la monoplace de l’Anglais. Une information que Bottas est allé vérifier lui même à l’arrivée. Et il ne semblait pas convaincu, tout comme nous, téléspectateurs.

De plus, la Mercedes semble plus forte que la Ferrari sur cette fin de saison. Lewis Hamilton est en mode titre et sa monoplace ne montre aucun signe de défaillance possible. A 5 courses de la fin, le doute ne semble pas permis sur l’identité du futur champion du monde.

Enfin, petit rappel de la saison passée. En Hongrie, les Mercedes étaient dans une situation similaire, sauf qu’Hamilton jouait la 3e place. L’Anglais avait rendu sa position à Bottas dans le dernier virage, lui faisant perdre des points sur Vettel au classement des pilotes. Un retard qu’il comblera au final pour glaner son 4e titre de champion du monde.

Le grand gagnant de cette situation, c’est Valtteri Bottas. Le Finlandais a encore montré son grand professionnalisme en s’écartant pour son coéquipier, sans faire de vagues. Une situation idyllique pour le board Mercedes après les années Rosberg. De son coté, Hamilton peut savourer, sans pour autant fanfaronner.


Nous devons vivre ce moment, mais sur la liste de mes victoires c’est celle dont je suis le moins fier.

Finalement, le grand perdant de cette histoire c’est Sebastian Vettel et c’est tout ce qui importe pour Mercedes. Avant le gp de Suzuka de dimanche, l’Allemand est dos au mur et il devra sortir un week-end parfait pour espérer retourner une situation mal embarquée.


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