Gp de Russie 2019 : Ferrari, rouge de honte.

Mercedes & Hamilton célèbrent un doublé inattendu, offert par Ferrari. © Tout droits réservés

Une semaine après avoir vu sa victoire partir en fumée, Charles Leclerc avait à coeur de rebondir. Sur le parking de Sochi, les Ferrari ont surtout montré que leur duo de pilotes est une bombe à retardement.

Dès les essais libres, Charles Leclerc impose son rythme. S’il est battu en EL2 par Verstappen, ce n’est que pour mieux rebondir en EL3 puis en qualifications. Le Monégasque est tout simplement le plus fort dans cet exercice depuis le retour des vacances. 4 pôles en 4 courses. Derrière lui, on retrouve un Lewis Hamilton tout heureux d’atterrir en première ligne. Au point de fêter ce résultat comme une pôle.
La deuxième ligne sera composée des coéquipiers des deux de devant, Vettel 3e devant un Valtteri Bottas 4e profitant de la pénalité de Max Verstappen. Le Hollandais, comme tous les pilotes Honda, subissent des pénalités à cause des nouvelles pièces apportées sur ce grand-prix. Double peine pour Alexander Albon qui doit partir des stands après un crash dans la Q1.

Derrière on retrouve les McLaren bien placées en 5e & 7e place devant un Romain Grosjean qui a épaté tout le monde en plaçant sa Haas sur la 8e position. Le Français qui s’élance devant une cinquième ligne qui a du rappeler de bon souvenir des gens puisqu’elle est composée de Max Verstappen & Daniel Ricciardo.

Malheureusement pour Grosjean, sa course se terminera au 1e tour, harponné par Antonio Giovinazzi. La Haas terminera dans un mur de Techpro, première voiture de sécurité du grand prix.

Revenons sur le départ avec un Charles Leclerc certes en pôle, mais dans la pire position quand on sait que la ligne droite du départ est très longue. D’un accord avec son équipe, il devait servir de lièvre à Vettel qui devait logiquement le passer au premier virage. Une manoeuvre qui allait servir les intérêts de la Scuderia, les Ferrari étant plus rapides que les Mercedes. En contrepartie, Vettel devait laisser passer Leclerc dans le tour 1, pour permettre au Monégasque de reprendre sa première place.

Dans la réalité, Vettel est bien passé premier mais en se servant de l’aspiration d’un Lewis Hamilton en gommes Medium. Ce qui fait qu’une fois devant, l’Allemand a conservé sa première place et a refusé de laisser Leclerc le dépasser. Une situation ubuesque qui conduira, indirectement, à la défaite de la Scuderia.

Au tour 22, Charles Leclerc rentre aux stands pour chausser des pneus Medium. Alors qu’on attend Vettel pour coller la stratégie de son coéquipier, Ferrari le laisse en piste. Avec des pneus dégradés, l’Allemand verra son écart sur Leclerc fondre et quand il doit s’arrêter, il sort derrière le Monégasque. On comprend alors que les stratèges de la firme Italienne ont laissé Vettel en piste pour provoquer le dépassement qui aurait du se dérouler en début de course.

Mais comme le Karma est une chose magnifique, dans son tour de sortie, Sebastian Vettel est forcé de garer sa Ferrari sur le bas-côté. Résultat, une voiture de sécurité virtuelle et un arrêt aux stands gratuit pour les Mercedes qui n’en demandaient pas tant. Lewis Hamilton ressort leader, en pneus tendres devant Charles Leclerc et Valtteri Bottas.

Au moment du restart, l’Anglais ne tremble pas, contrairement à son compatriote de chez Williams George Russell. Rupture de freins, tout droit, abandon et safety car. La seconde de cette course. Ferrari rappelle aux stands Charles Leclerc pour lui passer des pneus tendres frais. Même s’il ressort 3e, on espère le voir doubler Bottas rapidement pour revenir sur Hamilton et espérer remporter la victoire. Il n’en fut rien.

Le pilote Ferrari ne pourra rien contre la Mercedes du Finlandais qui protégera le doublé jusqu’au bout. Alors qu’on devait voir du rouge sur les plus hautes marches du podium, c’est bien le gris des hommes de Toto Wolff qu’on retrouve au sommet. Lewis Hamilton ira même chercher le meilleur tour en course pour prendre 26 points et accentuer son avance au championnat du monde. Une piste qui réussit à Mercedes car 100% des victoires l’ont été par l’écurie Allemande depuis son implantation dans le calendrier de la F1 en 2014. A savoir qu’au début du siècle dernier, il y a eu deux courses en Russie, à St Petersbourg. Deux victoires d’une écurie… Benz. L’Allemagne semble aimer l’air Russe.

Dans la course parallèle, notons la magnifique remontée d’Alexander Albon. Le Thailandais partait des stands, il finit 5e, juste derrière son coéquipier. Bel exploit. Derrière, les McLaren finissent 6e & 8e, deux beaux résultats compte tenu de l’échec Renault. Une seule voiture jaune à l’arrivée, celle de Nico Hulkenberg qui sauve un petit point. Il semble néanmoins que la 4e place du classement constructeur soit pour les “papayes”. L’écurie Anglaise qui a annoncé le retour de Mercedes comme motoriste à partir de 2021. De quoi espérer les mêmes résultats qu’à l’époque ?

A noter la belle course de Sergio Perez, qui place sa Racing Point à la 7e position. De quoi les faire revenir à 3 points de Toro Rosso, dans le dur ce week-end. La 5e place de Renault n’est pas si loin. Même si on doute de voir Racing Point récupérer 16 point à l’écurie Française dans les prochaines courses. Avant dernière, Haas se bat avec Alfa-Roméo dans une lutte d’écurie dans le dur. Ne parlons pas de Williams qui ne semble pas progresser.

Dans deux semaines, le cirque de la Formule 1 posera ses valises à Suzuka. On rentre dans les 5 dernières courses de la saison avec un monstre. Va-t-on voir Ferrari relever la tête ?

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