Il y a un an, l’Espagne remportait le championnat d’Europe de basket en France

credit photo : lemonde

Le 20 septembre 2015 a vu le sacre de l’Espagne aux championnats d’Europe de basket, après avoir éliminé la France chez elle puis la Lituanie en finale, s’imposant au sommet de la hiérarchie européenne pour la troisième fois de son histoire. Retour sur cette victoire espagnole qui restera à jamais comme une douleur dans l’esprit des français…

 

Un début de tournoi chaotique

La Roja a failli ne jamais voir les huitièmes de finale. Battus par la Serbie et l’Italie en ouverture, ils n’ont échappé à l’élimination au premier tour que d’un point face à l’Allemagne, dans le dernier match du groupe dit « de la mort ». Un panier de plus ou de moins et les doubles vice-champions olympiques sortants (2008, 2012) n’allaient pas à Rio. Ils ont finalement dominé en huitièmes de finale la Pologne (80-66) puis en quarts de finale, la Grèce (73-71), sans jamais rassurer.

 

Demi-finale : la revanche

Le 17 septembre 2015, l’Equipe de France arrivait à domicile, à Villeneuve d’Ascq, en tant que tenante du titre et favorite à sa propre succession. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. D’abord dominatrice, l’équipe de France s’en est voulu de ne pas avoir pris l’ascendant plus tôt, l’Espagne étant complètement dominée, sans vista pendant près de trois quarts temps, mais pourtant encore dans le match grâce à l’éternel Pau Gasol. A 5 minutes du terme, la France menait encore 61-52, mais c’est le moment choisi par Pau pour remettre la Roja sur les bons rails. Elle repasse devant à deux minutes du terme (63-64). Nicolas Batum arrache la prolongation d’un trois points monumental (66-66), mais craque en prolongation en ratant trois lancers francs qui auraient permis à la France de recoller. L’Espagne s’impose grâce à un géant Pau Gasol (40 points, 11 fautes provoquées) et élimine la bande à Parker, qui pourtant était en mesure d’aller chercher un nouveau titre européen, et se contentera d’une troisième place face à la Serbie.

 

Finale : le terme d’une Reconquista méritée

Le 20 septembre 2015, le titre de champion d’Europe n’a pas échappé à la Roja, qui a battu en finale la Lituanie (80-63).

Marc Gasol, Serge Ibala, Juan Carlos Navarro, Ricky Rubio, Jose Calderon… Il y avait de quoi faire un beau cinq majeur avec tous les joueurs absents dont l’Espagne a dû se passer. Pourtant, en s’appuyant sur quelques piliers, le pivot Pau Gasol bien sûr, mais aussi les deux Sergio, Rodriguez et Llull, excellents à la mène, et le jeune intérieur d’origine monténégrine Nikola Mirotic parfois, l’Espagne a renversé tous les obstacles pour enlever sa troisième médaille d’or à l’Euro après 2009 et 2011.

La Lituanie n’a pas été l’obstacle le plus difficile à franchir. Les Baltes, peut-être étonnés eux-mêmes d’être arrivés aussi loin avec un groupe également diminué, ont été victimes du syndrome du finaliste surprise. Crispés en défense, maladroits, ils ont laissé s’envoler leurs espoirs dès les premières minutes. Avec Pau Gasol égal à lui-même, c’est-à-dire presque inarrêtable (25 points, 12 rebonds), et un Rudy Fernandez soudain retrouvé (11 points), la Roja a dominé la finale de bout en bout, notamment à l’adresse : 50% de réussite contre 35%. En face, Jonas Valanciunas, a été complètement éclipsé (10 points). La victoire est savoureuse aussi pour l’entraîneur Sergio Scariolo. Cet Italien, l’homme des succès de 2009 et 2011, avait été rappelé à la tête de la sélection après le fiasco du Mondial 2014, où l’Espagne, avec toutes ses stars, avait perdu dès les quarts de finale contre la France devant son public. Il ne lui a fallu qu’un tournoi pour renouer avec le succès. Pour les Lituaniens, c’est un deuxième échec d’affilée en finale de l’Euro après la défaite de 2013 contre les Français.

 

Ce titre, le quatrième du basket espagnol sur la scène internationale avec le Mondial 2006, constitue un triomphe personnel pour Pau Gasol. A 35 ans, le MVP et meilleur marqueur du tournoi (25,6 points de moyenne) a pesé de tout son poids tout au long du tournoi, particulièrement en demi-finale contre la France (40 points). Il est le symbole d’une Roja, toujours meilleure que les Bleus dans les moments importants.

A propos de Clement Carton 65 Articles
- Créateur & Community Manager d'Agora Sports - 19 ans, Lyonnais, ambition journalisme sportif. Sports de prédilection : Basketball, Tennis, Sports d'Hiver. Suivez-moi sur Twitter : @clementcarton

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