Il y a un an, Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert remportaient l’US Open

John G. Mabanglo / Maxppp

 À leur grand dam, l’exploit n’a pas été réitéré dans le dernier carré. Pourtant, le sacre à Flushing 2015 dans l’épreuve du double, si il était synonyme de prouesse à cet époque, ne correspond plus à une issue aberrante. Désormais, le 12 septembre 2015 est la date de naissance du couple tennistique le plus prolifique de l’année en cours.

 Sans aucun doute, une scission a-t-elle brisé l’espace et le temps. L’origine de cette bénéfique rupture est leur collaboration. Avant juin 2015 et leur titre initiatique au sein du prestigieux Queens Club de Londres, ni l’un, ni l’autre n’avait palper le Graal. Certes Nicolas Mahut détenait huit trophées à son actif, mais il ne s’agissait là que de modestes 250/500 series. Omettre ses finales au BNP Paribas Masters et à Roland est irrespectueux. Encenser les performances citées est absurde, en raison des maints partenaires à ses côtés, signe de cohésions de courtes durées seulement. Or, l’entente subsiste le mantra psychologique pour quiconque souhaite s’essayer à la discipline en question. Le credo technique, selon la paire, réside dans un littéral assaut sur le filet. En effet, c’est via un tel avantage que les résultats ont suivi. Ultérieurement à cet instant, Pierre-Hugues Herbert n’impressionnait guère. Le point d’orgue, atteint sur le gazon de l’All England Club, n’est ainsi que la continuité logique d’une éruption amorcée sur le mythique ciment du Stade Arthur Ashe.

Mahut Herbert

Un tableau relevé, mais ouvert

 L’édition passée est le théâtre d’un séisme, dès l’entame du tournoi. Le sommet de la hiérarchie est bousculé, avec les échecs d’Ivan Dodig / Marcelo Melo (2) et de surcroît des frères Bryan. Bob & Mike, sous les yeux de leur publique, se voient éliminés d’une compétition qu’ils chérissent follement, sacrilège. Alors que leurs dauphins subissent identiques punitions, la nuit New-yorkaise octroie conseils et idées à la totalité des participants, désireux de saisir une opportunité probablement unique. De facto, la joute est rude, pernicieuse et semée de pièges. Le contexte dans lequel baignent les défenseur du maillot se veut particulier, performances antérieures obligent. À l’évidence, bien qu’entre février et mai 2015, ils n’inspirent massives craintes, la majorité se souvient d’un certain coup de tonnerre au sein de la Rod Laver Arena de Melbourne – finale perdue face à Simone Bolelli et Fabio Fognini (6-4, 6-4)-. À l’Aegon Championship, leur victoire est un signal transmit à l’exhaustivité des alter-ego, prenant tout juste conscience de l’ampleur de la dangerosité de leur niveau à la croissance exponentielle. L’histoire française a rarement enregistré semblable mécanique sur la dernière décennie, à l’exception logique de Julien Benneteau et Édouard Roger-Vasselin (vainqueurs sur l’ocre Parisien en 2014). Un flashback permettant de décrypter pertinemment les circonstances de l’opus éponyme au sujet.

 La première semaine ne cause pas d’énorme difficulté au duo. Il se débarrasse dans cette optique de Durán / Burgos, Pavić / Venus et Marcel Granollers / Marc López (6-2, 6-3)  Ces derniers mis à part, aucun n’est parvenu à insuffler véritable peur aux Bleus, du moins visible . L’Angevin et son acolyte poursuivent leur chemin avec une maestria sans pareil. Une symbiose dont les victimes sont Rojer / Tecau et Inglot / Lindstedt à la veille de l’accession à l’ultime stage, disputé devant la foule Étasunienne. S’oppose à leur hégémonie, un sérieux client (l’Australien John Peers) accompagné du ténor Jamie Murray (frangin du numéro 2 mondial en simple). Au bonheur de ces messieurs, pour le sourire de leurs dames, ils rapportent, avec panache, le trophée à la maison. En réalité, ce n’est que l’amorce d’une hégémonie confirmée à Wimbledon, et avec, les fans et la Nation l’espèrent, un sacre en Coupe Davis…

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