[ITW] Alban Placines : « Respecter les consignes pour éradiquer ce virus » 

Alban Placines dans un quotidien modifié avec la pandémie. CP : L'Equipe / F. Lancelot

Arrivé au Stade Toulousain en 2018 et champion de France 2019, Alban Placines connaît des débuts magiques dans la ville Rose. Une intégration réussie dans ce nouvel effectif pour ce joueur de 26 ans, arrivé du Biarritz Olympique. Aujourd’hui, l’ambiance est plus spéciale en cette période de confinement avec le coronavirus. Il revient sur son quotidien et son adaptation à cette situation inédite.

Actuellement à quoi ressemblent vos journées pour ces premiers jours de confinement ?

Je suis rentré sur Biarritz. Je suis pour le moment dans un appartement avec ma sœur et ma copine. J’ai réussi à récupérer un vélo d’appartement pour commencer. J’alterne entre des séances de cardio et de physique. Et puis l’après-midi, on fait des jeux de société pour faire passer le temps. On essaye de trouver des occupations chaque jour et ne pas s’ennuyer.

Est-ce que des consignes ont été donné par le club ?

Oui bien sur. Le club est là aussi pour nous transmettre des programmes et continuer à s’entretenir. Pour cette première semaine, ils nous ont annoncé le programme. Il était assez libre. Ils nous ont dit de faire ce qu’on voulait et ce qu’on pouvait surtout. C’est vraiment en fonction des dispositions de chacun et de l’accès au matériel aussi. Le club a prévu dans les prochains jours de nous faire des prêts de vélo et rameur.

Est-ce qu’aujourd’hui vous en savez plus sur le futur ?

Non. Nous sommes au même niveau que tout le monde sur ce point de vu-là. Que l’on soit professionnel de rugby ou non, nous avons les mêmes informations. On suit les directives du gouvernement et ensuite de la Fédération. On écoute comme toute personne. Mais nous ne savons rien de plus pour la suite de la saison.

Est-ce compliqué aujourd’hui mentalement et physiquement de rester enfermer, surtout en tant que sportif de haut niveau ?

C’est très compliqué c’est vrai. Surtout en étant hyper-actif, je ne peux pas la combler comme d’habitude avec le rugby. En tant que sportif, on passe de six heures de sports par jour à deux heures en ce moment. On ne peut pas courir sur de grandes distances et avoir tout le matériel d’une salle de musculation. Nous faisons le strict minimum.

Et justement sur le plan personnel, ce n’est pas trop dur pour vous ?

Comme je l’ai dit, ce n’est pas forcément facile car je suis de nature hyper-active. Mais je pense aussi que c’est une bonne période pour se sortir la tête de ce quotidien. Cette période peut permettre de se trouver et de s’épanouir dans de nouvelles choses. Ou au contraire continuer à développer des projets qu’on a pu laisser de côté.

Comment arrivez-vous à garder la valeur du collectif avec les autres joueurs ?

C’est vrai que nous avons un lien très proche tous. Normalement on se voit toutes les semaines et les week-ends. On a l’habitude de vivre dans un groupe entre 30 et 40 joueurs. On prend des nouvelles entre nous quand même, avec toutes les technologies qui existent, c’est bien plus simple.

Aujourd’hui, pensez-vous qu’il est préférable d’avoir une saison blanche ou arrêtée ?

Tout le monde se pose la question à l’heure actuelle. La Ligue, la Fédération et les syndicats comme Provale travaillent dessus. Pour le moment, nous n’avons aucune idée de la suite. C’est difficile tant qu’il n’y aura pas de date de reprise exacte.

Est-il difficile aujourd’hui de rester concentré sur la compétition avec un arrêt aussi brutal ?

C’est un travail compliqué car on venait de véritablement se lancer dans le plus important de la saison. Psychologiquement, nous étions en pleins dedans avec la Coupe d’Europe qui arrivait. On venait de sortir de deux semaines de préparation. Nous avions la tête au match face à Lyon le week-end qui suivait. Mais au-delà du sport, le plus important c’est de respecter les directives face à ce virus.

Avez-vous à faire passer un mot aujourd’hui dans cette situation ?

Il faut prendre du recul. On parle d’une crise sanitaire internationale tout de même. Et arrêter de penser que chacun est intouchable.

Par Joris Bertoia

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