[ITW] Damien Cler : « Les JO, l’apothéose de ma fin de carrière ! »

Damien Cler, de Rio à Montauban, des JO au Columbus Café.

Passé des Jeux Olympiques de Rio au Columbus Café à Montauban. Damien Cler, 35 ans, a choisi cette suite dans sa retraite sportive. De 2004 à 2015, une carrière en XV entre Mont-de-Marsan et La Rochelle. En 2016, direction Rio avec l’équipe de France de rugby à 7 pour la première fois de l’histoire de ce sport. Une transition importante à faire et il revient avec précision sur celle-ci.

Comment arrive-t-on à passer d’un quotidien fait de voyages à un commerce à Montauban ?

La chose importante a été de prévoir à l’avance cette transition. J’ai commencé à préparer celle-ci lors de ma dernière saison à La Rochelle en 2015. C’était une saison où je jouais peu et j’ai su qu’il fallait penser à l’après. À La Rochelle, il y avait plusieurs Columbus Café et je me suis très vite renseigner. J’ai ouvert mon premier commerce dans un local à Agen. Je voulais me développer alors j’ai ouvert celui-ci à Montauban.

Retrouvez-vous certains traits du rugby dans votre nouveau travail ?

Non pas du tout, on en est très loin même. En club, tout le monde travaille dans le même sens, le même objectif. Pour simplifier, au rugby l’ensemble des joueurs sont là pour la même chose. En entreprise c’est plus difficile. Je suis devenu patron. Et tu ne vois pas la même chose quand tu es patron ou salarié. Je connais les deux côtés à présent. La mentalité est différente. En tant que patron aujourd’hui, je me sens comme un capitaine d’équipe à présent.

Une reconversion dans la sphère rugbystique était-elle envisageable ?

Non pour moi cette solution n’était pas possible. Je n’étais pas intéressé par cette direction dans la suite de ma carrière sportive. Même si il y avait eu des propositions je n’y serais jamais aller. Je savais déjà ce que je voulais faire. Parce que même après les Jeux Olympiques en 2016, la fédération m’avait proposé un contrat entre 1 et 2 ans avec cette équipe de France. J’ai pris la décision de ne pas poursuivre car tout était prêt en ce qui concerne le Columbus Café. Je ne comptais pas repousser ou changer mes plans.

Avez-vous un manque vis-à-vis de la compétition, du monde du rugby ?

C’est simple, je n’arrive pas à couper avec ce sport. Je continue de jouer aujourd’hui. Je suis au club de Layrac en fédérale 2. C’est difficile pour les entraînements en semaine à cause de mes horaires et du commerce. Mais par contre, les matchs je les fais.

Est-ce qu’aujourd’hui vous continuez à suivre les actualités et les rencontres du ballon ovale ?

Je suis un petit peu La Rochelle comme je connais encore du monde. Je regarde la ProD2 pour Mont-de-Marsan. Après je regarde quelques matchs de Top14 et internationaux. Par contre, l’équipe de France de rugby à 7 je m’y intéresse bien plus. Le fait que je connaisse 80% des joueurs y joue beaucoup aussi.

Les JO ont paru bénéfique pour l’équipe de France. Quelle est votre vision aujourd’hui sur cette formation ?

Elle fait de meilleurs résultats qu’auparavant. Par exemple, cette année elle a réussi à se hisser deux fois en finale. Alors qu’au moment où je jouais, nous n’avions pas atteint ce stade. Évidemment les Jeux Olympiques sont une belle vitrine pour ce sport. C’est quelque chose de fort et d’exceptionnel. C’est un réel objectif de carrière pour chaque joueur du rugby à 7. Pour moi, avoir fini sur cette compétition m’a permis de terminer en apothéose ma carrière.

Damien Cler et Julien Candelon anciens coéquipiers en équipe de France à 7 et aux JO de RIO

Joris Bertoïa

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