[ITW] Sacha Valleau : « Goûter un jour au Top 14»

Sacha Valleau est déjà l'un des cadres de cette équipe de France à seulement 23 ans.

Troisième ligne de formation, Sacha Valleau (23 ans) fait partie de l’équipe de France à 7 depuis 2015. Formé au Stade Toulousain, il a joué exclusivement en professionnel avec les bleus. Il l’un des cadres de cette équipe aujourd’hui. Il revient sur la saison passée et future, mais aussi sur son avenir dans le rugby.

En 2015 vous avez choisi l’équipe de France à 7 plutôt que certains contrats en espoir de clubs de Top 14. Est-ce que vous pouvez expliquer ce choix ?

Oui bien sûr. J’avais la possibilité de signer en professionnel avec l’équipe de France à 7 au contraire des clubs à ce moment-là. En 2015, j’avais quelques minutes déjà avec eux, donc je connaissais le niveau du World Series. En fin de saison, il y avait la possibilité de participer aux Jeux Olympiques. Et puis au Stade Toulousain, mon club formateur, ce n’était pas sûr que je puisse jouer, voire impossible. Et je ne regrette pas du tout ce choix aujourd’hui.

Est-ce vous pouvez décrire les différences entre le XV et le 7 ?

C’est à la fois assez similaire et très différent. Tous les joueurs ont la même formation déjà puisqu’on débute avec le 7. Mais dans ce rugby les efforts physiques sont plus intenses tout le long du match. Alors qu’à XV, c’est plus compliqué quand vous avez des matchs fermés. Le rugby à 7 demande énormément de technique quel que soit ton poste. Il faut savoir lifter, faire des passes vrillées de 20 mètres.

Comment avez-vous su le report des J.O. de Tokyo ? Comment l’avez-vous vécu ?

Comme la plupart des personnes ce jour-là, je l’ai vu sur les réseaux sociaux. C’est dommage parce qu’on faisait une bonne saison. 4 ans qu’on se prépare, c’est une déception. On voulait ramener une grosse médaille de Tokyo. Mais la santé est importante face à ce terrible virus. Je comprends la décision, il faut protéger les athlètes, les personnes.

Quel est ton plus beau souvenir avec cette équipe de France ?

Il y en a plusieurs et c’est difficile d’en choisir un. La sélection pour les J.O, la coupe du monde à San Francisco, la finale à Hamilton face aux Néo-Zélandais était assez magique chez eux. Mais porter ce maillot bleus en permanence c’est gratifiant. C’est comme un club pour nous.

Vous avez prolongé en début de saison avec la fédération jusqu’en 2021. Est-il possible de revenir dans le rugby à XV un jour ?

Il était déjà question l’année dernière avant cette prolongation. J’avais reçu des propositions de club de Top 14. Je veux un jour goûter à ce championnat, pour savoir ce que je vaux à ce niveau. C’est un objectif depuis petit. Il y a la coupe du monde 2023 qui va arriver mais de l’autre côté il y a ces J.O. en 2024 à Paris. C’est beaucoup de choses et donc difficile de choisir pour le moment. Mais peut-être qu’à force, j’aurai fait le tour du rugby à 7.

Vous avez été formé au Stade Toulousain. Est-ce qu’un avenir dans le Top 14 passerait par ce club précisément ?

J’ai connu que ce club et apprit le rugby de celui-ci. Au vu de mes qualités et de mon physique, il me faudra une formation portée vers le jeu. Je suis un troisième-ligne plutôt coureur. Ce qui élimine des équipes mais en garde aussi quand même. Il y a la possibilité de la ProD2 aussi.

Est-ce un avantage d’être passé par le rugby à 7 ?

Cela a des bénéfices à jouer à 7 mais aussi des limites tout de même. Quand je vois les cinq de devant des All Blacks qui arrivent à faire des passes vrillées sur plusieurs mètres, c’est que certaines qualités sont essentielles.

Le Worlds Series avec ces étapes dans le monde, n’est-ce pas le plus avantageux de ce sport ?

Faire le tour du monde, c’est une grande qualité du rugby à 7. Nous jouons en permanence dans des stades remplis de 40 000 personnes. C’est un sport très médiatisé et reconnu. Aujourd’hui en plus, il y a eu la création du Super Sevens en France. Il y a également notre étape à Paris et puis maintenant nous faisons partie des Jeux Olympiques. Personnellement, je pense que c’est le rugby de demain.

Par Joris Bertoia

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