[ITW] Julien Pincemin, retour aux sources

Une saison riche en enseignements pour l’entraineur Julien Pincemin, serein avant son départ de Nice. © Clément Carton

Le Rethélois Julien Pincemin va revenir dans la région de ses débuts à Reims. Un nouveau départ pour le coach de 35 ans après avoir tenté, en vain, de maintenir le Cavigal Basket en deuxième division.

CC : La saison avec le Cavigal est terminée. Vous avez repris le club en cours de route dans une situation délicate. Qu’est-ce que vous retenez de cette saison ?

JP : L’abnégation et l’envie de mes joueuses. Nous aurions pu lâcher la saison et laisser couler sans prendre trop de risques. Et pourtant, le groupe a continué à travailler, à bien réagir, à mettre de l’engagement dans les matchs, à s’investir dans le projet mis en place ensemble. Une équipe, c’est avant tout l’image du discours du coach. Et les filles ont été à l’écoute de mon message : “ne rien lâcher, être dur”. Mon groupe a répondu présent quasiment tous les week-ends malgré les blessures et les difficultés extra-sportives.

CC : A-t-on des regrets en tant que coach quand son équipe ne se maintient pas en Ligue Féminine 2 ?

JP : La descente sportive est surtout due aux deux points de pénalité (NDLR : infligée pour non-respect du budget 2017-2018). C’est ce qui tue la saison. Deux points, c’est deux victoires. Cela influe aussi sur la motivation. A Calais, on passe à côté, mais on sait déjà depuis six mois qu’on risquait de descendre. Sans ces deux points de pénalité, la saison aurait été différente, je suis persuadé qu’on serait en train de jouer les play-offs.

CC : En tant que coach, pensez-vous avoir progressé ?

JP : Bien sûr ! J’ai progressé dans les situations compliquées en gérant des conflits internes. Même en étant un petit peu seul, isolé avec mon équipe, dans un cocon. J’ai aussi progressé en management malgré des erreurs, qui vont me permettre d’avancer, de ne pas répéter. Toute l’année, j’ai pris le temps de m’adapter pour progresser, notamment dans ma façon d’entraîner. C’était une expérience enrichissante.

CC : A titre personnel, vous allez coacher la saison prochaine à Reims (2e division). Est-ce une belle opportunité ?

JP : C’est une très belle opportunité, C’est une surprise pour moi car l’on m’a sollicité. C’est un club qui joue le haut de tableau. Un club structuré depuis des années en Ligue 2. C’est chez moi. J’ai grandi dans cette salle, j’ai grandi à Reims, je connais très bien le club. J’ai connu mes premières expériences de coaching en tant qu’entraineur en Nationale chez les garçons. Au-delà de l’opportunité sportive, c’est aussi une opportunité personnelle incroyable.

CC : Quelles sont les différences entre le Cavigal et Reims ?

JP : Reims est un club stable depuis des années, qui a aussi connu la Ligue Féminine et la Coupe d’Europe. Le club a réussi à se maintenir en Ligue 2 malgré un déficit. S’il y a un point commun entre les deux clubs, c’est à ce niveau là. Le déficit est passé pour Reims, il est présent pour Nice.

CC : Qu’est-ce qui vous plait à Reims ?

JP : Certainement au niveau de l’investissement général du club. Un club, c’est une âme. Ce sont des bénévoles, des dirigeants, des personnes qui gravitent autour du club. Le président, ancien grand entraineur, est très investi autour du basket. C’est pour cela que Reims me plait. Je vais apprendre encore d’autres ficelles du métier avec le président. C’est le projet dont j’ai besoin pour évoluer personnellement.

CC : Vous avez déjà officialisé trois arrivées à Reims (Coline Franchelin, Eve Mahoutou, Margaux Okou). Êtes-vous êtes satisfait de ce recrutement ?

JP : Totalement, le président m’a donné carte blanche. On travaille sur ce recrutement depuis déjà quelques semaines. Il ne restera qu’une joueuse de l’équipe actuelle sous contrat, on va repartir d’une feuille blanche. C’est important pour moi de pouvoir construire mon équipe. Ces trois joueuses rentrent dans mon profil de jeu.

CC : Vous allez avoir sous vos ordres Coline Franchelin, meneuse actuelle du Lyon ASVEL Féminin qui dispute la finale du championnat de France. Avez-vous hâte de la coacher ?

JP : J’ai hâte de coacher Coline. Je la suis depuis quelques années depuis le centre de formation. C’est une leader naturelle qui rentre totalement dans mon état d’esprit : combattive, qui ne lâche rien et qui sait où elle veut aller. La personnalité qu’elle dégage correspond totalement à mon style de management. C’est une des plus belles recrues de moins de 23 ans du championnat. Je suis très heureux qu’elle soit chez nous.

A propos de Clément Carton 153 Articles
- Fondateur et Rédacteur en chef d'Agora Sports depuis septembre 2016 - 20 ans, Lyonnais, M1 Journalisme Sportif EDJ Nice. Sports de prédilection : Tennis, Basketball. Suivez-moi sur Twitter : @clementcarton

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