[JEUNE TALENT] Myshaal Sabhi, fer de lance de l’équipe de France Juniors

Myshaal Sabhi est l'une des promesses du ping français. (lardennais.fr).

Le pensionnaire du club de Charleville-Mézières, champion d’Europe par équipes en 2018 avec les Bleus chez les Cadets et vice-champion en simple, est l’un des espoirs du ping français. A 15 ans, il enchaîne les résultats mais garde les pieds sur terre. Présentation de Myshaal Sabhi.

Septembre 2018. Myshaal Sabhi fait sa rentrée, à l’INSEP. Après avoir intégré le pôle France à Tours puis à Nantes, il fait désormais ses gammes au sein de l’institution de référence du sport de haut-niveau du pays. Pas un hasard au vu de ses récentes performances en catégorie Junior que ce soit en simple, en double ou par équipes.

En troisième division à 15 ans

Avec cette polyvalence dans les différentes disciplines du tennis de table, le gaucher ardennais montre une large palette technique qui lui permet d’être 144ème mondial des moins de 18 ans. Son entraîneur à l’INSEP, Patrick Chila, troisième des Jeux olympiques de Sydney en 2000 en double, explique que son protégé est doté “d’un très gros coup droit“, ce qui lui permet de finir le point rapidement. Il découvre aussi l’intensité des entraînements sous la houlette du Chinois Han Hua, arrivé il y a cinq ans et demi en France.

Cette progression régulière sur le plan technique, Myshaal Sabhi la doit aussi à un choix de carrière qui s’avère payant. Sollicité par des clubs de Pro B (la Ligue 2 du tennis de table), il a décidé de rester dans les Ardennes pour continuer d’engranger les bons résultats. Ne pas griller les étapes semble être un leitmotiv auquel il veut se tenir. Cette volonté de privilégier la stabilité plutôt que l’ascension fulgurante montre également un attachement particulier à son club. En difficulté cette saison, Charleville-Mézières s’est maintenu de justesse lors de la première phase et est actuellement quatrième de sa poule en Nationale 1 (la troisième division).

Paris 2024 : “le plus gros objectif de ma carrière”

Cette volonté de privilégier la stabilité plutôt que l’ascension fulgurante montre également un attachement particulier à son club. En difficulté cette saison, Charleville-Mézières a arraché son maintien de justesse lors de la première phase et est actuellement quatrième de sa poule en Nationale 1 (la troisième division). En tant que numéro 1, il a contribué à la survie de son équipe en remportant en moyenne 64 % de ses matchs, dont une victoire sur le 78ème joueur français.

Mais cette progression s’est surtout traduite, en juillet 2018, par le titre européen par équipes Cadets avec son compères Fabio Rakotoarimanana, Thibault Poret et Félix Lebrun. Il a même complété la collection de métaux avec une médaille d’argent en simple et une médaille de bronze en double.

Le Carolomacérien n’hésite donc pas à afficher ses objectifs avec les Jeux à Paris en ligne de mire. “C’est le plus gros objectif de ma carrière” expliquait-il à France 3 Ardennes en janvier. Avec cette “qualité de compétiteur” selon Patrick Chila, le joueur, qui souhaite devenir kinésithérapeute après sa carrière fait partie de la génération dorée du ping tricolore. La petite balle blanche semble augurer un grand cru pour Paris 2024.

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