La fin d’une époque pour le cyclisme français

Sylvain Chavanel
Sylvain Chavanel s'apprête à disputer la dernière course de sa carrière lors du Chrono des Nations (@ChronoNations - Twitter)

Dimanche, peu après 17 heures, Sylvain Chavanel a franchi une ligne d’arrivée pour la dernière fois de sa carrière professionnelle. Comme un symbole, sa dernière course aura été un contre-la-montre. “Chava” était le grand spécialiste français de l’effort solitaire dans les années 2000 comme le montre ses six titres nationaux dans cet exercice. Avec sa retraite, on peut dire au revoir au dernier coureur qui nous aura fait rêver avant l’avènement des Romain Bardet, Thibaut Pinot ou autres Julian Alaphilippe.

Un fer de lance

Si vous avez commencé à suivre le cyclisme récemment, vous ne devez pas forcément savoir pourquoi ça parle autant de Sylvain Chavanel. Parce que si on regarde attentivement son palmarès, on peut tout à fait dire que Romain Bardet ou Nacer Bouhanni, par exemple, ont en un plus beau, plus fourni. Le rouleur français était surtout le dernier représentant de ces rares coureurs qui nous ont fait rêver dans les années 2000 et au tout début des années 2010. Maintenant, on trouve normal qu’un Français accède au top 10 du classement général du Tour de France. Mais il y a encore quelques années, un cycliste tricolore dans le top 15 ou 20 était un exploit. Et je ne rigole même pas.

Sylvain Chavanel était dans ses années peu productives pour le cyclisme français, un des rares cyclistes, avec Thomas Voeckler, capables de nous faire rêver. Quand je pense à “Mimosa”, je me remémore directement son Tour de France 2010. Cette année-là, grâce à son panache éternel, il avait remporté deux victoires d’étape et avait également porté pendant deux jours le maillot jaune. Sylvain Chavanel était surtout un des plus grands coureurs de classique. Sa seconde place sur le Tour des Flandres 2011 reste à la fois un des plus grands moments du cyclisme français mais aussi un des plus tristes tant il est passé près de la victoire. Il ne faut évidemment pas se faire de soucis pour le futur du cyclisme français parce que la relève est présente.

Un renouveau

J’aurais le temps d’en parler plus en détail dans d’autres articles, mais on assiste réellement à un renouveau pour le cyclisme français. Longtemps, on a dû se réjouir des victoires des épopées de Thomas Voeckler ou Sylvain Chavanel. Désormais, les supporters français vibrent devant une victoire de Thibaut Pinot sur le Tour de Lombardie ou sur une victoire de Julian Alaphilippe au sommet du Mur de Huy. Et ce n’est pas fini puisque de nombreux jeunes tricolores sont promis à un avenir radieux. Pêle-mêle, je pourrais citer David Gaudu (22 ans / vainqueur du Tour de l’Avenir 2016), Pierre Latour (25 ans / meilleur jeune du Tour de France 2018), Benoît Cosnefroy (23 ans / champion du monde espoir 2017) ou encore Valentin Madouas (22 ans / vainqueur de Paris-Bourges 2018).

Mention spéciale également à Jérémy Roy qui prenait également sa retraite professionnelle lors du Chrono des Nations. Il aurait été un très grand équipier sur la fin de sa carrière auprès de Thibaut Pinot. Ce dernier lui a même dédié sa victoire en Lombardie.

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