La France se replace dans la planète cyclisme

Julian Alaphilippe
Julian Alaphilippe remporte sa deuxième classique de la saison lors la Classique de Saint-Sébastien, après la Flèche Wallonne en avril. (Getty)

La saison de cyclisme se termine dans les prochains jours, mais les cadors du circuit ont déjà mis un terme à leur saison. Je vous propose donc un bref retour sur la saison impressionnante des Français. Il est clair que la France a franchi un sacré cap cette saison.

Un retour au premier plan

Jusqu’à la fin des années 90, la France était une des plus grandes nations du cyclisme. Certains des plus grands coureurs de l’histoire sont Français : Louison Bobet, Jacques Anquetil, Bernard Hinault ou encore Laurent Jalabert. Or, entre 2001 et 2014, les coureurs tricolores étaient incapables de triompher face aux meilleurs coureurs peloton. Certains coureurs nous faisaient rêver comme Sandy Casar, Thomas Voeckler ou Sylvain Chavanel, mais c’était trop peu. À côté de cela, on observait les Italiens, les Espagnols ou les Belges remporter encore les plus belles courses de la saison. La pire humiliation fût de voir des Britanniques remporter le Tour de France, notre course. Alors que nous attendons un vainqueur français depuis 1985.

Sauf que 2018 a marqué un tournant. La France est redevenue une nation importante. Le tournant a été amorcé, il y a quelques années. Je pense notamment à cette belle année 2014. Cette année-là, les supporters français ont pu voir trois coureurs tricolores dans le top 10 du Tour de France, dont deux sur le podium, mais aussi quatre victoire d’étape sur le Giro et la Vuelta par le sprinteur Nacer Bouhanni. Depuis, ces coureurs français nés au début des années 90 sont parmi les cyclistes les plus performants du peloton. Cinq hommes caractérisent se retour au premier plan : Thibaut Pinot, Romain Bardet, Julian Alaphilippe, Arnaud Démare et Nacer Bouhanni. Le plus rassurant, c’est qu’il n’y a pas qu’eux, mais il serait trop long de citer tous les coureurs français ayant du potentiel.

Une génération dorée

Cette saison, les cyclistes français ont été présent sur tous les tableaux et tout au long de l’année. Il y a eu des résultats satisfaisants de mars jusqu’en octobre sur des courses d’un jour, mais aussi sur des courses par étapes. Cette année, j’ai vu un Français remporter le classement général du Tour des Alpes, j’ai vu un Français remporter deux classiques majeurs du calendrier et j’ai même vu un Français finir sur le podium des championnats du monde. Tout cela était inimaginable il y a une petite dizaine d’années. Et, ce n’est pas tout. Le 12 octobre, j’ai vu Thibaut Pinot remporter le Tour de Lombardie, un des cinq Monuments de la saison. Celui-ci s’ajoute au Milan-San Remo remporté par Arnaud Démare en 2016.

Cette génération fait rêver tous les supporters. Cette image où l’on peut voir trois Français aux avant-postes lors des championnats du monde n’est pas anodine. Il y a juste une chose qui manque : remporter une course par étapes WT, et si possible le Tour de France. Depuis 1985, et la cinquième victoire de Bernard Hinault, les Français n’arrivent plus à remporter la Grande boucle. Mais ce n’est plus qu’une question de temps. Depuis 2014, on a pu voir trois Français monter sur le podium du Tour : Jean-Christophe Péraud (2014), Thibaut Pinot (2014) et Romain Bardet (2016 et 2017). C’est la seule chose qu’il manque à cette génération. En plus de cela, on peut voir un relatif déclin des autres nations fortes du cyclisme comme l’Espagne et l’Italie.

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