LeBron James: le meilleur, tout simplement

LeBron James, le leader des champions en titre. (Source photo: The Huffington Post)

Alors qu’il va sur ses 32 ans, une partie des critiques pensait que LeBron James, quadruple MVP, ayant disputé six finales NBA de suite et champion en titre, allait commencer à réellement ralentir le rythme pour gérer son corps le mieux possible. Il n’en ait rien. Cette saison encore, LeBron James est entrain de prouver pourquoi il est le meilleur joueur de sa génération. Retour sur un début de saison quasi-parfait pour le King.

LeBron, plus gestionnaire que jamais

LeBron James n’est pas un ailier, et tout le monde le sait depuis belle lurette. C’est un véritable meneur de jeu qui va appeler les systèmes, replacer ses coéquipiers, et distribuer tel les meilleurs meneurs de jeu. D’ailleurs, cette saison, l’enfant d’Akron tourne à 9,1 passes décisives de moyenne, son meilleur total en carrière, et se trouve même à la cinquième place des meilleurs passeurs de la NBA, seulement devancé par James Harden, Russell Westbrook, Chris Paul et John Wall, évoluant tous au poste de meneur de jeu. Cependant, il n’oublie pas le scoring, et est capable de grosses performances quand son équipe en a besoin, et ce face à n’importe lequel adversaire. Il a par exemple marqué pas moins de 44 points face à Charlotte, tout en frôlant le triple double, alors même que les Hornets possèdent dans leurs rangs Nicolas Batum et Michael Kidd-Gilchrist, qui sont tous les deux de très bons défenseurs. Cependant, quand LeBron veut faire quelque chose, il le fait, peu importe l’adversaire, car on pourra le ralentir, mais personne ne pourra l’arrêter.

Plus autant sous les feux des projecteurs

Étonnamment, si on compare l’exposition médiatique de James et de ses Cavaliers à celle d’autres équipes, Oklahoma City Thunder et Golden State Warriors en tête, on se rend compte que le joueur et l’équipe dont on parle le plus ne sont pas vraiment LeBron et Cleveland. Pourtant, les Cavs sont les champions en titre, emmenés par un des meilleurs Big Three de la ligue, et sont quand même l’équipe qui a battu en Finales NBA les Warriors ayant battu le record de victoires des Chicago Bulls version Jordan, Pippen et Rodman de 1995-1996. En effet, ceux qui occupent le plus le devant de la scène sont plus Russell Westbrook et ses triples doubles à la pelle, les Warriors avec leurs cartons et leurs désillusions, ou James Harden entre passes décisives, pertes de balles et absence de défense. A vrai dire, même les San Antonio Spurs ont plus été évoqués dans les médias, suite à leur quête du meilleur départ de l’histoire à l’extérieur. Le manque de rebondissements en haut de la Conférence Est peut-il l’expliquer ? Rien n’est moins sûr, mais cela n’empêche pas les Cavaliers d’avancer tranquillement, sans avoir à se soucier des rumeurs et des médias. Même lorsque LeBron effectue un match très moyen, il n’est que peu ou pas critiqué, car même lorsqu’il est maladroit au scoring, il compensera toujours en étant plus actif que jamais dans l’organisation du jeu des deux côtés du terrain.

Le cadre idéal pour évoluer

Le plus impressionnant avec LeBron James, c’est qu’il donne l’impression de ne (presque) jamais forcer les choses. Alors que l’on voit à chaque match Russell Westbrook essayer de chercher le rebond ou la passe décisive qui lui manque à son triple double, que Stephen Curry cherche à marquer tous les tirs longue distance possibles et imaginables, que DeMar DeRozan passe parfois des quart-temps entiers à croquer et garder tous les actions pour lui, ou que James Harden, quitte à avoir dix pertes de balle en un seul match, essaye de trouver les meilleurs passes décisives, même les plus compliquées, le numéro 23 des Cavaliers, quant à lui, laisse le jeu venir à lui, remonte les ballons sans se poser de soucis, et gère le jeu à la perfection. Un espace pour attaquer le cercle ? LeBron saura l’exploiter, un coéquipier démarqué ? LeBron saura toujours le trouver. Il délègue même de plus en plus de responsabilités en attaque à ses compères du Big Three, que ce soit au début des matchs, comme lorsque Kevin Love marqua 34 points dans le premier quart temps d’un match contre Portland, ou à la fin, y compris lors des matchs serrées, comme lorsque Kyrie Irving rentra le tir le plus important de sa carrière lors du match 7 des Finales NBA face à Golden State. Cela est aussi une preuve que LeBron James a mûri totalement, pour devenir l’archétype du joueur que chaque entraîneur aimerait avoir. En 2013, LeBron aurait préféré prendre le tir pris par Kyrie Irving lors de ce fameux Game 7, Ray Allen peut en témoigner. En 2013, LeBron aurait eu de l’intérêt pour LeBron. Aujourd’hui, tout l’intérêt de LeBron est porté vers son équipe. Même s’il ne se refuse pas un triple double ou un carton au scoring de temps en temps, LeBron a compris que les statistiques n’avaient au final que peu d’importance, et que faire gagner son équipe était l’essentiel.

A propos de Lucas Heilmann 48 Articles
Passionné de foot depuis mon enfance et de basket depuis 2 ans. Ici pour partager ses passions et ouvrir le débat. N'hésitez pas à me suivre sur twitter @LuScorpio68 ainsi que @agorasportsfr pour rester au courant de mes articles et de ceux des autres membres.

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