Ligue des nations : une victoire et le triomphe pour les bleus

Les bleus avaient des étoiles dans les yeux hier. A l'image de Griezmann et Mbappé. Crédit : UEFA

Plus de mots. Il n’y a plus de mots pour décrire ce que cette équipe de France nous a apporté hier. Plus d’adjectifs pour décrire la joie qui planait dans ce stade immense, pour qualifier la magie qui illuminait les yeux de ces joueurs et pour redessiner les sourires béats sur leurs visages. C’était simple pourtant. Pas de fioriture inutile. 

Une haie d’honneur, des joueurs qui dansent encore et encore, un tour de stade, quelques chants de supporters et c’est tout. Pourtant, nous n’arrivons pas à nous sortir ce refrain de la tête, “ramenez la Coupe à la maison, allez les bleus allez“. On ne peut pas s’empêcher de sourire en revoyant les danses successives de Mendy, Umtiti, Dembélé ou encore Matuidi. Et nous ne pouvons oublier l’hommage de toute une équipe et de tout un stade pour N’Golo Kanté.

Lui qui avait à peine osé toucher la Coupe il y a de ça quelques semaines, il a pu danser avec elle hier soir. Porté par une équipe consciente de l’importance immense de ce joueur dans le jeu des bleus, N’Golo Kanté était roi en son pays. Et pour une fois, on a eu l’impression qu’il se lâchait un peu, parce que hier soir, c’était spécial. 

Le premier match des bleus “à la maison” avec la deuxième étoile sur le torse. Le goût amer laissé par une descente des Champs-Elysées trop rapidement exécutée, les bleus voulaient en faire plus. Pour leur public. Ils avaient tout organisé. Jusqu’à tomber par terre tous en même temps lorsque Hugo Lloris soulevait à nouveau la Coupe du monde.

On avait presque l’impression de voir une bande de gamins, juste là pour profiter. Sans smartphone ni selfie. Pour la première fois, presque aucun des joueurs n’avaient son téléphone dans la main. Il y avait juste eux, la Coupe et le public. Comme pour savourer ce moment, ne laisser aucune miette, graver tous ces souvenirs le plus fort possible dans la tête. Et le cœur.

Car il y en a eu des cris du cœur hier. Sur le premier but de Mbappé. Mais surtout, sur le deuxième but, synonyme de victoire, délivré par Olivier Giroud. Et quelle délivrance. Dix matchs qu’il n’avait pas marqué. Pas un but en Coupe du Monde, mais si important dans ce tournoi. Il a hier rendu la soirée encore plus belle, pour un joueur qui le méritait plus que quiconque. Mais on retiendra aussi et surtout les cris du cœur du public à la sortie de N’Golo Kanté pour la haie d’honneur d’après match. Il est le seul à avoir autant fait vibrer le stade. Amplement mérité pour lui aussi.

C’est également le mérite d’un sélectionneur qui a su mener des hommes très différents mais guidés par la même chose. Le mérite des joueurs d’avoir ignoré les critiques et su tirer le meilleur d’eux-mêmes. Le mérite d’un collectif, qui donne l’impression d’être invincible. Le mérite d’un douzième homme qui a pardonné et qui partage à nouveau tout son amour avec cette équipe de France.

Alors on s’évertue à trouver les mots, mais peut-être n’y en a t-il pas. Peut-être y a t-il juste un cris, un regard, un sourire et une embrassade. Et des milliers étoiles.

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