[LUNDI TENNIS] Aryna Sabalenka titrée à Wuhan, Alex De Minaur gagne à Zhuhai et la promesse Alexander Bublik

La Biélorusse Aryna Sabalenka a remporté pour la deuxième fois de sa carrière le tournoi Premier 5 de Wuhan (Nicolas Asfouri/AFP).

La planète tennis a posé ses valises en Asie pour la traditionnelle tournée automnale. Au programme, le Premier 5 de Wuhan chez les dames et les ATP 250 de Zhuhai et de Chengdu pour les hommes. Agora Sports vous résume la semaine tennis qui vient de s’écouler.

Sabalenka double la mise à Wuhan

C’est ce qu’on appelle un retour en grâce. Incapable de remporter trois matches consécutifs depuis le tournoi de San José fin juillet, Aryna Sabalenka a rappelé pourquoi son nom figurait dans le top 15 du classement WTA depuis un an. Tenante du titre à Wuhan, la Biélorusse ne s’est pas révélée au public chinois. Non, elle s’est métamorphosée pour conquérir le cinquième titre de sa jeune carrière, le deuxième de la saison après Shenzhen en janvier. Qui plus est face à la même adversaire, l’Américaine Alison Riske.

Avec sa puissance de frappe (et de temps à autres un subtil toucher de balle), Sabalenka a fait le ménage dans le tableau du dernier tournoi Premier 5 de l’année. Avec quatre jeux perdus lors de ses deux premiers matches, la quatorzième joueuse mondiale a ainsi marqué d’entrée son territoire. Sa compatriote Sasnovich (6-1, 6-2) et Danielle Collins, demi-finaliste de l’Open d’Australie (6-1, 6-0), n’ont en effet pas fait le poids. Mais au moment de défier ce qui se fait de mieux dans le tennis féminin actuellement, la Biélorusse a encore haussé son niveau de jeu. D’abord, face à Kiki Bertens, tête de série n°6, en huitièmes (6-1, 7-6), puis face à la n°1 mondiale, Ashleigh Barty (7-5, 6-4), blessée il est vrai.

Monstrueuse au service tout au long de la semaine, la native de Minsk a terminé en beauté avec la bagatelle de dix-huit aces en finale face à Riske (6-3, 3-6, 6-1), lui permettant de conserver son titre acquis en 2018. L’an passé, elle avait réussi à enchaîner avec le Premier 5 de Pékin en atteignant les quarts. De quoi constituer une bonne dose de confiance à l’orée de la dernière ligne droite et se qualifier pour son premier Masters ?

De Minaur s’offre un troisième titre face à Mannarino à Zhuhai

L’Australien Alex De Minaur, titré pour la troisième fois cette saison, est désormais vingt-cinquième mondial à seulement 20 ans (atptour.com).

S’il y a un joueur dont il faut parler chez les Australiens, ce n’est pas Nick Kyrgios, mais bien Alex De Minaur. Peu mis en valeur car dans l’ombre de son aîné et des autres stars de la Next Gen, le jeune « Aussie » a signé sa troisième victoire sur le circuit ATP cette saison. A 20 ans, il s’impose comme la valeur montante du tennis australien, preuve en est sa vingt-cinquième place au classement mondial cette semaine.

Avec son fluet gabarit (1m 83 pour 69 kg), De Minaur a écœuré bien du monde à Zhuhai. S’il n’est pas impressionnant en termes de force de frappe, le n°1 australien a néanmoins attiré l’attention du public chinois par sa qualité de défense et par un déplacement hors-normes, jusqu’à rappeler un David Ferrer ou un Nikolay Davydenko de la grande époque. Il a en effet éliminé quelques noms bien connus du circuit ATP sur son chemin vers le titre, notamment Andy Murray (4-6, 6-2, 6-4), Borna Coric (6-2, 4-6, 6-4), Roberto Bautista-Agut (6-2, 6-2) et le Français Adrian Mannarino en finale (7-6, 6-4). L’Espagnol a d’ailleurs constaté son impuissance face à la mobylette de Sydney, totalement impossible à déborder et surtout monstrueuse de précision dans ses coups de défense (voir le résumé de la demi-finale ci-dessous). En soulevant le troisième trophée de sa saison, De Minaur fait désormais partie du club des triples vainqueurs en 2019 aux côtés de Djokovic (quatre titres), Nadal, Federer, Medvedev et Thiem (trois chacun).

La promesse de la semaine : Alexander Bublik

Alexander Bublik est le nouveau n°1 kazakh après sa finale perdue à Chengdu (atptour.com).

Avec son mètre quatre-vingt-dix-huit, beaucoup peuvent croire, à juste titre, qu’Alexander Bublik n’est qu’un pur produit issu de la nouvelle génération de cogneurs à l’instar des Shapovalov, Zverev et autres Thiem. Mais le Kazakh de 22 ans est un joueur au style atypique. Finaliste la semaine passée à Chengdu (battu par Carreno-Busta 6-7, 6-4, 7-6), le natif de Russie a réalisé le plus beau tournoi de sa jeune carrière en Chine. Il a ainsi fait tomber deux top 30 (Taylor Fritz et Grigor Dimitrov), à chaque fois après avoir perdu le premier set. Il a même sauvé, de manière acrobatique, deux balles de match face au Bulgare (voir vidéo ci-dessous).

Longiligne (près de deux mètres et 77 kg) et venant d’un pays où la tradition du tennis n’est pas la plus ancrée dans la culture nationale, le Kazakh n’est pas un joueur aussi “bankable” que peuvent l’être les stars de son âge. Malgré tout, il commence à pointer le bout de son nez parmi le sommet de la hiérarchie mondiale en s’approchant du top 50 (il est 57ème mondial cette semaine).

Également finaliste à Newport en juillet (battu par John Isner), Bublik a les armes pour bien jouer sur toutes les surfaces. Vainqueur de quatre tournois Challenger sur dur en 2019, celui qui est entraîné par son père s’est aussi illustré à Roland-Garros en posant de sérieux soucis à Dominic Thiem, futur finaliste Porte d’Auteuil. Il avait poussé l’Autrichien à disputer quatre manches et menait même 4-1 dans le quatrième set. Son jeu tout en variations, avec du slice tant en revers qu’en coup droit, et son appétence pour le filet avait ainsi contraint Thiem à s’employer dès son entrée en lice. Voilà autant de raisons de se méfier d’Alexander Bublik, dont c’est la première saison dans le top 100, au cours des tournois à venir.

Le reste de l’actu en bref

Novak Djokovic est devenu le troisième joueur comptant le plus grand nombre de semaines en tête du classement mondial avec 271 unités. Afin de devenir le plus grand “tyran” de l’histoire de l’ATP, il lui faudra tenir encore 40 semaines et ainsi dépasser le record de Roger Federer (310).

L’Espagnol Pablo Carreno-Busta s’est imposé à Chengdu après s’être défait du Kazakh Alexander Bublik (voir plus haut) au terme d’une finale de plus de deux heures (6-7, 6-4, 7-6). Il s’agit du quatrième titre pour l’ancien n°10 mondial, le premier depuis Estoril en mai 2017.

Le tournoi de Zhuhai en double a été remporté par les Belges Sander Gille et Joran Vliegen. Pour conquérir le troisième de leur saison, ils ont défait en finale le Néerlandais Matwe Middelkoop et le Brésilien Marcelo Demoliner (7-6, 7-6).

Après Gstaad et Bastad, Joran Vliegen (à g.) et Sander Gille (à d.) ont remporté le troisième tournoi de leur saison à Zhuhai (atptour.com).

A Chengdu, la paire 100 % serbe Dusan Lajovic/Nikola Cacic a créé la surprise en battant en finale les têtes de série n°4, composée du Français Fabrice Martin et de l’Israélien Jonathan Erlich (7-6, 3-6, 10-3).

Les Serbes Dusan Lajovic (à g.) et Nikola Cacic (à d.) ont gagné ensemble leur premier titre sur le circuit ATP (atptour.com).

Le Français Grégoire Barrère s’est incliné en finale du Challenger d’Orléans face au Suédois Mikael Ymer (6-3, 7-5). Celui-ci a notamment battu Jo-Wilfried Tsonga en demi-finale (7-6, 6-4) pour ensuite gagner son troisième tournoi dans cette catégorie cette année (après Nouméa et Tampere). Grâce à ce succès, Ymer pointe désormais à la 83ème place mondiale.

La Chinoise Yingying Duan et la Russe Veronika Kudermetova ont remporté le tournoi de Wuhan. Elles ont en effet battu la paire n°2 mondiale, composée de la Belge Elise Mertens et d’Aryna Sabalenka (7-6, 6-2).

La Belge Alison Van Uytvanck s’est imposée lors du tournoi de Tachkent (Ouzbékistan). Sur la route de son quatrième titre en carrière, elle a battu en finale la Roumaine Sorana Cirstea (6-2, 4-6, 6-4). En double, la paire américano-brésilienne composée de Hayley Carter et Luisa Stefani a vaincu en finale la Slovaque Dalila Jakupovic et l’Américaine Sabrina Santamaria (6-3, 7-6).

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