[LUNDI TENNIS] ATP Cup : Djokovic emmène la Serbie sur le toit du monde

Les Serbes ont remporté la première édition de l'ATP Cup à Sydney (Twitter ATP Cup).

En tennis, qui dit nouvelle saison, dit forcément nouvelle compétition. Après la Coupe Davis en Espagne en 2019, l’ATP Cup réunissait, la semaine dernière en Australie, les meilleurs joueurs du monde (hormis les Suisses) pour un tournoi par équipes qui voyait le joueur invaincu empocher 750 points au classement mondial. L’heureux élu s’appelle Novak Djokovic et entame donc 2020 gonflé à bloc.

Djokovic-Lajovic-Troicki : le tiercé gagnant

Ces deux-là sont décidément impossibles à départager. Quand ce n’est pas Nadal qui gagne, Djokovic ne se fait pas prier pour bondir sur l’occasion de gagner un titre avec son pays. En novembre dernier, l’Espagnol triomphait à domicile en Coupe Davis. La semaine passée, c’est la Serbie qui a égalisé en soulevant l’ATP Cup face à ces mêmes Ibères.

Avec ses compères Dusan Lajovic (27ème), Viktor Troicki (159ème) et Nikola Cacic (73ème en double), le n°2 mondial est allé chercher le deuxième titre par équipe de l‘histoire de la Serbie après la Coupe Davis en 2010. Certes, la présence de « Djoko » dans les rangs serbes faisait de sa sélection l’une des favorites au titre, mais ses compatriotes ont répondu présent pour lancer leur saison 2020 sur orbite. Car dans l’ombre du leader serbe, Dusan Lajovic a rendu un bon nombre de services à son capitaine Nenad Zimonjic en lui offrant bien souvent le premier point, synonyme de « presque victoire » quand on sait que Djokovic lui succèdera sur le court pour le deuxième simple. En Australie, le finaliste du dernier Masters 1000 de Monte-Carlo a brillé grâce à des succès pleins d’autorité sur Auger-Aliassime (6-4, 6-2) en quart puis Khachanov (7-5, 7-6) en demi-finale.

Parmi la bande, il y avait aussi Viktor Troicki. Autrefois douzième mondial (en 2011), le Belgradois s’est à son tour montré précieux lorsque les circonstances le nécessitaient. Si son niveau en simple ne lui permet plus de viser les hautes sphères du classement, il lui reste néanmoins de beaux restes en double comme en témoignent ses cinq victoires en six matches au cours de cette ATP Cup, aux côtés de Cacic et de Djokovic. Avec son service « maousse » et son mètre quatre-vingt-treize au filet et associé au meilleur relanceur du monde, il a fait des ravages notamment lors du double décisif en finale face aux Espagnols Lopez et Carreno-Busta.

Des stars survoltées devant un public bouillant : l’ATP a trouvé le mélange idéal

Au sortir de la Coupe Davis newlook proposée par l’ITF en Espagne, la plupart des suiveurs du tennis ne se satisfaisaient pas de ce nouveau format, mettant en avant l’absence d’ambiance et de spectateurs lors des matches de « seconds couteaux ».

L’ATP Cup a, semble-t-il, trouvé une recette au goût plutôt agréable en conservant le même format de compétition, mais en y ajoutant deux ingrédients : trois lieux différents (Brisbane, Sydney et Perth) ainsi que des points ATP. Grâce à cette récompense sportive (750 points au joueur qui restera invaincu), les cadors du circuit ont montré des signes de motivations rarement aperçus en Coupe Davis. Les Australiens emmenés par Kyrgios et De Minaur devant leur public ont fait le show jusqu’en demi-finale, la Serbie de Djokovic (vainqueur), le Canada de Shapovalov (battu en quart par la Serbie) ou encore la Grèce de Tsitsipas (éliminée en poule) ont harangué la foule à chaque hot shot.

En programmant deux rencontres par ville-hôte chaque jour (une session de jour et une session de nuit), les organisateurs ont également voulu montrer du tennis de haut-niveau au plus grand nombre. Plusieurs grands joueurs étaient en lice chaque jour, ceci afin de permettre à un maximum de spectateurs de voir des matches de grande qualité. Ce qui a eu pour principal effet de voir des stades combles et des ambiances dingues. « J’exprime ma reconnaissance aux supporters serbes qui ont été essentiels, a admis Djokovic après sa victoire contre l’Espagne, je n’ai jamais connu une telle ambiance sur un court de tennis. Je n’ai jamais bénéficié d’autant de soutien lors des matches de la Serbie », a conclu le premier vainqueur de l’ATP Cup.

La promesse de la semaine : Corentin Moutet

Quoi de mieux que de s’offrir Milos Raonic, Fernando Verdasco et Stan Wawrinka coup sur coup pour débuter la saison ? Corentin Moutet a entamé 2020 (presque) de la meilleure des manières en atteignant sa première finale sur le circuit ATP à Doha (Qatar), battu par Andrey Rublev (6-2, 7-6).

Le Français de 20 ans, sorti des qualifications, s’est même permis le luxe d’éliminer l’Espagnol et le Suisse dans la même journée en raison de la pluie, qui plus est en trois sets, témoignant d’une condition physique déjà irréprochable. Le bouillant gaucher, connu pour son tempérament sur le court, poursuit sa progression entrevue lors de Roland-Garros l’an passé, où il avait atteint le troisième tour avec notamment une victoire sur Guido Pella, 23ème mondial.

Désormais 70ème à l’ATP, le natif de Neuilly-sur-Seine compte sur l’Open d’Australie pour laver l’affront subi en 2019, où il s’était incliné au premier tour des qualifications.

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