[LUNDI TENNIS] Les Bleues réalisent la «Perth» de l’année en Fed Cup et Thiem douche les espoirs de Federer au Masters

Les Bleues ont conquis leur troisième Fed Cup ce dimanche en battant l'Australie (twitter Fed Cup).

L’équipe de France a réalisé un exploit hors du commun pour aller chercher sa troisième Fed Cup ce week-end en Australie. Portées par Mladenovic, les Bleues sont bel et bien sur le toit du monde ! Quant à leurs homologues masculins, c’est le Masters de Londres qui concentre toute l’attention et qui a surtout vu la défaite de Federer dès la première journée face à Thiem. Agora Sports vous résume la semaine tennis qui vient de se dérouler.

Quelle Perth des Bleues contre l’Australie !

L’équipe de France de Fed Cup a tout simplement réussi une performance majuscule, inattendue et peut-être même irrationnelle. Après une première journée totalement décousue (victoire de Mladenovic face à Tomljanovic 6-1, 6-1 et de Barty sur Garcia 6-0, 6-0), la suite du week-end australien devait être fabuleuse et pleine de surprises. Elle l’a été.

La première, sans doute, la plus belle vient de « Kiki » Mladenovic qui sort le match de sa vie au meilleur moment. En finale de Fed Cup, face à la n°1 mondiale et à l’extérieur, la Française terrasse Ashleigh Barty au terme d’un tie-break maîtrisé et d’une belle bataille de nerfs (2-6, 6-4, 7-6). Menée 6-2, 4-3 30-40 sur son service, la Tricolore renverse la récente lauréate du Masters de Shenzhen pour permettre aux Bleues de virer en tête (2-1).

L’autre surprise vient, quant à elle, de la sélection de Pauline Parmentier au détriment de Caroline Garcia pour disputer le quatrième match. Le capitaine Julien Benneteau préférant réserver la seconde pour un éventuel double décisif. En battant Parmentier (6-4, 7-5), Tomljanovic ravive l’espoir du public australien et offre un dernier match à la RAC Arena de Perth.

Enfin réunies, Garcia et Mladenovic, qui ont gagné Roland-Garros ensemble en 2016 en double, ont une deuxième opportunité de ramener la Fed Cup en France après la finale perdue en 2016 face aux Tchèques, déjà lors de l’ultime match. Beaucoup plus présentes au filet et plus solides, les deux Françaises ont réalisé deux sets bien maîtrisés pour défaire la paire Barty-Stosur, pourtant loin d’être maladroite dans cette discipline (6-4, 6-3). L’histoire retiendra que les Bleues seront les dernières championnes avant la réforme de la compétition, réforme que la Coupe Davis entreverra dès la semaine prochaine à Madrid.

Thiem enterre Federer d’entrée à Londres

En général, Roger Federer choisit bien son moment pour lancer la machine vers Londres. Mais en cette fin de saison 2019, le Suisse, vainqueur à Bâle mi-octobre, a déclaré forfait au dernier moment à Bercy pour finalement arriver à Londres avec peu de certitudes. Pris à la gorge par un Dominic Thiem très juste, le n°3 mondial a grillé son joker dès son premier match au Masters (7-5, 7-5).

L’Autrichien, lui, arrivait en confiance avec un titre à Vienne et un huitième à Paris. Peut-être galvanisé par l’exploit de Kristina Mladenovic (coïncidence ?), le finaliste de Roland-Garros s’est offert Federer pour la quatrième fois cette année (en autant de confrontations). La tactique du protégé de Nicolas Massu fut classique. En pilonnant le revers du Suisse avec son coup droit très lifté et surtout bombé, cela a obligé son adversaire a joué plus court et ainsi offrir des brèches dans lesquelles Thiem s’est engouffré. Toujours pris par une balle montante, le sextuple vainqueur du Masters a rendu les armes dès son premier match à Londres comme l’an passé. C’était face à Kei Nishikori, déjà un 11 novembre et déjà en night-session. Comme quoi les coïncidences…

Djokovic ne se rate pas pour son entrée en lice

Attendu comme l’homme de la fin de saison (il vise la place de n°1), Novak Djokovic a rempli une partie de son contrat. Premier match, première victoire pour le Serbe, qui a pu compter sur la fébrilité de Matteo Berrettini. L’Italien, dont c’est la première apparition dans l’O2 Arena de Londres, a connu un baptême du feu très délicat.

Tendu, le demi-finaliste du dernier US Open n’a pas réussi à se reposer sur ses armes fétiches : son service et son coup de fusil en coup droit. A l’image de ce coup droit qui prend la bande du filet sur une balle de break à 3-2 dans le premier set. Avec trop d’irrégularité dans son jeu, Berrettini a permis à « Djoko » d’entrer dans son Masters de la meilleure des manières. En soignant son set average et son capital physique, le Serbe marque son territoire à Londres et peut même évincer son rival Federer en cas de victoire contre celui-ci jeudi. Attention aux étincelles.

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