[LUNDI TENNIS] Open d’Australie : la tornade Kyrgios, les sensations Sandgren, Jabeur et Gauff, Monfils comme un bleu, le bilan de la première semaine

Nick Kyrgios s'est sublimé pour rallier les huitièmes de finale de l'Open d’Australie (Twitter TennisAustralia).

Kyrgios en grande forme, la Next Gen en perte de vitesse, les sensations Gauff, Jabeur et Sandgren ou encore Monfils seul au monde. Retour sur les principaux événements qui ont émaillé la première semaine de l’Open d’Australie 2020.

Le match de la semaine : Kyrgios-Khachanov

Les Australiens l’attendaient avec impatience. Nick Kyrgios, connu pour ses frasques sur le court, s’est métamorphosé pour offrir aux spectateurs de Melbourne Park le match de la semaine face à Karen Khachanov. Contre la tête de série n°16, le héros local s’est blindé mentalement pour faire fi des balles de match non converties lors des troisième et quatrième sets avant de batailler dans un super tie-break de la cinquième manche irrespirable. Vainqueur en 4 h 26 du Moscovite (6-2, 7-6, 6-7, 6-7, 7-6), le vingt-sixième mondial atteint la deuxième semaine de « son » tournoi pour la première fois depuis deux ans et a désormais rendez-vous avec Rafael Nadal pour le choc de ces huitièmes.

Les sensations de la semaine : Gauff, Jabeur, Sandgren, Wozniacki

En annonçant sa retraite à l’issue du Grand Chelem australien, Caroline Wozniacki espérait finir sa carrière en apothéose par un match de gala face à son amie Serena Williams en huitièmes de finale. Aucune des deux anciennes n°1 mondiales n’a finalement été au rendez-vous. La Danoise, battue par la sensation tunisienne Ons Jabeur (7-5, 3-6, 7-5), a mis un terme à son aventure sur une énième faute de coup droit, coup qui lui a été souvent préjudiciable. Lauréate à Melbourne en 2018, elle restera la première et unique représentante de son pays à avoir triomphé en Majeur en simple.

La Tunisienne, elle aussi, marque l’histoire de son pays. Première joueuse du monde arabe à se hisser en quart de finale d’un tournoi du Grand Chelem, Ons Jabeur a fait le ménage dans sa partie de tableau. La 78ème mondiale peut en effet se targuer d’avoir sorti la n°13 Johanna Konta (6-4, 6-2), Caroline Garcia (1-6, 6-2, 6-3), Caroline Wozniacki donc et Qiang Wang (7-6, 6-1). En quart, l’Américaine Sofia Kenin, également novice à ce stade de la compétition, sait désormais à quoi s’attendre.

Dans le clan américain justement, il y en a deux que l’on n’attendait pas à pareille fête. D’abord, celle qui est présentée comme la digne successeuse des sœurs Williams, Cori Gauff a encore fait parler d’elle en Grand Chelem. Révélée à Wimbledon l’an dernier après avoir rallié les huitièmes, elle a de nouveau battu Venus Williams et terrassé la tenante du titre Naomi Osaka (6-3, 6-4) pour se hisser en deuxième semaine de l’Open d’Australie, seulement défaite par sa compatriote Kenin (6-7, 6-3, 6-0). Côté masculin, on pensait qu’il avait disputé le tournoi de sa vie il y a deux ans lorsqu’il avait atteint les quarts en éliminant coup sur coup Wawrinka et Thiem. Mais Tennys Sandgren a remis ça en 2020 en surprenant les Italiens Berrettini, n°8, et Fognini, n°12, pour se retrouver encore une fois dans le top 8 en Australie. Prochaine étape : Roger Federer.

Les éliminations surprises : Shapovalov, Auger-Aliassime, Berrettini, Svitolina, Tsitsipas

La Next Gen avait coché l’Open d’Australie pour en faire sa première étape vers la conquête du pouvoir de l’ATP. Avec les défaites de Shapovalov (contre Fucsovics), Auger-Aliassime (contre Gulbis), Kecmanovic (contre Seppi) et Coric (contre Querrey) dès leur entrée en lice, puis celle de Berrettini (face à Sandgren) au deuxième tour, avant le naufrage de Tsitsipas, éliminé par Raonic en trois sets, elle s’est finalement montrée décevante. Seul Andrey Rublev, toujours invaincu cette année, et Alexander Zverev semblent surnager. Le Russe et l’Allemand seront d’ailleurs opposés en huitième de finale, qui verra ainsi un quart de finaliste inédit.

Elina Svitolina, attendue à chaque rendez-vous majeur comme une potentielle gagnante, n’a pas répondu aux coups de boutoir de Garbine Muguruza au troisième tour. L’Ukrainienne, n°5 à la WTA, balayée 6-1, 6-2 par l’ex-n°1 mondiale, a essuyé sa plus sévère défaite en Grand Chelem depuis près de quatre ans.

Le bilan des Bleus : Monfils seul au monde, les regrets de Paire, les Françaises à leur place

Dans le clan tricolore, Melbourne Park n’a pas été le théâtre d’exploits ou de belles surprises. Seul Gaël Monfils, tête de série n°10, a tenu son rang en atteignant les huitièmes (sans jouer un seul top 100), avant de subir la loi de Dominic Thiem (6-2, 6-4, 6-4). Autre Bleu « protégé » par son classement, Benoît Paire a été le témoin du retour en forme de Marin Cilic, finaliste en 2018, battu en cinq manches dès le deuxième tour. Pierre-Hugues Herbert, lui, a bien failli apporter l’éclaircie tant attendue par la délégation française en remontant deux sets de retard face à Goffin. Malgré un break d’avance dans le set décisif, l’Alsacien a rendu les armes (6-1, 6-4, 4-6, 1-6, 6-3). A noter également, la résistance de Grégoire Barrère au deuxième tour contre Guido Pella, 25ème, et de Gilles Simon contre Kyrgios, tous deux battus en quatre sets accrochés.

Dans le tableau féminin, sans être flamboyantes, les Françaises ont remporté les matches à leur portée. Caroline Garcia, Alizé Cornet et Fiona Ferro ont franchi le premier tour, au contraire de Kristina Mladenovic (battue par Pliskova) et de Pauline Parmentier (éliminée par Wang). Le regret principal, pour Garcia, est de ne pas avoir surfé sur la vague de son départ canon face à Jabeur, désormais qualifiée pour les quarts (1-6, 6-2, 6-3).

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