NBA: Un point sur les potentiels Rookies de l’année

Il n'y a qu'un seul favori au titre de rookie de l'année... (source image: Mitchell Leff / Getty Images)

En ce moment, nous nous trouvons en plein All-Star Break. A cette occasion, revenons sur les candidats potentiels aux différents trophées. Aujourd’hui, place aux candidats au trophée de meilleur débutant, le Rookie of the year. Trophée souvent remportés par des très grands de l’histoire (Michael Jordan, LeBron James) ou des joueurs qui n’arriveront pas à confirmer par la suite (Tyreke Evans, Michael Carter-Williams), il peut devenir le tremplin d’une carrière réussie comme d’une carrière décevante.

Le grand favori: Joel Embiid (20,2 points, 7,8 rebonds, 2,1 passes décisives, 2,5 contres par match), Philadephia 76ers

Après deux ans à l’infirmerie, Joel Embiid foule enfin les parquets NBA. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il écrase la concurrence chez les rookies. De loin meilleur scoreur, rebondeur et contreur parmi les débutants, le doute est pour l’instant faible sur le nom du futur rookie de l’année. Attention tout de même, le camerounais a déjà raté vingt-trois matchs, ce qui pourrait le faire snober pour le trophée. Il ne participera d’ailleurs ni au Skills Challenge ni au match des rookies du All-Star Week-End suite à une blessure au genou.

Les bonnes surprises:
Malcolm Brogdon (9,4 points, 2,7 rebonds, 4,2 passes décisives, 1,2 interception par match), Milwaukee Bucks

Il sort de presque nulle part, et pourtant. Choisi avec le trente-sixième choix de la draft, il a su profiter de la blessure de Khris Middleton pour se montrer. Il est probablement le deuxième meilleur rookie de cette année, et s’est même offert le luxe de dunker sur LeBron James. Il n’a peur de rien, et son rôle ne devrait pas faiblir avec Milwaukee. En effet, malgré le retour de Middleton, les rotations sur les postes extérieurs restent faibles à Milwaukee. Aussi, c’est maintenant Jabari Parker qui est blessé jusqu’à la fin de la saison, et il y aura donc des responsabilités à prendre pour Brogdon, sans doute désormais comme sixième homme.

Dario Saric (10,8 points, 5,9 rebonds, 1,8 passe décisive par match), Philadelphia 76ers

Drafté comme Embiid en 2014, Saric profite lui de la blessure de Ben Simmons pour avoir un temps de jeu conséquent. Il montre le talent qu’il a déjà exposé au Cibona Zagreb ou à l’Efes Istanbul. La question est de savoir si il réussira à s’adapter à la présence de Ben Simmons lorsque ce dernier reviendra, mais même si ce n’est pas le cas, une autre équipe se fera le plaisir de l’accueillir.

Willy Hernangomez (6,6 points, 5,9 rebonds, 1 passe décisive par match), New-York Knicks

Dans le constant marasme de New-York se montrent tout de même des lueurs d’espoir. L’une d’entre elle est le pivot espagnol Willy Hernangomez. Avec un Joakim Noah qui n’est plus que l’ombre de lui-même, Jeff Hornacek s’est vu obliger de responsabiliser son rookie plus tôt que prévu. Pour le moment, celui-ci répond présent, grâce à des fondamentaux bien développés du côté du championnat espagnol. Il pourrait même prendre plus d’importance dans la rotation, au détriment de Noah. On le rappelle, le franco-américain possède un contrat de 72 millions de dollars jusqu’en 2020.

Les déceptions:
Brandon Ingram (8 points, 4,1 rebonds, 1,9 passe décisive par match), Los Angeles Lakers

Si le numéro deux de la draft 2016 a une place dans la rotation des Lakers, il n’a pas l’apport escompté. Comparé à Kevin Durant pour son physique frêle et ses qualités de scoreur, l’ancien de Duke n’arrive pas à déployer son potentiel dans une équipe qui ne gagne toujours pas. Maladroit au scoring et trop facilement bougé physiquement, il lui faudra du temps pour vraiment apporter au Lakers. Comme beaucoup de débutants cette saison, Ingram n’était simplement pas prêt.

Kris Dunn (3,6 points, 2,2 rebonds, 2,5 passes décisives par match), Minnesota Timberwolves

Cette place aurait facilement pu revenir à Buddy Hield, mais celui-ci retrouve des couleurs depuis quelques temps. Kris Dunn, par contre, n’y arrive toujours pas. Celui dont on attendait qu’il prenne la place de Ricky Rubio ronge toujours son frein sur le banc. Lui aussi maladroit au tir mais aussi dans l’organisation du jeu, avec un ratio pertes de balle/passes décisives proche de ceux de James Harden et Russell Westbrook, Dunn n’est pas encore prêt à diriger l’attaque d’une équipe ambitieuse comme celle des Wolves. Techniquement encore dans la course aux play-offs, Minnesota devrait continuer de laisser Dunn sur le banc, sauf si Rubio est transféré sans être remplacé.

Pour rappel, il reste encore une trentaine de matchs pour laisser les rookies s’exprimer. Ceux qui galèrent pour l’instant pourraient se ressaisir et finir la saison en trombe. Cela, seul l’avenir nous le dira.

 

A propos de Lucas Heilmann 117 Articles
Passionné de foot depuis mon enfance et de basket depuis plusieurs années maintenant. Ici pour partager ses passions et ouvrir le débat. N'hésitez pas à me suivre sur twitter @LuScorpio68 ainsi que @agorasportsfr pour rester au courant de mes articles et de ceux des autres membres.

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