Paris 2024 : les détails de l’organisation

Le 13 septembre dernier, le Comité International Olympique a tranché sur l’attribution des Jeux Olympiques 2024. Paris et Los Angeles se sont affrontées pour accueillir la compétition synonyme de fête internationale du sport et c’est la capitale française qui a convaincu les membres du CIO. La ville californienne accueillera quant-à-elles les Jeux en 2028. De l’issue de cette attribution découle plusieurs questions : qui financera leur réalisation ? A la hauteur de combien de milliards d’euros ? Où se dérouleront les épreuves ? Combien de sites sont à construire ? Qui pilotera le comité d’organisation ? Retour sur les détails du dossier Paris 2024.

Tony Estanguet pour conduire le comité d’organisation

Pour l’aspect organisationnel et événementiel, le COJO (Comité d’Organisation pour les Jeux Olympiques et Paralympiques) gérera l’organisation d’un des plus gros événements de la planète. Ce comité sera créé début 2018, laissant le temps au comité de candidature de réduire son activité avant de se dissoudre avant la fin de l’année 2017, comme l’explique le site de l’événement. Très actif durant la candidature de Paris 2024, l’ex co-président du comité de candidature et ex champion olympique de canoë Tony Estanguet sera le président du comité d’organisation dans lequel figure des sportifs et anciens sportifs tels que Edgar Grospiron, Jean-Christophe Rolland, Teddy Riner, Marie-Amélie Le Fur, Marie-José Pérec ou Cyril Moré. L’État, la ville de Paris, la Région Île de France ou encore le CNOSF.

 

De nouvelles disciplines ?

Alors que le rugby à XV, le tir au pigeon ou encore le polo ne feront pas partie des disciplines olympiques, de nombreux sport pourraient faire leur apparition à Paris en 2024. 28 sports étaient déjà représentés à Rio en 2016, cinq de plus seront présents à Tokyo dans trois ans : le baseball, l’escalade, le surf, le skateboard et le karaté. Des ajouts liés à la décision du CIO en 2014 de donner plus de libertés aux villes hôtes concernant les compétitions présentes sous condition de ne pas dépasser 10 500 athlètes (pour Rio). Le barème sera-t-il augmenté pour Paris 2024 ? Aucune idée. Cependant, de nombreux sports et activités postulent pour faire partie des épreuves des JO qui se dérouleront en France. Boules Sports a d’ailleurs lancé un appel public pour que la pétanque, la boule lyonnaise et le raffa intègrent la compétition olympique. Denis Masseglia (Président du CNOSF) indique que d’autres sports de tradition française pourraient s’inviter à la fête comme le billard ou le squash, recalé pour les prochains JO à Tokyo. Le ski nautique pourrait lui aussi s’ajouter à la liste. Autre cas, celui de l’e-sport, en pleine expansion et dont des compétitions ont déjà été organisées en salle à Paris. Le député Denis Masseglia (homonyme du Président du CNOSF) a d’ailleurs tenté de mettre le sujet au cœur du débat à l’Assemblée Nationale, mettant en avant l’influence économique de l’industrie des jeux vidéos dans notre pays. L’enjeu éthique de cette supposition fait débat bien que Tony Estanguet ait émis la possibilité de cette présence. Réponse en 2021 !

 

Quel budget ? Qui pour payer ?

Le budget estimé pour la réalisation des Jeux de 2024 serait de 6,6 Mds d’euros. Un chiffre important mais faible comparé à ceux des éditions présentes, d’ailleurs toujours sous-évalués… La faiblesse de ce budget serait dû au faible besoin de construction et reconstruction d’infrastructures pour l’événement. En effet, 80% des infrastructures seraient déjà en place et ne demanderaient pas de gros investissements supplémentaires. Dans ces 6,6 Mds, le CIO participe à hauteur d’1,15 Md d’euros. Le Comité d’Organisation devra lui débourser 3,6 Mds et les 3 Mds restants seront à la charge des pouvoirs publics et divers partenariats privés. L’État versera lui un milliard pour les Jeux qui se dérouleront sur son territoire. Plus de 200 millions d’euros seront investis par la Ville de Paris et le département de Seine St-Denis. Ces pouvoirs publics débourseront environ 100 millions d’euros pour l’édition paralympique. Dans le sens des recettes, le COJO espère recevoir 1,1 milliard de la billetterie sur une base d’un taux de remplissage de 85%. 1 milliard est également espéré des partenariats locaux.

 

Où se dérouleront les épreuves ? Quels sites sont à construire ?

Environ 75% des infrastructures sont dores et déjà construites 26 sites sur 36, plus des aménagements temporaires). Le but de l’organisation et de l’État est de pouvoir réutiliser les enceintes créées pour l’événement. Parmi ces infrastructures, le village olympique sera construit à St-Denis près du Stade de France et le Chef de l’État ainsi que le gouvernement actuel comptent bien réutiliser les bâtiments en tant que logements sociaux après l’événement. La piscine olympique est également à creuser du côté de St-Denis où existe le centre de water-polo, quant-à-lui à rénover. Longtemps dans l’impasse, le stand de tir devrait lui se tenir au Bourget.

80% de l’ensemble de ces épreuves se dérouleront à Paris, auxquelles on peut ajouter l’athlétisme (stade de France), le tir à l’arc (esplanade des Invalides), le beach-volley (champ de mars), le tennis et la boxe à Roland-Garros, les épreuves de badminton et de volley se tiendront au même titre que l’espace médias au Parc des Expositions du Bourget, des épreuves auront lieu dans Paris comme le cyclisme sur route, le triathlon et les longues épreuves de natation (dans la Seine), l’escrime et le taekwondo (Grand Palais), le rugby à 7 (Stade Jean Bouin), le handball et le tennis de table (Parc des Expositions de Versailles), les épreuves équestres (Château de Versailles), le judo, le basket et la lutte (Paris Bercy), la gymnastique (Uarena, Nanterre), le hockey-sur-gazon (Collombes), l’haltérophilie (Zénith de Paris), l’aviron et le kayak en plein air à Vaires-sur-Marne ou encore le golf , le BMX, le cyclisme sur piste et le VTT dans les Yvelines.

En dehors de la région parisienne (excepté pour le Parc des Princes), les épreuves de football se dérouleront dans une partie des stades construits ou rénovés pour l’Euro 2016 (Marseille, Saint-Étienne, Lyon, Nice, Bordeaux, Toulouse, Lille) et à Nantes. Les épreuves de voiles se dérouleront dans la rade de Marseille et sa marina.

 

Vous l’aurez compris, l’événement reste à organiser mais il s’agira pour les amateurs de sports d’une compétition à savourer…

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