[PLANÈTE BLANCHE #22] Noël, Chapuis et Pinturault au top, Guigonnat et Braisaz médaillés mondiaux et Trespeuch sur le podium

Clément Noël a remporté le slalom de Soldeu, le dernier de la saison. (© Agence Zoom)

Le beau temps revient, et avec lui la fin de l’hiver. Les rêves composés d’or blanc, de fartage, de télémarks parfaits à la réception d’un saut, de tirs rapides et efficaces, de courbes taillées sur les pistes les plus vertigineuses de la planète, de sprints de frapadingues à la fin d’une course de ski de fond s’envolent. Ce n’est pas encore fini sur toute la Planète Blanche mais elle se dépeuple de nombreux sports. C’en est fini du ski alpin, du combiné nordique, du snowboard ou du ski freestyle. La luge, le skeleton, le bobsleigh, le patinage de vitesse ou le short-track étaient parties il y a maintenant un bon bout de temps. Ne restent plus que le biathlon, le ski de fond, le saut à ski et le patinage artistique pour une semaine encore, comme le para ski alpin où Marie Bochet et Arthur Bauchet raflent tout, ou presque. Les rêves hivernaux prennent fin, ils fondent comme la neige au soleil. Neige de printemps qui accueillera les championnats nationaux jusqu’à la fin du mois de mars, compétitions devenues les derniers battements du cœur de la Planète Blanche qui mourra dans quelques jours. Pour mieux revivre à la fin de l’automne prochain. La Planète Blanche ne meurt et ne mourra jamais. Elle offre tellement d’émotions qu’elle survivra à tout. Pour toujours. Même les retraites annoncés par des glorieux anciens – Felix Neureuther, Frida Hansdotter, François Braud, Maxime Laheurte, Magnus Moan pour ne citer qu’eux – ne la tuera pas. La Planète Blanche est (presque) morte, vive la Planète Blanche.
Retour sur toute l’actualité des sports d’hiver dans ce copieux 22eme numéro de Planète Blanche sur Agora Sports.

Pinturault et Noël finissent sur une victoire, quatre globes pour Shiffrin, Hirscher sur les rotules, Pinturault numéro deux mondial, la révélation Robinson

Les Finales de la Coupe de ski alpin disputées à Soldeu, en Andorre, ont livré leur verdict. Sur une piste très bien préparée malgré les températures clémentes, les Bleus ont brillé en technique tandis qu’un Italien au nom parisien a dominé la vitesse. Chez ses dames, une ogresse américaine a ramassé du cristal, beaucoup de cristal. Le Team Event, comme aux Mondiaux, est revenu aux Suisses de Ramon Zenhäusern. La prochaine course ce sera maintenant à la fin du mois d’octobre sur le glacier du Rettenbach à Sölden. On a déjà hâte d’y être.

Pinturault et Noël survolent le géant et le slalom, Fanara à la retraite

Une fin de saison de rêve. Dans les Pyrénées andorranes, les techniciens français ont connus une fin d’hiver parfaite, comme souvent d’ailleurs. On se souvient du triplé de St. Moritz lors du géant des Finales 2016. Cette année, Alexis Pinturault a archi-dominé le slalom géant et termine l’hiver deuxième au général de la Coupe du monde. Il devance le jeune suisse Marco Odermatt de presque une demi-seconde et le Slovène Zan Kranjec d’à peine plus d’une seconde. Le Niçois Mathieu Faivre termine bien son hiver avec une cinquième place. Puis Clément Noël, la révélation de l’hiver en slalom, a écrasé le slalom. Largement en tête après le premier tracé, le Lorrain a fermé le dernier portillon de l’hiver ce dimanche à Soldeu. Et il n’a pas craqué. Il gagne son troisième slalom de l’hiver après ceux d’Adelboden et de Kitzbühel. Il termine cet exercice numéro deux mondial de la spécialité.

Marcel Hirscher, quant à lui, conclut son hiver par des performances en deçà de son niveau (6e du géant, 14e du slalom). Il se dit qu’il n’est pas sûr de continuer sa carrière… Mais l’Autrichien – vainqueur cette année d’un huitième gros globe de rang et des petits globes du géant et du slalom – est coutumier de ce genre de rumeurs. Thomas Fanara, par contre, a bien mis un terme à sa grande et riche carrière. Toujours présent dans le top 7 des meilleurs géantistes, le skieur du Praz-sur-Arly se retire au sommet. On se souviendra de ses manches de risque tout et, aussi, de ses fautes d’intérieur devenues légendaires. Merci pour tout Thomas.

Paris roi d’Andorre, Feuz cristalisé

Il n’y avait qu’un descendeur en début de semaine dernière sur les pistes de Soldeu. Ce skieur c’est l’Italien Dominik Paris vainqueur du super-G et de la descente des Finales andorranes. Avec ces belles performances, il remporte le globe du super-G alors que celui de la descente était trop difficile à aller chercher, le Suisse Beat Feuz ayant trop d’avance. Les Français n’ont jamais été à leurs aises dans les Pyrénées : Matthieu Bailet termine 12e et meilleur bleu de la descente et Pinturault (15e) est l’hexagonal le plus performant en super-G.

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🔮🍾😊 #happy #2nd #globe #downhill

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Shiffrin voit du cristal en quadruple

S’il fallait trouver une reine de la Planète Blanche dans sa globalité, ce serait elle. L’Américaine Mikaela Shiffrin a écrasé toute la saison de ski alpin. Au bout de celle-ci, elle remporte le gros globe de cristal du général mais aussi les petits globes du slalom, du géant et du super-G. Au total, elle a amassé 2204 points tout au long de cet hiver. A Soldeu, elle a remporté le géant et le slalom alors que l’Allemande Viktoria Rebensburg gagnait le super-G et l’Autrichienne Mirjam Puchner la descente. C’est Nicole Schmidhofer qui gagne le petit globe de la descente, le seul que Shiffrin a daigné laisser à la concurrence. Mais, parce qu’il y a souvent un mais, la Néo-Zélandaise Alice Robinson, deuxième du géant pour son dixième départ en Coupe du monde, a volé la vedette à Shiffrin. La championne du monde juniors de la spécialité a réalisé deux manches d’exception et se pose en future grande du géant. Tessa Worley, 4eme du géant des Finales, termine l’hiver troisième mondiale en géant.

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La Norvège fait le grand chelem, Boe craque, Guigonnat en profite et la belle surprise Braisaz

Les Championnats du monde 2019 de biathlon se sont terminés hier à Östersund (Suède). La Norvège termine meilleure nation avec cinq titres – dont les quatre relais – et neuf médailles. La France est huitième avec quatre breloques (une d’argent, trois de bronze) et ne prend aucun titre, performance qu’elle n’avait plus réalisé depuis plusieurs années. Explications.

Martin Fourcade pas au niveau, un tir peu performant

L’explication principale à cette absence de titre pour la délégation française c’est la baisse de niveau de son habituel chef de file, Martin Fourcade. Avec deux tops 10 décrochés le premier week-end lors du sprint et de la poursuite puis deux performances moins reluisantes à l’occasion de l’individuel (39e) et de la mass-start (24e), le Catalan ne peut être satisfait de ses Mondiaux, ce qu’il ne cache d’ailleurs pas. Surtout, alors que c’était son atout principal en début d’hiver, l’ex-ogre du circuit a connu des trous d’air derrière sa carabine la semaine passée : 16/20 lors de l’individuel, deux tours de pénalités lors du tir debout du relais alors que la France jouait la médaille et 15/20 pendant la mass-start. Loin, très loin de ses standards habituels. En début de saison, seul le ski n’était pas là. Aujourd’hui, rien ne va plus dans la maison Fourcade, en flammes. Cette saison est à oublier pour le septuple vainqueur du gros globe de cristal.

Un seul titre individuel pour Johannes Boe, fragile sur le debout

Les premiers indices étaient apparus à l’occasion du week-end de Soldier Hollow, dans l’Utah. Le tir debout a toujours était le point faible de Johannes Boe. De la première semaine de compétition à la fin du mois de février, les démons johanessiens avaient disparus. Avant de commencer à réapparaître aux Etats-Unis. Puis de revenir carrément complètement à Östersund. Avec un seul titre (sprint), les Mondiaux de Boe sont ratés sur le plan individuel. Alors, oui, bien sûr il s’est assuré un premier gros globe et a gagné trois relais (mixte, hommes, mixte simple), mais, alors qu’il dominait largement la planète biathlon, il n’a pris qu’une médaille d’or en solitaire, la première. Ensuite, son tir debout s’est complètement déréglé – il avait déjà fauté une fois dans cette posture lors du sprint. Trois fautes au total pendant l’individuel pour une neuvième place finale et, surtout, un 13/20 lors de la mass-start avec un impressionnant 3/10 au debout dont un 0/5 sur sa dernière salve. Une craquante. Même si les conditions étaient extrêmes lors de la dernière course, aucun athlète n’a fait un zéro pointé.

Windisch et Peiffer titrés, Wierer et Öberg aussi, des breloques pour Braisaz et Guigonnat

Comme Johannes Boe a craqué derrière sa carabine et que Martin Fourcade n’est pas revenu à son meilleur niveau, ce sont d’autres biathlètes qui sont devenus champions du monde. Après la sensation Dmytro Pidruchniy lors de la poursuite, c’est l’Allemand Arnd Peiffer – coutumier du fait – qui a remporté l’individuel grâce à un excellent 20/20. Le Bulgare Vladimir Iliev et le grand frère de Johannes, Tarjei, montent sur la boîte à 19/20. Pour la mass-start, c’est l’Italien de 29 ans Dominik Windisch qui prend la médaille d’or. Le médaillé de bronze du sprint olympique de PyeongChang a réalisé un tir très solide à 17/20 pour l’emporter avec plus de 20 secondes d’avance. Derrière lui, le Français Antonin Guigonnat règle l’Autrichien Julian Eberhard pour l’argent. Guigonnat, pour ses premiers Mondiaux, prend une médaille, méritée. Quentin Fillon-Maillet est 5e lors que Simon Desthieux avait terminé 6e de l’individuel quelques jours plus tôt.

Chez les dames, la Suédoise Hanna Öberg est devenue championne du monde de l’individuel à domicile un an après son titre olympique décroché en Corée du Sud. Elle a signé un 20/20 comme l’Italienne Lisa Vittozzi, moins rapide sur les skis et donc argentée. Derrière les deux championnes, c’est l’inattendue Justine Braisaz qui déboule. Avec un 19/20, la jeune française vient échouer à une grosse trentaine de secondes de la Suédoise. Sans cette faute, elle serait championne du monde mais, bon, elle se satisfait de cette breloque pas vraiment attendue vue ses résultats récents. Pour accrocher cette médaille, elle a du se donner sur les skis, secteur dans lequel elle a dominé des championnes comme Dahlmeier, Fialkova, Brorsson ou Hauser. Lors de la mass-start, c’est un véritable récital que nous a offert l’Italienne Dorothea Wierer, à 18/20 avec deux fautes lors du dernier tir. La Transalpine garde une petite marge sur la Russe Ekaterina Yurlova-Percht et l’Allemande Denise Herrmann, titrée lors de la poursuite. Au général de la Coupe du monde, les deux italiennes Wierer et Vittozzi sont à égalité avant les Finales d’Oslo-Holmenkollen le week-end prochain. Suspense, suspense…

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World Champion🥇

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Les relais propriété norvégienne

Tous les relais disputés à Östersund sont revenus à la Norvège. Le mixte, le mixte simple, celui des femmes et celui des hommes. Cela prouve la valeur et la force du collectif norvégien. Mieux, les Scandinaves ont à chaque fois gagné avec une grosse marge sur leurs adversaires : 13 secondes lors des deux mixtes, 24 pour les femmes et 38 pour les hommes. Rien que ça. Bien sûr, avec ses résultats-là, la Norvège s’assure les trois globes des relais. Du côté de la France, il n’y a eu aucune médaille au cours de ses quatre relais, pourtant spécialité hexagonale. C’est peut-être la plus grosse déception de cette dizaine suédoise.


Le bilan de la saison d’IBU Cup et de Junior Cup

Alors que la saison de Coupe du monde touche à sa fin, celle des circuits satellites est terminée. Lors de la dernière étape d’IBU Cup disputée à Val Martello (Italie), Caroline Colombo et Aristide Bègue, qui ont disputé des Coupes du monde au cours de la saison, ont brillé. La première a gagné un des deux sprints du programme en plus de la mass-start, disputée à 60 pour la première fois en compétition internationale. Aristide Bègue, lui, fait 5e et 6e des sprints puis gagne aussi la mass-start. Sa sœur, Myrtille, termine belle 4e du premier sprint. Les gros globes de l’IBU Cup sont remportés par les Russes Victoria Slivko et Anton Babikov.

En Junior Cup, la saison s’est terminée il y a maintenant une semaine. C’était à l’occasion des championnats d’Europe juniors de Sjusjoen (Norvège). La France repart de cet Euro avec trois médailles dont deux titres venus de Camille Bened lors de l’individuel et du sprint. La troisième breloque vient de Guilonne Guigonnat, argentée sur le sprint gagné par sa compère d’entraînement. L’Allemand Tim Grotian remporte le général de la Juniors Cup tout comme sa compatriote Hanna Kebinger chez les dames, Camille Bened est troisième.


Jouve sur le podium à Drammen, Bolshunov et Johaug s’assurent un petit globe à Falun

La saison de ski de fond n’est pas encore terminée. La fin est cependant proche, ce sera dans une semaine à Québec City où le Ski Tour Canada viendra conclure l’hiver. Il y aura du suspense outre-Atlantique. Si les petits globes de la distance sont maintenant décernés : ils iront à Alexander Bolshunov et Therese Johaug vainqueurs de l’épreuve contre-la-montre de Falun. En sprint, le Norvégien Johannes Hoesflot Klaebo s’est assuré le petit globe en l’emportant, toujours à Falun, alors que la Suédoise Stina Nilsson, vainqueur à domicile ce week-end, a 90% de chance de le lever au Canada vendredi prochain. C‘est donc pour le gain du gros globe de cristal récompensant le vainqueur du classement général que le suspense est toujours de mise. Klaebo ne possède puis que 14 points de marge sur Bolshunov. Ingvild Flugstad Oestberg a un peu plus de marge sur Natalia Nepryaeva chez les dames, mais tout est encore possible.

Un peu plus tôt dans la semaine, le Français Richard Jouve avait pris une super troisième place lors du sprint classique de Drammen, en Norvège. Dans la Mecque du sprint, le médaillé olympique du team sprint est devenu le deuxième français à monter sur un podium d’un sprint classique de Coupe du monde.

Trespeuch monte encore sur le podium, Chapuis l’emporte, Midol et Baron sur la boîte

Les Finales de la Coupe du monde de snowboardcross et de ski cross ont eu lieu le week-end passé sur le parcours suisse de Veysonnax. Les Français y ont brillé, notamment Chloé Trespeuch et Jean-Frédéric Chapuis.

Chloé Trespeuch poursuit son retour tonitruant, les globes pour Samkova et Hämmerle

Pour un retour gagnant, c’en est un… Alors qu’elle s’était gravement blessée à la cheville l’été dernier, Chloé Trespeuch n’était revenu à la compétition que pour les Mondiaux de Solitude, où elle s’était inclinée en demi-finales. Depuis, il y a eu deux manches de Coupe du monde. Et les deux fois, l’athlète de Val Thorens est montée sur la deuxième marche du podium : à Baqueira Beiret il y a deux semaines et à Veysonnax, donc, ce samedi. Comme en Espagne, c’est la Tchèque Eva Samkova qui l’emporte. Elle s’assure le globe de la spécialité comme en 2017. Chez les hommes, l’Espagnol Lucas Eguibar l’emporte en Suisse, le globe est pour l’Autrichien Alessandro Hämmerle, deuxième des Finales

La dernière pour Chapuis, Midol soulève son globe, Baron encore sur la boîte, le gros globe officiellement pour Laffont

En ski cross, tout était déjà joué, ou presque, dans la course aux globes. Le Français Bastien Midol avait l’assurance de lever du cristal ce dimanche à l’issue des Finales et la Suissesse Fanny Smith avait une énorme marge d’avance sur la Suédoise Sandra Näslund. Les deux skieurs ont donc levé le globe à Veysonnax. Pour ce qui est de la course, c’est un autre français, Jean-Frédéric Chapuis, qui l’emporte devant Brady Leman et… Bastien Midol qui fête son globe par un nouveau podium. Chez les dames c’est la Canadienne Marielle Thompson qui l’emporte, devant Näslund et la Française Alizée Baron qui monte sur son quatrième podium de l’hiver. Enfin, Smith ayant terminée à la septième place, le bosseuse française Perrine Laffont remporte le gros globe de cristal du ski freestyle, son tout premier.

Le Raw Air pour Kobayashi, Lundby prophète en son pays

La fin de saison de saut à ski est très intense. Entre la tournée norvégienne des tremplins, la tournée russe pour les femmes et le vol à ski à Vikersund, il y a de quoi ne plus savoir où donner de la tête. Votre aimable serviteur est là pour vous remettre les idées en place.

Le gros globe pour Kobayashi qui remporte le Raw Air à Vikersund, Stjernen prend sa retraite sur un podium

Quinze sauts et une victoire qui se joue à seulement 2.9 points. C’est à cette épilogue que l’on a assisté hier soir à Vikersund en Norvège. Le Raw Air a sacré Ryoyu Kobayashi un an après Kamil Stoch. Le Japonais a réalisé un dernier concours du feu de dieu sur le tremplin géant de Vikersund. Ce n’est que sur l’ultime saut qu’il a pris le meilleur sur l’Autrichien Stefan Kraft. Le Norvégien Robert Johansson complète le podium final. Pour les concours particuliers, ils sont revenus à Kraft (Lillehammer), Kobayashi (Trondheim) et Domen Prevc (Vikersund). Le Norvégien Andreas Stjernen, pour son dernier concours en carrière, a pris la deuxième place à Trondheim. Enfin, Ryoyu Kobayashi s’est assuré le gain du gros globe de cristal du saut à ski : c’est le premier non-européen à réaliser cette performance. Il pourrait faire coup double à Planica dans une semaine puisqu’il mène le général du vol à ski avant les deux concours slovènes…

La totale pour Maren Lundby, Seyfarth bien partie en Russie

Nous avions laissé l’Autrichienne Daniela Iraschko-Stolz en tête du premier Raw Air Tournament féminin de l’Histoire. Avec une avance d’un dixième de point sur la Norvégienne Maren Lundby, sa marge était loin d’être énorme. Cela s’est confirmé sur les tremplins de Lillehammer et de Trondheim, lieux des deux dernières compétitions. La légende autrichienne a craqué tandis que la championne olympique s’est imposée lors des deux concours. Elle remporte donc le Raw Air devant les Allemandes Katharina Althaus et Juliane Seyfarth, Iraschko-Stolz est quatrième. La Française Joséphine Pagnier, du club de Chaux-Neuve, prend une belle 22eme place finale grâce à deux tops 15 décrochés en début de semaine dernière.

Les filles n’étant pas conviées sur le tremplin géant de Vikersund, elles se sont dirigées vers la Russie pour terminer leur hiver, par une nouvelle tournée. Elle s’appelle le Russia Blue Bird et réunis les quatre concours disputés à Nizhny Tagil et Chaikovsky. Les deux premiers concours ont eu lieu le week-end passé dans la première station. C’est l’Allemande Juliane Seyfarth qui domine ses deux compétitions disputées sur un petit tremplin de 97 mètres. Après ce premier week-end, la Germanique mène le Russia Blue Tour 16 points devant Maren Lundby. Cette dernière s’est d’ailleurs assurée un second gros globe de rang.

La dernière pour Riiber, comme un symbole, Braud et Laheurte raccrochent

Les derniers souffles de la saison de combiné nordique avaient lieu en Allemagne à Schonach. Et du souffle il y en avait, beaucoup. Le vent a effectivement empêché Maxime Laheurte et François Braud, qui mettent un terme à leur carrière internationale, de sauter une dernière fois en compétition dimanche dernier. C’est le saut d’essai qui a été pris en compte pour déterminer les écarts de la poursuite de ski de fond. Les deux potes de l’équipe de France n’ont donc pas connu ce dernier frisson. Plus exactement ils l’ont connu sans s’en rendre compte samedi dernier. C’est bien dommage mais c’est ainsi. Pour leurs derniers kilomètres de ski de fond les deux trentenaires ont profité de ses derniers instants d’athlètes de haut niveau. Braud termine 19e et Laheurte 48e après un saut d’essai complètement manqué la veille. Les deux derniers rescapés de la grande équipe de France de combiné nordique laissent les clés du Team France à Antoine Gérard, 11e des Finales de la Coupe du monde après être parti 42e. Edgar Vallet, 27e, et Laurent Muhlethaler, 36e, incarnent aussi le futur du combiné français.

Beaucoup me pose la question, eh bien oui je vis mes derniers jours en tant qu’athlète de combiné nordique! Mais ce…

Posted by Maxime Laheurte on Friday, March 15, 2019

Sinon, l’hiver s’est terminé, comme un symbole, par une victoire du Norvégien Jarl Magnus Riiber, sa 13e de l’hiver. Le prodige scandinave a levé son premier gros globe à l’issue de cette course. Le premier gundersen du week-end avait été gagné par le vétéran autrichien Bernhard Gruber.

En bref…

Le globe du para biathlon pour Daviet, Chalençon sur le podium

L’hiver de para ski nordique a pris fin ses dernières heures avec la Coupe du monde de Sapporo. Benjamin Daviet termine meilleur biathlète de la saison en levant le globe de la spécialité avec une bonne marge d’avance sur la concurrence. Anthony Chalençon, et son guide Simon Valverde, termine deuxième du général en biathlon à plus de 100 points du vainqueur du globe. En ski de fond, Daviet arrache le podium du général à Sapporo alors que Chalençon est sixième.

Luitz récupère sa victoire de Beaver Creek

Le géantiste allemand Stefan Luitz, qui avait brillamment battu Marcel Hirscher en début d’hiver à Beaver Creek, a récupéré le bénéfice de sa victoire acquise sur la piste. Effectivement, quelques heures après ce joli coup, des images montrant le skieur germanique inhaler de l’oxygène entre les deux manches – pratique interdite par le règlement de la Fédération internationale de ski (FIS) – avait obligé la FIS à le disqualifier a posteriori. Seulement, Luitz a porté l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui lui a donné raison en fin de semaine dernière : cette pratique n’étant pas interdite par l’Agence Mondial Antidopage (AMA) et les règlements de cette dernière devant prendre le pas sur ceux des fédérations internationales, Luitz n’a pas a être sanctionné. La FIS a pris acte de cette décision en réintégrant l’Allemand au classement du géant de Beaver.

13 médailles pour la France aux Universiades d’hiver de Krasnoyarsk

La grand-messe du sport universitaire d’hiver – qui se disputait pour la première fois en Russie – s’est terminée mardi dernier. La délégation française, finalement privée de Perrine Laffont qui a décidé de ne pas faire le déplacement après le gain de son deuxième petit globe des bosses de suite, y a décroché treize médailles dont deux titres.

Les titres mondiaux universitaires viennent du bosseur Benjamin Cavet et d’Aurélie Monvoisin, spécialiste du short-track titrée sur le 500m. Cette dernière a aussi décroché deux médailles d’argent sur le 1000m et le 1500m tandis que Cavet est bronzé en bosses parallèles. Deux autres médailles d’argent ont été glanées : Quentin Fercocq sur le 1500m en short-track et Eliot Gorry en ski slopestyle. Les six autres breloques sont de bronze et viennent de différents sports. Le ski alpin avec Paco Rassat en slalom et Carmen Haro en combiné alpin, le biathlon avec Felix Cottet-Puinel sur l’individuel et le duo Cottet-Puinel/Marine Challamel en relais mixte simple, le ski acrobatique avec Lou Barin en ski slopestyle et le patinage artistique avec Adelina Galyavieva/Louis Thauron en danse sur glace. Il y a deux ans à Almaty, la France n’avait décroché que neuf médailles mais il y avait quatre titres dont un doublé du biathlète Baptiste Jouty qui a, depuis, arrêté sa carrière.

Les globes du Big Air décernés à Québec

Les globes de cristal du Big Air, snowboard et freeski, ont été décernés du côté de Québec le week-end dernier. En snowboard, le Belge Seppe Smits et l’Américaine Julia Marino l’emportent et ce sont les Japonais Takeru Otsuka et Reira Iwabuchi, absents au Canada, qui remportent le cristal. Enzo Valax, 7e, et Titouan Bartet, 9e, terminent le top 10 de cette dernière épreuve de l’hiver. En freeski, l’Autrichien Lukas Müllauer et la Suissesse Mathilde Gremaud l’emportent mais ce n’est pas suffisant pour les globes glanés par le Suisse Andri Ragettli et la Canadienne Elena Gaskell. Coline Ballet-Baz termine 6e de cette étape de la Coupe du monde.

La nouvelle vidéo de l’hilarante Team Valoche

Pour une petite séance de rattrapage, cliquez juste en-dessous

A propos de Florian Burgaud 84 Articles
Amoureux de sport depuis tout petit. Les sportifs d'hiver c'est la vie. Étudiant en M1 journalisme sportif à l'EDJ Nice.

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