[PREVIEW] New Orleans Pelicans : à la hauteur de la hype ?

Sans Anthony Davis, les Pelicans comptent sur Zion Williamson pour retrouver de l'élan dans une Conférence Ouest très relevée... (c) Clément Carton

En mai dernier, les Pelicans n’avaient que 6% de chance de repartir avec le meilleur choix de draft 2019. Pourtant, ce sont bien eux qui ont drafté en premier. Résultat, le phénomène Zion Williamson a débarqué en Louisiane. Avec lui, c’est toute une franchise habituée à l’ombre, qui se retrouve sous le feu des projecteurs et qui espère tourner la page Anthony Davis.

Ce qui a changé cet été : près de la moitié de l’effectif

Pour sa première intersaison en tant que Général Manager des Pels, David Griffin a eu beaucoup de travail. Sur le papier, on peut dire qu’il s’en est très bien sorti. Le premier dossier qu’avait à gérer l’ancien GM des Cavs était celui d’Anthony Davis. Après plusieurs mois de rumeurs et de déclarations, « AD » est allé rejoindre LeBron James aux Lakers dans un trade XXL. En échange, la franchise de Louisiane a reçu Lonzo Ball, Josh Hart et Brandon Ingram, plus trois premiers tours de draft dont le pick numéro 4 de la cuvée 2019 !

David Griffin ne s’est pas arrêté là, puisqu’il a échangé ce 4ème choix à Atlanta contre les picks 8, 17 et 35 qui sont devenus Jaxson Hayes et Nickeil Alexander-Walker. Cerise sur le gâteau, le GM réussi à se débarrasser de Salomon Hill et de son contrat à 13 millions de dollars pour cette saison. Puis, lors de la Free Agency, les Pelicans ont notamment mis la main sur les expérimentés J.J. Redick et Derrick Favors (31M de $ la saison à eux deux).

Côté départ, Julius Randle (21 points, 8 rebonds la saison dernière) et Elfrid Payton sont partis s’embourber dans le marasme des New York Knicks. Stanley Johnson, Cheick Diallo et Christian Wood sont respectivement partis à Toronto, Phoenix et Detroit. La mauvaise nouvelle de l’été, c’est la blessure de Darius Miller. L’ailier, victime d’une rupture du tendon d’Achille est forfait pour toute la saison.

Roster 2019-2020

Si le roster est séduisant sur le papier, il peut l’être encore plus sur le terrain. Le coach, Alvin Gentry a déjà prévenu, ça va courir en Louisiane. «On sera une équipe qui jouera avec beaucoup de rythme. Je serais déçu si on ne domine pas la ligue au niveau du rythme la saison prochaine. On va courir et proposer un spectacle agréable pour nos fans tout en étant productifs ». Pour ça, il pourra compter sur Zion Wiliamson qui devrait se régaler avec la qualité de passe de Lonzo Ball. Pour calmer les ardeurs de tout ce beau monde, et jouer sur demi-terrain, les Pelicans pourront compter sur Jrue Holiday, qui sort de la meilleure saison de sa carrière au niveau du scoring (21,2 points par match). Avec le départ de Davis, il doit devenir le patron de l’équipe.

Sur les ailes, Brandon Ingram devra confirmer son potentiel entraperçu la saison passée. Enfin à l’intérieur, Favors apportera son expérience au côté du rookie Jaxson Hayes et de Jahlil Okafor, dans un secteur qui manque peut être d’un peu de dureté défensive et surtout d’un vrai pivot d’expérience. Au final, cette équipe à tout pour attirer, et comme le dit David Griffin : « si vous n’êtes pas fan des Pelicans, vous allez le devenir ».

Le cinq de départ probable : Lonzo Ball – Jrue Holiday – Brandon Ingram – Zion Wiliamson – Derrick Favors

Joueurs clés du banc : Josh Hart – JJ Redick – E’Twaun Moore – Jahlil Okafor – Jaxson Hayes – Nickeil Alexander-Walker – Frank Jackson

Le joueur à suivre : Zion Williamson, phénomène physique et marketing

L’homme qui a changé l’image de la franchise avant même d’avoir joué une seule minute. Une telle hype pour un rookie au XXIème siècle remonte à LeBron James en 2003. Son impact est tel, que quelques heures après la loterie en mai dernier, les Pelicans avaient déjà vendu 3000 abonnements. C’est simple, le meilleur joueur de la saison en NCAA a remis la franchise sur le devant de la scène médiatique NBA. En 2018/2019, les Pelicans ont vu 13 de leurs matchs diffusés en antenne nationale. Cette année, ce chiffre passe à 20. Surtout, « Nola » va disputer le match d’ouverture de la saison face aux Raptors et jouer le 25 décembre à Denver. Deux dates importantes dans une saison NBA. Cette mise en avant, c’est grâce à Zion.

Le natif de Caroline du Nord est un ovni physique. 19, ans 2,01 mètres, 130 kg (en NBA, seul Boban Marjanovic est plus lourd) et une détente d’1,14 mètres ! Ce physique a fait de lui en championnat universitaire (NCAA) une machine à highlights (jetez un oeil à ce top 10 pour vous en rendre compte). Explosivité, vitesse, finition au shoot, mental, telles sont les principales qualités du bonhomme.

Les principales réserves concernent son shoot (33% à 3 points la saison dernière et 64% aux lancers francs). Et forcément, avec un tel poids et une telle détente, des craintes apparaissent quant aux risques de blessures. Ces genoux ont déjà grincé cet été, puisqu’il n’a disputé que 9 minutes en Summer League. L’ancien de Duke ne devra pas tout miser sur ses qualités athlétiques et développer d’autres aspects de son jeu. S’ il y arrive alors le potentiel est sans limite.

Objectifs : Atteindre les playoffs et construire un collectif

Absents des phases finales en 2019 (13ème, bilan de 33 victoires et 49 défaites) les Pelicans peuvent espérer retrouver les playoffs grâce à un effectif qui semble plus équilibré que la saison dernière. De plus, ils comptent dans leurs rangs un homme qui n’a jamais raté les playoffs en 13 saisons : JJ Redick. Il s’est à chaque fois qualifié, que ce soit avec le Magic, les Bucks les Clippers ou les Sixers !

Mais beaucoup de flou entoure cette équipe. Ainsi, les jeunes Lakers n’ont pour l’instant pas montré qu’ils pouvaient porter une équipe, Williamson n’a pas joué une minute en NBA, et Redick et Favors n’ont jamais été des « Franchise Players ». L’autre interrogation concerne les blessures. La saison dernière, Holiday, Ball et Ingram ont raté 80 matchs à eux trois pour cause de pépins physiques. Dans une conférence ouest toujours plus dense, l’accession aux playoffs sera compliquée.

Trop fort pour le tanking, pas assez pour les playoffs, tel pourrait être le résumé de cette saison. Avec 9 nouveaux joueurs, l’équipe repart quasiment de zéro et Alvin Gentry va devoir créer un collectif et responsabiliser des jeunes joueurs. Toutefois, le futur s’annonce très prometteur dans le bayou. Excepté Favors, tous les joueurs majeurs sont sous contrat pour la saison 2020-2021 et seul Jrue Holiday a un salaire au dessus des 20 millions de dollars. Du cap et un projet excitant, tout ce qu’il faut pour attirer des agents libres.

Prono de la rédac’ : 11e de la conférence Ouest

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