[PREVIEW] Saison 2018 de Formule 1 : à quoi s’attendre ?

Le Halo s'installe sur toutes les monoplaces en 2018... Ici sur la Mercedes (AFP / Davide Vincere)

La saison 2018 de Formule 1 est enfin là. Pendant 21 courses, les pilotes vont se battre avec un seul but : devenir champion du monde.

Les nouveautés

Avant d’attaquer la présentation des écuries en trois pôles, petit point sur les petits changements dans le règlement. En premier, apparition d’un pneu « hyper tendre ». Il se dégrade plus vite que l’ultra ou le super tendre et permet aux monoplaces d’aller plus vite. C’est censé augmenter le spectacle et le suspens. Autre nouveauté, l’apparition du halo. Cette cage qui protège la tête des pilotes et qui a du faire réfléchir les ingénieurs de toutes les écuries pour l’optimiser. Du poids de rajouté sur les voitures et un sacré obstacle aérodynamique. Enfin, le changement de règlement sur les pièces à changer.
Autres changements : Moteur thermique, Turbocompresseurs & MGU-H : 3 au lieu de 4 l’an passé. Le Kers, la batterie et le boitier de contrôle électronique : 2 au lieu de 4 l’an passé. En cas de pénalité, on ne peut plus accumuler 78 places en moins. C’est départ du fond de grille.

La présentation des écuries…

Le titre

Trois écuries seront à la lutte pour les deux trophées. On retrouve évidemment Mercedes, favorite à sa propre succession. Lewis Hamilton est plus que jamais motivé pour rentrer dans le club des quintuples champions. Son coéquipier reste Valtteri Bottas. Le Finlandais sera suivi puisqu’on attend mieux de ses performances.

Derrière, Ferrari se rapproche années après années. Ce qu’il faut gommer, c’est ce problème de fiabilité. On se souvient que la tournée asiatique de fin de saison avait été un cauchemar pour la firme italienne. On mise sur la stabilité au niveau des pilotes, ce qui semble payant vu les temps de Vettel et Raikkonen lors des essais de pré-saison. D’ailleurs, le souriant finnois, sera au centre de toutes les attentions puisqu’il est en fin de contrat.

Une situation que suit de très près Daniel Ricciardo. L’Australien est envoyé à Ferrari depuis quelques mois. Pour le moment, il devra se battre avec son propre coéquipier pour le titre. Dans une Red Bull qui elle aussi devra s’améliorer niveau fiabilité, Verstappen et Ricciardo seront des adversaires coriaces. Le Néerlandais qui a fini la saison 2017 en trombe compte bien surfer sur cette dynamique pour être un poil à gratter de luxe. Et pourquoi pas un champion du monde surprise ?

La quatrième place

Nouvelle lutte à trois pour la quatrième place des constructeurs. Vainqueur sortant de cette position, Force India est dans une période un peu trouble. Les discussions pour son rachat, et son changement de nom, n’ont pas été fructueuses. Dans une livrée rose et blanche infecte, Esteban Ocon et Sergio Perez vont tenter de surfer sur leur très belle saison 2017. Si les podiums risquent d’être plus durs à obtenir, on espère évidemment un exploit du Français le 24 juin prochain lors du retour du GP de France au Castellet.

Si les Indiens ne se sont pas rapprochés des écuries de devant, c’est derrière que le niveau s’est amélioré. Tout d’abord avec Renault. L’écurie française est dans une progression constante depuis son arrivée. Pour les podiums et les titres, il faudra attendre encore un peu, l’écurie étant encore dans une phase de reconstruction. Pour autant, ils peuvent être ambitieux grâce au duo de pilotes qu’ils ont. Nico Hulkenberg et Carlos Sainz Jr vont être capable de pousser la voiture dans ses limites. Il faudra donc les surveiller jusqu’à la fin.

Enfin, et on est heureux de les retrouver à un niveau convenable : McLaren. Equipée d’un bloc moteur Renault, l’écurie britannique espère enfin décoller après trois années horribles sous l’ère Honda. Dotés d’une voiture incroyable, Fernando Alonso et Stoffel Vandoorne vont pouvoir continuer les performances, et qui sait, peut être accrocher un podium. Ce duo fonctionne parfaitement tant le Belge semble apprendre très vite auprès du roi espagnol. Fernando qui va d’ailleurs concourir en Endurance en même temps que la F1. Une façon de montrer que l’appétit du double champion du monde est insatiable. On prie pour une victoire aux 24 heures du Mans.

Le bas de tableau

Elles seront en théorie quattre à lutter pour les miettes. En premier lieu, Williams. L’écurie anglaise est dans une période de transition, et ça se voit à leur duo de pilote. Lance Stroll, 19 ans, 2ème saison et Serguey Sirotkin, 22 ans, rookie. On cherche à construire pour l’avenir. De plus, on a appris que Martini se retirait à la fin de la saison. Il faut donc profiter de la magnifique monoplace. L’an prochain, ça sera autre chose.

Derrière, Toro Rosso. La petite sœur de RedBull s’est vue affublée d’un nouveau motoriste : Honda. Bénédiction ou malédiction ? Seul le temps nous répondra. Pour le moment, les Italiens semblent contents de leur partenariat. Pas de soucis majeurs lors des essais libres donc l’optimisme est de mise. Dans la voiture, on retrouve le duo qui a terminé la saison 2017, à savoir Pierre Gasly et Brendan Hartley. Ils restent des rookies, mais un brin expérimentés. A voir comment ils vont tirer le maximum d’une monoplace qui est loin d’être un cadeau.

Pour Haas F1, c’est encore la construction. On le rappelle, ils se sont formés sans passer par une écurie déjà existante. Il faut donc un peu de temps pour que l’on voit de premiers vrais résultats. Même s’ils paraissent en forme dans les premiers essais libres de la saison. Ils gardent le soutien de Ferrari sur le moteur et quelques pièces. Pour les pilotes, pas de changements. Romain Grosjean et Kevin Magnussen tenteront de faire des exploits. Tant que K-Mag n’envoie pas les autres dans le décor, tout se passera bien.

Enfin, Sauber semble enfin sortir de la morosité. Depuis l’arrivée de Frédéric Vasseur en directeur général, l’écurie Suisse s’est restructurée et semble maintenant capable de viser quelques points. L’arrivée d’Alfa Roméo en sponsor titre permet de renflouer les caisses et donc d’être ambitieux sur la voiture. A voir si on ne va pas avoir une petite sœur de Ferrari dans le futur. On retrouve notamment le Monégasque Charles Leclerc, pilote de la Ferrari Driver Academy. Le champion de Formule 2 en titre va découvrir le grand bain de la F1 à seulement 20 ans. Son coéquipier sera Marcus Ericsson, bien aidé par ses sponsors. Ils héritent d’une voiture meilleure que l’an passé. L’optimisme est donc de mise.

Le pronostic

Puisqu’il faut se mouiller, Max Verstappen sera champion pour les pilotes tandis que Mercedes seront champions constructeurs. Esteban Ocon fera podium au grand prix de France.

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