[WEST-PREVIEW] Utah Jazz : un orchestre sur la même mélodie mais sans ténor

le nouveau"core" du Jazz (c) The Salt Lake tribune

La saison 2016-2017 a été une saison accomplie pour le Utah Jazz. Le projet et la culture installés leur ont effectivement permis d’enfin accéder aux Playoffs. Fiers cinquièmes de saison régulière dans la conférence ouest, les Jazzmens ont même réussi à passer le premier tour face aux Clippers. Malheureusement, la Free Agency ne leur a pas été aussi favorable. L’Utah Jazz s’est en effet résolu à laisser partir George Hill mais surtout son produit maison, son franchise player, son All Star : Gordon Hayward. C’est une énorme perte mais, avec les arrivées de Donovan Mitchell et de Ricky Rubio, le Jazz n’entame pas cette saison avec des objectifs revus à la baisse. La mélodie reste la même : défense d’élite et objectif Playoffs.

Résumé de l’été

L’été du Jazz a commencé avant même la Free Agency. Sachant les prétentions salariales de George Hill (et son historique de blessures), le Front Office a monté un deal avec les Wolves pour récupérer Ricky Rubio. Le trade leur aura coûté un 1er tour de draft 2018 (celui d’OKC, protection si top 14). Le Jazz avait déjà fait un autre mouvement lors de la draft. Pour pouvoir sélectionner Donovan Mitchell, arrière explosif et scoreur, ils ont échangé leur 24ème choix avec les Nuggets (13ème choix) en y ajoutant Trey Lyles.

Joe Ingles auteur d’une très bonne saison 2016-2017 a également été prolongé à auteur de 50M sur trois ans. Une fois Hayward parti à Boston, l’équipe dirigeante s’est attaquée à son “remplacement” : Bienvenue Sefolosha et Jerebko. Enfin Udoh est venu d’Europe pour combler le départ de Boris Diaw.

Arrivées : Donovan Mitchell, Ricky Rubio, Thabo Sefolosha, Jonas Jerebko, Ekpe Udoh,  Tony Bradley.
Départs : Gordon Hayward, Goerge Hill, Boris Diaw

Le Joueur à Suivre : Rodney Hood

Rodney Hood (c) CBSSports

Gordon Hayward parti, et pas forcément remplacé à talent équivalent, Quinn Snyder et son staff vont devoir un peu bricoler pour garder le statut qu’a acquis le Jazz cette année. Et dans cette optique, il a été fait savoir très tôt dans l’été que Rodney Hood serait le principal bénéficiaire du départ de Gordie. L’état Major attend un gros step-up de son arrière en contract year (des négociations sont en cours dans le cadre de la restricted free agency). Hood sort d’une saison mitigée, il n’a clairement pas fait partie des gros contributeurs de la saison du Jazz (Hill-Hayward- Gobert) et quand il est clair que Gobert est maintenant le visage de la franchise, l’équipe a besoin d’un apport supplémentaire de Hood. Rubio est un bien moins bon shooter que Hill et Joe Johnson prend encore une année au compteur.

Rodney Hood est avant tout un shooteur capable de prendre feu à tout moment mais il va lui être demandé de progresser également balle en main et à la création pour les autres en plus d’améliorer ses scores personnels. De sa saison dépend forcément la finalité de la régulière pour Utah.

Cinq de départ

Ricky Rubio – Rodney Hood – Joe Ingles – Derrick Favors – Rudy Gobert

Plus de Hill ou Hayward mais le cinq du Jazz demeure totalement compétitif. Premièrement, ce cinq s’inscrit toujours dans la volonté de créer une défense d’élite. Ricky Rubio est tout à fait capable de reprendre en main la part créative de George Hill et son pick-and-roll avec Gobert s’annonce prometteur. Par contre, c’est au niveau du scoring que le Jazz risque d’avoir des problèmes… A moins que le rookie Donovan Mitchell prenne du galon dès cette saison. Les deux partants occupaient en effet une grande partie des tickets shoots de l’équipe.

Sur ce point, c’est donc Hood et Favors (aussi en contract year) qui vont devoir augmenter leur production, Ingles devenant la menace extérieure. Hood a été prévenu de sa tâche de leader offensif et Favors a annoncé ne jamais avoir été aussi en santé depuis deux ans. Mais ce sont deux joueurs dont la saison 2016-2017 a déçu, avec des rôles en retrait. Ils pourront tout de même compter sur l’apport d’un banc de qualité avec Joe Johnson et le retour d’Alec Burks.

Le pronostic de la rédaction : 10ème place à l’Ouest

Il va être difficile pour le Jazz d’atteindre les Playoffs cette saison. Mais loin d’être impossible. Leur culture défensive va probablement les maintenir dans la course. Gobert a eu tout l’été pour travailler et être un atout offensif plus présent pour son équipe. Quinn Snyder est assurément l’un des coachs les plus qualifiés de la ligue et pourra aider son rookie Donovan Mitchell à être prêt dès le début de la saison.

Dans l’une des divisions les plus relevées de la ligue, le Utah Jazz n’a plus de franchise player, c’est là le principal problème. Les tie-breakers seront déterminants pour accéder aux derniers spots des Playoffs. Si saison de transition il devait y avoir, les fans de Salt Lake City pourront peut-être se consoler avec un titre de MIP pour Hood, un DPOY pour Gobert… Ou un titre de rookie de l’année pour Mitchell !

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