PyeongChang 2018 : le parfum olympique est de retour…

Ça y est ! Les Jeux Olympiques d’hiver sud-coréens de PyeongChang – à ne surtout pas confondre avec le terrible et belliqueux Pyongyang nord-coréen – arrivent, comme l’hiver qui pointe le bout de son nez…

Qui dit retour de l’hiver dit retour des compétitions des sports blancs. Ski alpin, biathlon, combiné nordique, saut à ski, ski de fond, ski freestyle, snowboard, patinage en tous genres, luge, skeleton, bobsleigh, hockey-sur-glace, curling. Voilà les sports qui font leur retour sur le devant de la scène médiatique (quoi que, le football c’est mieux). Non, les sports de neige et de glace constituent la meilleure partie de l’année en termes de sport. Qui refuserait de passer un week-end au coin de la cheminée – plaide sur le dos et chocolat chaud à la bouche – à regarder Eurosport pour un multiplex enneigé passant du géant de Val d’Isère sur terrible la Face de Bellevarde, à la mass-start de biathlon de Ruhpolding, la Mecque de la discipline, tout en allant faire un tour admirer les acrobates sur le pipe de Tignes ainsi que sur le tremplin géant de Vikersund et sur le colline osloïte d’Holmenkollen pour s’enthousiasmer devant les fondeurs ?

La ferveur hivernale

Oui, parce que les sports blancs c’est aussi la passion des public scandinaves et allemands (et aussi français, on adore l’ambiance jurassienne de Chaux-Neuve). Les compétitions de la Tournée des 4 Tremplins, disputées autour du jour de l’An en Allemagne et en Autriche, c‘est vraiment quelque chose. Ça vous fait adorer le saut à ski, vous qui pensiez ne jamais passer deux heures à regarder des fous en combinaison moulante sauter à plus de 130 mètres, sur de la neige. Le sprint de ski de fond de Drammen, à même cette ville typique de Norvège, c’est aussi un truc de déglingos. Car, oui, le retour des sports d’hiver c’est aussi le retour des Vikings. Les Norvégiens sont les rois dans les épreuves dites nordiques – ski de fond, saut à ski, biathlon, combiné nordique. Petter Northug Jr. et Marit Bjørgen sont les deux légendes du ski de fond, deux rois qui vont font adorer ce sport aussi ingrat sous le soleil estival que magique sous la neige hivernale. Mais dans ce royaume dominé par les Vikings et les Teutons – oui ils sont les könige, les rois, en combiné nordique et en luge, il faut le reconnaître – des petits français font de la résistance.

Les p’tits français vont nous faire vibrer

Oui, le retour de l’hiver c’est aussi le retour des hype Martin Fourcade, Alexis Pinturault, Jason Lamy Chappuis (qui fait son grand come-back pour les Jeux) ou Jean-Frédéric Chapuis. Enfin, pour ce dernier ainsi que pour Pierre Vaultier, Nelly Moenne-Loccoz, Ophélie David et Chloé Trespeuch ça ne fonctionne pas, leurs magnifiques performances en snowboard et skicross passant quasiment inaperçues dans les médias. Quel dommage. Beaucoup de personnes passent à côté de nombreux phénomènes. Phénomènes, Kevin Rolland et Marie Martinod en sont également, en ski halfpipe. Ils nous font flipper ceux-ci mais qu’est-ce que leurs acrobaties sur cette fichue demi-lune sont incroyables. La benjamine des équipes de France Tess Ledeux, spécialiste du ski slopestyle, est également un phénomène de précocité, elle jouera le titre olympique à PyeongChang, dans l’indifférence générale, seulement pour le moment, on l’espère. Il y aura aussi la bosseuse – à tous les sens du terme – Perrine Laffont et le patineur de vitesse Alexis Contin dit le persévérant en référence aux différentes embûches qu’il a connu durant sa carrière entre maladie et manque de moyens. Le couple de patineurs artistiques Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron va nous enchanter sur la glace sud-coréenne avec leurs programmes faits d’élégance, de portés et sauts en tous genres. Et puis, le ski alpin – l’athlétisme des Jeux d’hiver – sera là pour nous donner des frissons sur le géant. Oui, on aura tous peur que les Français, Pinturault et Worley en tête, enfourchent dès les premières portes, mettant fin au rêve olympique, le rêve d’une carrière, d’une vie parfois.

Les Jeux faits de neige et de froid c’est la vie

Bref, les Jeux Olympiques de PyeongChang arrivent à grands pas maintenant que l’été a définitivement tiré sa révérence. Vivement les 17 nuits blanches olympiques à admirer les dieux de l’Olympe en action. Vivement les larmes de bonheur, de peine, d’émotion, de détresse. Vivement l’allumage de la flamme olympique, le feu sacré. Vivement que Martin Fourcade porte haut le drapeau français lors de la cérémonie d’ouverture. Vivement les nombreuses Marseillaises sud-coréennes. Vivement les compétitions de biathlon disputées en prime-time à PyeongChang pour satisfaire les télévisions mondiales (vive le sport business). Vivement les compétitions disputées devant des tribunes, sans doute mais on ne l’espère pas, parsemées. Car oui, des Jeux d’Hiver en Corée du Sud c’est contre-nature. Mais bon, les sports d’hiver se mondialisent, et c’est toujours mieux que Sotchi ou que Pékin, où l’édition 2022 aura lieu. Les Jeux d’hiver c’est légendaire. C’est l’illustre descente d’Antoine Dénériaz à Turin en 2006 qui fout encore les poils en l’air aujourd’hui, à l’image des lignes droites glorieuses de Vincent Defrasne, également en 2006, et de Jason Lamy Chappuis, en 2010 à Vancouver. C’est aussi la chute d’Herman Maier à Nagano qui, elle, fait froid dans le dos, encore à présent. C’est plein d’anecdotes que l’on aime à sa rappeler au coin du feu au cœur de l’hiver. C’est réconfortant, comme la voix d’Alexandre Pasteur, le Thierry Roland du ski alpin. Allez, vivement février prochain que le parfum olympique se fasse pressant dans nos narines…

A propos de Florian Burgaud 93 Articles
Amoureux de sport depuis tout petit. Les sportifs d'hiver c'est la vie. Étudiant en M1 journalisme sportif à l'EDJ Nice.

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