Quick-Step Floors, une meute de loups affamés

Fernando Gaviria
Fernando Gaviria, vainqueur sur les première et quatrième étape du Tour de France, est un des meilleurs loups de la meute. (Photo : Peter Dejong - Keystone)

73, ou le nombre de victoires de la Quick-Step Floors cette saison. Le Team Sky, deuxième au classement, n’en a remporté que 43. Il y a un réel gouffre entre la formation belge et les 17 autres équipes du World Tour. Après un bref retour sur la saison des FrançaisAgora Sports vous propose de revoir ensemble la saison exceptionnelle de la Quick-Step Floors.

Une domination sans partage

La Quick-Step Floors est sans aucun doute l’équipe la plus complète du peloton. C’est cette densité qui lui permet d’être performante tout au long de l’année et sur tous les tableaux. Le premier succès de la saison remonte au 18 janvier sur le Tour Down Under (Australie), première course World Tour de la saison. Le 73e et dernier succès date du 21 octobre sur le Tour du Guangxi (Chine), dernière course World Tour de la saison. Il faut posséder de sacrés coureurs pour avoir la possibilité de s’imposer n’importe quand, mais surtout n’importe où. La force de la formation de Patrick Lefévère est ici : son équipe peut s’imposer sur une classique pavée, une classique vallonnée, sur un sprint, etc.

La Quick-Step Floors est capable de faire cohabiter les meilleurs coureurs de la planète. Lorsqu’elle se présente au départ du Tour des Flandres 2018, la formation belge aligne Niki Terpstra (vainqueur de Paris-Roubaix en 2014), Zdenek Stybar (deuxième de Paris-Roubaix en 2015 et en 2017), Philippe Gilbert (vainqueur du Tour des Flandres 2017) ou encore Yves Lampaert (vainqueur d’À travers les Flandres en 2017 et en 2018). On pourrait croire, à juste titre, que ces coureurs se marchent dessus pendant une course, mais ce n’est pas le cas (ou alors très rarement). Le sprint mondial est aussi dominé par des coureurs de la meute : Fernando Gaviria et Elia Viviani. Le premier a remporté deux étapes sur le Tour de France, tandis que le second a levé les bras à quatre reprises sur le Giro et à trois reprises sur la Vuelta. Même sur des courses par étapes, l’équipe a connu des succès grâce à Enric Mas, deuxième et vainqueur d’étape sur le Tour d’Espagne.

Des jeunes solides

À l’image du Team Sky, la Quick-Step Floors possède de nombreux jeunes coureurs très talentueux. Lorsque Marcel Kittel, vainqueur de cinq étapes sur le Tour 2017, est parti, la formation belge n’a eu aucun mal à le remplacer. Effectivement, elle détenait déjà au sein de son effectif le jeune Fernando Gaviria. Le Colombien ne sera plus un loup la saison prochaine puisqu’il rejoint la formation UEA Team Emirates pour trois saisons. Encore une fois, ce n’est pas un souci parce que Alvaro Hodeg (7 victoires en 2018) et Fabio Jakobsen (7 victoires en 2018) vont le remplacer sans aucun problème dès la saison prochaine.

Même le départ de Niki Terpstra pour Direct Energie ne semble pas être un problème parce que là encore, Patrick Lefévère a de jeunes espoirs pour le remplacer. Je pense notamment au Français Florian Sénéchal qui a réalisé une très belle année dans le rôle d’équipier. Le jeune coureur qui caractérise le mieux cette densité est sans aucun doute Remco Evenepoel. À seulement 18 ans, le Belge a signé un contrat professionnel chez Quick-Step Floors, qui deviendra la saison prochaine Deceuninck-Quick-Step. Cette saison chez les juniors, l’ancien espoir du football belge a tout gagné : champion de Belgique, d’Europe et du monde sur route et sur l’épreuve chronométrée. On le compare déjà à Tom Boonen mais surtout à Eddy Merckx.

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