Rasheed Wallace fête ses 43 ans !

Credit photo : themajors.net

« Ball don’t lie. » Si l’on devait retenir « The Sheed » pour une seule chose, ce serait cette phrase, qu’il criait pour que toute la salle l’entende lorsqu’un joueur ratait un lancer franc qui faisait suite à une faute qu’il jugeait frauduleuse. Rasheed Wallace fête aujourd’hui ses 43 ans, revenons sur la carrière de l’un des plus gros caractères que la NBA ait connu.

Arrivé en NBA en 1995 en provenance des North Carolina Tar Hills, équipe universitaire prestigieuse qui a vu sortir notamment Michael Jordan et Vince Carter pour ne citer qu’eux, Wallace est sélectionné avec le quatrième choix par les Washington Bullets (ancien nom des Wizards), juste derrière son compagnon d’université Jerry Stackhouse et juste devant un certain Kevin Garnett. Il ne passera qu’une saison dans la capitale, pour 10 points et 5 rebonds de moyenne, ce qui lui permet d’atteindre la All-Rookie Second Team.

Il est ensuite transféré à Portland, chez les Trail Blazers, où le joueur va réellement se révéler, en tant que joueur mais surtout en tant que caractère. Dans l’Oregon, Sheed a tourné à 16,8 points, 7 rebonds et 1,3 contres de moyenne, et commence ses frasques sur le terrain. En effet, Wallace est un gros trashtalker et provocateur, et va récolter des saisons à 38, 40 et même 41 fautes techniques, qui sont les trois plus grands nombres de fautes techniques récoltées en une saison, record qui ne sera jamais battu car depuis, le commissionnaire de la NBA à l’époque David Stern a imposé des séries de suspensions en cas d’un trop grand nombre de fautes techniques récoltées en saison régulière ou en playoffs. Wallace a même réussi l’exploit, lors d’un match, de ses faire expulser par l’arbitre sans dire un mot, juste en provoquant celui-ci du regard. Cela n’empêchera pas au Sheed de montrer ses talents sur le terrain, comme sa défense et son tir à 3-points, qui feront de lui l’un des meilleurs stretch four (intérieur connu pour sa capacité à s’écarter du cercle et à tirer de loin) de l’histoire. Les Blazers atteindront d’ailleurs deux fois les Finales de Conférence Ouest, mais se feront éliminer respectivement par les San Antonio Spurs et les Los Angeles Lakers. Par la suite, les Trail Blazers vont prendre le surnom officieux de « Jail Blazers », surnom venant des multiples problèmes avec la justice de certains membres de l’équipe, ainsi que de leur comportement envers certains arbitres et journalistes. Le Sheed a notamment menacé un journaliste après une défaite en playoffs contre les Dallas Mavericks.

Transféré par Portland aux Atlanta Hawks en 2004, il n’y reste cependant qu’un match avant d’être transféré aux Detroit Pistons. Il y rejoint Chaucey Billups, Richard « Rip » Hamilton, Tayshaun Prince et « Big Ben » Wallace pour former une défense tellement solide qu’elle mènera les Pistons au titre de Champion NBA en 2004, éliminant à la surprise générale les Lakers de Shaquille O’Neal, Kobe Bryant, Karl Malone et Gary Payton. Detroit atteindra également les Finales NBA 2005 mais échoueront face aux Spurs, où lors du match 5, Rasheed est jugé responsable de la défaite car en venant faire la prise à deux sur Manu Ginobili, il laisse Robert Horry tout seul pour le tir de la gagne. Par la suite, les Pistons atteindront trois années de suite les Finales de Conférence Est sans parvenir à aller plus loin.

Après 5 ans et demi de succès, Sheed part faire une année à Boston, où il est rapidement en souffrance, jouant bien en-dessous de son niveau habituel et ses pourcentages déclinent. Néanmoins, Boston atteindra les Finales NBA, mais sera battu par les Los Angeles Lakers. Il prend alors une première fois sa retraite, mais reviendra pour la saison 2012-13 chez les Knicks, à 38 ans, où il est acclamé massivement par les fans du Madison Square Garden à chacun de ses exploits. A la fin de cette saison, il prendra définitivement sa retraite des parquets.

Au final, on ne retiendra pas Rasheed Wallace pour ses exploits individuels, même si il fut 4 fois All-Star en 2000, 2001, 2006 et 2008, ou pour avoir été le bon gars qui passe son temps à aider les associations caritatives, mais pour son fighting spirit (au sens propre comme au figuré), son mental de gagneur, ses provocations et ses… fautes techniques. Il fait partie de ces joueurs qui ne réfléchissent pas à l’impact de leur gestes sur le public et la NBA, mais qui restent appréciés de chacun tant leurs caractères sont uniques. Il n’y aura plus de joueurs comme Rasheed Wallace, et si le Hall of Fame ne veut pas de lui, il restera malgré tout à jamais une légende.

A propos de Lucas Heilmann 48 Articles
Passionné de foot depuis mon enfance et de basket depuis 2 ans. Ici pour partager ses passions et ouvrir le débat. N'hésitez pas à me suivre sur twitter @LuScorpio68 ainsi que @agorasportsfr pour rester au courant de mes articles et de ceux des autres membres.

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