RWC 2019 : L’Écosse écrase son adversaire russe

George Horne, symbole de cette large victoire avec un triplé.

Écosse-Russie, une affiche sur le papier peu alléchante et pourtant. Cette rencontre possédait un véritable enjeu pour les Écossais pour garder cet espoir de se qualifier en quart de finale. Malgré tout, le XV du Chardon avait procédé à 14 changements par rapport au Samoa le week-end dernier. Les Russes quant à eux jouaient leur dernier match de cette coupe du monde 2019. Une victoire 61 à 0 pour des Écossais qui n’ont fait que dérouler.

Des Écossais sérieux

Dès l’entrée des joueurs, une petite surprise puisque c’est Monsieur Wayne Barnes au sifflet. L’arbitre français, Mathieu Raynal, a dû laisser sa place étant malade. Un début de match intensif dès le coup d’envoi avec près de cinq minutes de jeu sans aucune interruptions. Les Russes se font contrer dès leur première touche. Sur l’action suivante sur une mêlée écossaise, l’ouvreur Adam Hastings vient inscrire le premier essai du match grâce à une passe millimétrée du demi de mêlée. Pas assez rassasié, le demi d’ouverture écossais rajoute un deuxième essai deux minutes plus tard. Une relance de près de 50 mètres et un jeu au pied derrière la défense lui permettant d’inscrire déjà un doublé après 17 minutes de jeu. 14 à 0 pour le XV du Chardon qui domine ce match de la tête au pied. Pete Horne, le premier centre de cette équipe, transperce et apporte de l’avancée à chacune de ses prises de balle. Le problème en premier mi-temps reste le manque de soutien pour les hommes de Gregor Townsend.

L’Écosse utilise énormément le jeu au pied d’occupation dans ce premier acte par Adam Hastings. Les Russes sont sans solution et sont loin du jeu produit lors des trois autres matchs de poule. À la 22ème minute, le troisième essai écossais en est le parfait exemple. Sur une touche à cinq mètres de leur en-but, le demi de mêlée Dmitry Perov réalise une passe sans réel destinataire. Elle est interceptée par le numéro 9 George Horne pour mener 21 à 0. L’Écosse ne fera que gérer pour la fin de cette première période.

879 mètres parcourus ballon en main pour les Écossais pour 9 essais.
CP : AFP

L’Écosse en mode rouleau compresseur

Au retour des vestiaires, les Écossais ont décider d’accélérer à très grande vitesse. Dès la 44ème minute, George Horne vient inscrire son doublé après une relance de 50 mètres de son ailier. 28 à 0, les Russes sont déjà étouffés malgré des changements. Les dix minutes qui suivent ne sont que des enchaînements de vagues écossaise pour les Ours. Trois essais inscrits par la talonneur George Turner (50min), l’ailier Tommy Seymour (55min) et le triplé du demi de mêlée George Horne (59min). Le score est sans appel, 47 à 0 à l’heure de jeu pour le XV du Chardon. À ce moment là, le sélectionneur George Townsend décide de faire tourner et d’apporter du sang neuf. Les hommes en bleu terminent cette rencontre sur le même rythme avec deux essais en plus. Le capitaine, John Barclay à la 74ème minute et le talonneur remplaçant Stuart Mcinally (78min) apportent leur pierre à l’édifice. Le score est lourd mais reflète le match, avec un 61 à 0.

Ce résultat confirme que l’Écosse n’a jamais perdue de son histoire face à une nation venant de la « seconde division ». Autre statistique forte dans ce match, les Écossais n’ont raté qu’un seul plaquage sur les 69, choses rare à haut niveau comme la coupe du monde. La Russie terminent donc sa coupe du monde sur une débâcle et un écart moyen en poule de 34 points à chaque défaite.

L’Écosse s’offre quant à elle une finale de prestige face au Japon dimanche pour la qualification, avec une victoire obligatoire, si bien évidemment cette rencontre n’est pas annulée à cause du typhon.

Une charnière de grande classe

Durant 65 minutes, la charnière titulaire du XV du Chardon a éclaboussé de son talent. Remplaçant depuis le début de cette coupe du monde, Adam Hatsings et George Horne, ont montré les raisons de leur présence dans ce groupe. 40 points inscrits à eux deux et un huit sur neuf au pied pour le demi d’ouverture. Ils ont inscrit un triplé et doublé dans les moments forts de l’Écosse. Ils ont été les véritables chefs d’orchestres de leur coéquipiers et ont montré la voie pour infliger cette sévère défaite. Un essai refusé à chacun pour des en-avants qui auraient pu venir gratifier un peu plus leurs performances. Un match de haute volée pour chacun en concurrence tout de même avec les deux « anciens », Greg Laidlaw et Finn Russell. De bonne augure malgré tout pour préparer la « finale » face au Japon dimanche.

Joris Bertoïa

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