RWC 2019 : Une Angleterre conquérante 

Les Anglais se qualifient en demi-finale avec la manière. CP : Charly Triballeau / AFP

L’affiche était belle pour un quart de finale. L’Angleterre, une des nations favorites, face à l’Australie vice-championne du monde 2015. Le XV de la Rose n’avait pas joué depuis près de 15 jours à cause du typhon. L’Australie arrivait quant à elle en tant qu’outsider en ayant terminée deuxième de sa poule. L’émotion et la pression sont montées d’un cran au moment des hymnes. Les Anglais ont fait preuve d’une grande efficacité dans les moments importants. Ils s’imposent largement sur le score de 40 à 16.

Le froid réalisme anglais

Le coup d’envoi est donné par monsieur Jérôme Garces. L’Australie se montre très entreprenant dès le début avec un rythme soutenu. Durant les deux premières minutes, les Wallabies vont enchaîner 17 phases de jeu avant de commettre une faute de main. Une première mêlée qui montre l’atmosphère entre les deux nations avec des tensions entre les piliers. Les Australiens réalisent un très bon début de match en étouffant son adversaire. Will Genia, le demi de mêlée, n’hésite pas à relancer à chaque mouvement, même dans ses 22 mètres. La première alerte pour les hommes de Eddie Jones intervient à la 8ème minute. Un ballon perdu par l’alignement anglais et l’arrière Kurtley Beale transperce la défense. Après cette action, l’ouvreur Christian Lealiifano en profite pour inscrire les trois premiers points du match, 3 à 0 pour l’Australie. Un destin d’ailleurs hors norme pour le demi d’ouverture, où il y a seulement 3 ans, il se battait en dehors des terrains contre un cancer.

Les Wallabies font preuve d’un grande solidarité dans ces vingt premières minutes. Une défense de fer avec des valeurs de combat et de sacrifice, symbolisées par David Pocock. La seconde partie de ce premier acte va être compliqué pour l’Australie. Les Anglais accélèrent et inscrivent deux essais coup sur coup. Jonny May d’abord à la 17ème minute après une touche sur la ligne des 50 mètres. Et à la 22ème minute, l’ailier anglais vient aplatir son second essai après une interception du centre Henry Slade. Le XV de la Rose vire en tête à la pause sur le score de 17 à 9.

L’Australie n’a pas su marqué dans ses moments forts pour revenir au score.
CP : Reuters

L’Angleterre en gestion

Très brouillon en fin de première période, les Australiens n’ont pas encore lâché dans ce second acte. À la 42ème minute, les Wallabies reviennent à seulement un point grâce à une superbe percée de l’ailier, Marika Koroibete. Un espoir de courte durée puisque les Anglais vont venir aplatir leur troisième essai de la rencontre, deux minutes après. Le pilier droit, Kyle Sinckler vient rajouter son nom après une superbe passe sautée de Owen Farrell. Le XV de la Rose reprend un peu plus le large avec une pénalité en plus et mènent, 27 à 16. Une statistique est marquante à l’heure de jeu, les Anglais sont les plus pénalisés avec sept fautes déjà. Et pourtant, ce sont eux qui mènent parfaitement cette rencontre.

Le tournant pour les Wallabies intervient à la 56ème minute. Une pénalité face aux poteaux dont le buteur refuse, pour prendre une mêlée. Ils perdent le ballon et ce fut l’une des dernières opportunités pour revenir. Les Anglais vont quant à eux gérer avec une défense forte et du jeu au pied. La fin de match va être à sens unique avec deux pénalités en plus. Un dernier essai arrive à la 76ème minute. Anthony Watson intercepte et va aplatir emmené par l’hymne anglaise entonnée par le public. Le score est lourd mais logique pour une victoire anglaise 40 à 16.

Eddie Jones, un objectif en ligne de mire

L’Angleterre est qualifiée en demi-finale. Le sélectionneur Eddie Jones le sait, ce n’est qu’une première marche. Le XV de la Rose fait parti des favoris au titre depuis quelques mois. Ce groupe se prépare à ce mondial depuis désormais 4 ans. Le cauchemar de 2015 est derrière eux. Cette coupe du monde où ils n’étaient pas sorti de leur poule, alors même que celle-ci se déroulait à domicile, une première dans l’histoire. Eddie Jones a dit avant ce quart, qu’il choisissait 23 samouraïs pour chaque rencontre. Des mots forts du sélectionneur montrant toutes les ambitions de ce groupe dans cette coupe du monde 2019.

Joris Bertoïa

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