RWC 2019 : Une Irlande décevante mais gagnante

L'Irlande n'a pas convaincu mais ramène les cinq points. CP : AFP

Les Irlandais ne semblent pas s’être remis encore de la défaite face au Japon. L’Irlande affrontait la Russie dans un match sur le papier totalement déséquilibré. La dernière rencontre entre ces deux nations était en 2011 en Nouvelle-Zélande avec une victoire irlandaise 62 à 12. Le XV du Trèfle n’a pas brillé et a parfois déjoué pour l’emporter 35 à 0.

Une première mi-temps à sens unique

Les Irlandais savaient l’importance de ce match après la déconvenue face au Japon. Ils sont rentrés dans cette rencontre dès le coup d’envoi. A la première minute, l’Irlande inscrit son premier essai du match. Une percée de grande classe de la part de l’arrière Rob Kearney. Le XV du Trèfle continue de mettre la pression. Après plusieurs temps de jeu et une défense russe assez hermétique, le chef d’orchestre Jonathan Sexton utilise son jeu au pied. Un coup de pied rasant derrière la défense, amenant l’essai du troisième ligne Peter O’Mahony. En un quart de jeu, les hommes en vert mènent déjà 14 à 0. Les Irlandais étouffent les Russes dans cette première partie par de longs temps de jeu avec leurs avants. La Russie n’y arrive pas et commet de nombreuses fautes de main.

La seconde partie de la première mi-temps est bien plus calme et les Irlandais commettent autant de fautes que son adversaire. Les hommes de Joe Schimdt clôtureront cette première période par un troisième essai de Rhys Ruddock. Entre temps, la Russie a récolté un carton jaune. L’Irlande est en tête à la pause sur le score de 21 à 0.

Les Irlandais ont dû compter sur leurs individualités pour l’emporter comme Rob Kearney. CP : Icon Sport

L’Irlande en marche arrière sur la seconde période

Malgré une nette domination en première mi-temps, le XV du Trèfle n’était pas si serein sur leurs lancements. La deuxième partie n’a fait que confirmer cet aspect. Les Russes ont su relever la tête et être plus conquérant dans les secteurs de jeu comme la mêlée. Cette phase de jeu devient beaucoup plus équilibrée entre les deux nations et pose quelques soucis à l’Irlande. Les Ours dominent durant la première partie de la seconde période le secteur aérien avec les chandelles. Cela leur permet d’avoir de nombreuses opportunités sans jamais pouvoir marquer. Sauf qu’à la 50ème minute, ils vont se remettre à la faute et concéder leur deuxième carton jaune du match. Une erreur qui va être payé durement.

Les Russes vont concéder deux essais de plus dans cette rencontre à la 62ème minute par Andrew Conway et à la 75ème minute par Garry Ringrose. Le XV du Trèfle prend un peu plus le large pour un score final de 35 à 0. L’Irlande assure l’essentiel en ramenant ce point de bonus offensif dans la course à la qualification avec l’Écosse et le Japon. Tout de même, dans le jeu, les joueurs n’ont pas rassurer en étant fragile sur des secteurs similaires que face au Japon comme la mêlée ou le jeu aérien.

Par cette victoire bonifiée, l’Irlande reprend la première place de cette poule A devant le Japon.

L’indiscipline : gros point noir de cette coupe du monde

Les fautes de main ou l’indiscipline sont les gros points négatifs pour la majorité des nations dans cette coupe du monde 2019 pour le moment. Cette rencontre entre l’Irlande et la Russie en est le parfait exemple. Les Russes ont eu deux cartons jaune et ont concédé dix fautes sur l’ensemble du match et six du côté de l’Irlande. Des statistiques assez élevées pour un match d’un tel niveau lors d’une coupe du monde. Durant ces premiers matchs de poules, de nombreux matchs ont été entaché de nombreuses fautes de main arrêtant régulièrement le jeu. Le plus inquiétant peut être, étant que ce ne sont pas seulement les « petites » nations car les équipes comme l’Irlande, récente n°1 mondiale, l’a démontré dans cette rencontre par beaucoup de déchets.

Ces faits de jeu restent tout de même à relativiser. La plupart des nations devraient gommer ses défauts assez rapidement pour les quarts de finale en approche et après un turnover réalisé durant ces poules.

Joris Bertoïa

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