Sergio Ramos fête ses 32 ans !

Sergio Ramos est un footballeur et un défenseur à part. Un défenseur qui a été parfois plus mis en valeur pour ses qualités devant le but que pour sa science de la défense (et croyez-le il en a). Capable d’être méconnaissable en début de saison, pour devenir intraitable quand les enjeux deviennent vertigineux. Le gars a tout de la légende.

Une propulsion rapide : de Séville à Madrid

Sergio Ramos Garcia est né le 30 mars 1986 à Camas, une petite ville d’Andalousie. Il fait ses débuts dans les équipes de jeune du FC Séville à côté de joueurs comme Jesus Navas et Antonio Puerta. C’est donc tout logiquement qu’il effectue son premier match pro sous les couleurs sévillanes en février 2004. Il marquera également son premier but sous le maillot du FC Séville seulement quelques mois plus tard.

Après un peu moins de deux saisons au FC Séville, il rejoint le Real Madrid pour la coquette somme de 27 M€. Ce qui fait de lui la seule recrue espagnole du premier mandat de Florentino Perez alors obnubilé par ses galactiques. Comme un signe du destin, le jeune défenseur récupère le n°4 de Fernando Hierro, défenseur madrilène de légende. Comme à Séville, Ramos est souvent contraint à jouer au poste de latéral droit lors de ses premières saisons à la Casa Blanca (quelques matchs en milieu défensif également). Il remporte sa première Liga en 2007.

En 2008, Cuqui (son surnom dans le groupe) gagne sa seconde Liga en étant décisif sur le but du titre d’ Higuain. Après la blessure de Ricardo Carvalho lors de la saison 2011-2012, Sergio Ramos est repositionné dans l’axe par Mourinho. La charnière Pepe – Ramos devient alors l’une des références mondiales. Elle permettra à Ramos de gagner 3 ligues des champions, 2 Liga supplémentaire, 2 coupes d’Espagne, 2 supercoupes d’Europe et 2 coupes du monde des Clubs.

Aujourd’hui Ramos a joué plus de 500 matchs officiels avec la Casa Blanca et a récupéré le brassard de capitaine suite au départ il y a trois ans d’ Iker Casillas.

Sergio Ramos : symbole d’une génération espagnole au nirvana

Le 26 mars 2005, la majorité tout juste passée, Ramos obtient sa première sélection nationale avec la Roja contre la Chine. Comme avec le Real, il ne faudra que quelques mois pour marquer son premier but avec la sélection, en octobre lors d’une victoire face à Saint-Marin. Suite à la coupe du monde 2006 en Allemagne, il devient le titulaire au poste de latéral droit.

A l’euro 2008 gagné par l’ Espagne il jouera 6 des 7 matchs et réalisera un hommage à son ancien coéquipier Puerta décédé en août 2007 suite à des problèmes cardiaques. Lors de la coupe du monde 2010, il est l’un des grands instigateurs de la victoire finale toujours en poste de latéral droit.

Vicente Del Bosque l’installe en défense central pour l’euro 2012 aux côtés de son nemesis du FC Barcelone, Gerard Piqué. Après un nul difficile face à l’Italie, Ramos réalise un tournoi de grand niveau, participant à la solidité défensive de l’équipe qui remportera encore le tournoi avec 1 seul but encaissé.

En qualifications pour la coupe du monde 2014, Sergio Ramos dispute sa 100ème sélection face à la Finlande en mars 2013. Lors de la Coupe du monde 2014, lui et Piqué seront totalement dépassés et seront pointés du doigt comme de grands artisans du fiasco (élimination au premier tour) exprimé par la fessée reçue en ouverture face aux Pays-Bas (1-5) de Robben et Van Persie. La Roja tombera en huitièmes de finale de l’Euro 2016 en France sous le courroux d’une valeureuse Italie. Après avoir longuement réfléchi, cette génération dorée qui aura tout gagné décide de faire la transition jusqu’au mondial 2018 avec le nouveau sélectionneur, Lopetegui.

L’un des défenseurs les plus clutch de l’histoire du football

Ce caractère décisif, Sergio Ramos le développe depuis le plus jeune âge. Enfant, le joueur devenu défenseur central jouait attaquant. Encore loin de défenseurs comme Hierro, Ramos a tout de même inscrit 72 buts en 554 matchs pour le Real Madrid.

Jeune il est plus reconnu pour sa facilité technique et ses montées que son talent défensif. Aujourd’hui c’est l’un des meilleurs défenseurs centraux au monde. Mais ce qui différencie Cuqui des autres c’est sa capacité à se montrer clutch lorsque les autres ont les boules qui commencent à trembler. Finale de Ligue des Champions 2014 à Lisbonne, il marque le but égalisateur sur corner qui permet au Real de pousser la finale en prolongations. Score final : 4-1 pour le Real. Bis Repetita finale 2016, il ouvre le score puis met son pénalty. Il ne rechigne pas à prendre ses responsabilités de leader lors des séances de tirs au but (malgré le drop envoyé lors de la demie finale de 2013 face au Bayern). Vainqueur encore en 2017 sous les ordres de Zidane, Sergio Ramos reste le patron. Il a cette année largement contribué à la victoire des siens contre le PSG, faisant valoir son expérience. Le sauveur de la maison blanche, le leader émotif du Real, n’est pas près d’arrêter de faire vibrer les fans madrilènes.

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