Les Spurs face aux Playoffs : K(awhi).O(ut) mais toujours debout

Spurs, Kawhi, Manu
Kawhi Leonard de face, Manu Ginobili de dos (c) SI

Comme tous les ans, la mi-avril annonce le départ d’une nouvelle campagne de Playoffs. La partie la plus importante de la saison. San Antonio a finalement accroché le wagon de façon in extremis. Ils se présentent sans réelles ambitions, les vraies questions se poseront cet été.

Un Lamarcus Aldridge retrouvé

L’été dernier, Lamarcus Aldridge a demandé un transfert à Popovich et Burford. Il ne se trouvait à l’aise au sein du système. Le front office de San Antonio a refusé tout simplement. Ils se savaient incapable de retrouver un joueur de la qualité d’Aldridge. Pop a reconnu avoir utilisé la mauvaise approche dans son coaching.

La persévérance a payé. L’ailier-fort (voire pivot) a sorti sa meilleure saison chez les Spurs et est l’une des principales raisons du maintien de la maison texane en Playoffs. En l’absence de Kawhi, le L-Train est probablement le seul joueur offensif de niveau élite du roster des Spurs (Ginobili n’est pas d’accord). Après deux saisons décevantes, il a plus que tenu son rang et postule sans soucis pour une place en All-NBA.

L’ombre de Kawhi plane sur les Spurs

Dans une ligue et surtout dans une conférence où les talents offensifs sont très concentrés, les Spurs n’ont obtenu cette saison que 9 matchs de leur meilleur joueur. Face à l’adversité, l’équipe a combattu et s’en est sortie. Cette situation a probablement coûté à San Antonio sa série de saisons à 50 victoires en saison régulière. Mais elle montre la qualité du travail effectué au sein de la franchise, en particulier de son coaching staff orchestré par Gregg Popovich.

Kawhi Leonard a eu une blessure similaire à celle de Tony Parker suite aux agissements de Zaza Pachulia. Les médecins des Spurs n’ont rien décelé chez lui suite à sa convalescence et l’ont déclaré apte à jouer. Pourtant le joueur a décidé d’arrêter les frais après 9 matchs étant donné qu’il ressentait des douleurs en jouant. En organisation saine, San Antonio s’est pliée aux désirs du joueur d’attendre avant de reprendre. Mais de là le malaise s’est installé. Au vu de ces dernières saisons et de l’été qui arrive (possibilité d’extension de 219M), normal pour le franchise player de jouer le long terme. De toute façon, les Spurs semblaient court pour jouer le titre.

Cependant la zone d’ombre s’épaissit. Certaines franchises commencent à se renseigner sur la disponibilité de l’ailier. Leonard est la pièce centrale de l’ère post-Duncan. On peut même émettre l’idée qu’il est aujourd’hui la seule pièce actuellement présente du futur renouveau des Spurs. En effet, Murray vient de vivre une première saison de titulaire intéressante sans vraiment plus. Autour la majeur partie des grands contributeurs est âgée. Aldridge touche la fin de son peak tandis qu’on vit les dernières lueurs de Ginobili, Parker et Gasol.

Quel avenir pour le référentiel Spurs

La chose fascinante avec l’affaire Kawhi, c’est qu’elle ramène les Spurs au niveau de ses confrères. C’est la situation la plus étrange de la saison. Même si au final moins discutée, c’est un événement plus loufoque que les Cleveland Cavaliers qui refont tout leur roster à la trade deadline. Markelle Fultz est également revenu sur les parquets avant Leonard.

Coach Pop adore raconter comment Duncan et sa personnalité lui ont facilité la vie dans son coaching et sa gestion. Parce qu’il a grandit chez les Spurs, on a peut-être pris Kawhi pour acquis. Leonard n’est pas Duncan et ne le sera probablement jamais et on est en train de le découvrir. Après l’ailier est aussi dans  une contradiction entre sa capacité d’homme muet et sa volonté de reconnaissance en tant que superstar. Le joueur a émit le souhait de continuer avec San Antonio malgré ses allers-retour à New York au cours de la saison. On en saura bien plus sur l’avenir des Spurs et de Kawhi à la fin de la saison.

L’an dernier a été la première saison où le n°2 a pris le pouvoir sur le parquet, cet été pourrait être celui qui amorce le début de son ère sur l’organisation.

Pour San Antonio cette saison aura tout eu d’une saison de transition. Une transition à la fois dans la continuité de ce qu’est la culture Spurs, mais aussi dans la discontinuité. Elle marque probablement, selon les désirs de son franchise player, le début d’une nouvelle ère. Une ère avec une star comme les autres en son sein, les Spurs qui se réalignent sur le reste de la ligue.

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