Stan Wawrinka fête ses 33 ans !

L'US Open 2016, une formalité pour Stan The Man (Source : RDS)

Né à Lausanne le 28 mars 1985, Stanislas Wawrinka, passe aujourd’hui le cap des 33 ans. Le tennisman suisse n’a pourtant jamais eu peur de vieillir. Et pour cause, Stan the Man a remporté le premier de ses trois titres du Grand Chelem à 28 ans…

Grandir dans l’ombre de Roger

Second d’une fratrie de quatre enfants, Stan Wawrinka quitte l’école à 15 ans afin de se consacrer totalement au tennis. Sous la houlette de l’entraîneur français Dimitri Zavialoff (par ailleurs entraîneur de Timea Bacsinszky, récente demi-finaliste de Roland Garros), il progresse. En 2003, ses efforts se voient récompensés. Il remporte Roland Garros et atteint le septième rang mondial chez les juniors.

Il passe professionnel en 2002. Mais à l’inverse des Nadal, Fede­rer ou Djoko­vic, le Lausan­nois a besoin de temps pour révéler son meilleur niveau. C’est en 2006 qu’il remporte son premier titre à Umag (Croatie) en battant notamment Novak Djokovic. Capable du meilleur comme du pire entre 2005 et 2007 (plusieurs victoires contre des Top 10), son impulsivité et son irrégularité l’empêchent de s’imposer durablement sur le circuit. Il ne parvient pas à riva­li­ser avec les meilleurs lors des tour­nois du Grand Chelem, tombant régulièrement avant les huitièmes de finale.

En 2008, il se révèle aux yeux du grand public lors des Jeux Olympiques de Pékin, où il s’adjuge le double avec son compa­triote Roger Fede­rer. Souffrant de la comparaison avec le GOAT (NDLR : “greatest of all time”), il entre pourtant dans le top 10 dans un certain anonymat. Il avait auparavant atteint sa première finale en Masters 1000 à Rome.

En 2009, sa victoire sur Roger Federer (la première de ses trois victoires en vingt-trois confrontations) à Monte Carlo l’émancipe. Pas épargné par les pépins physiques entre 2009 et 2012, il remporte malgré tout quelques tournois (Casablanca, Chennai…) et atteint les quarts de finale de Grand Chelem (US Open 2010, Open d’Australie 2011).

 

Une révélation sur le tard

Les Jeux Olympiques de Londres constituent une part importante de sa reconnaissance mondiale. Porte-drapeau de la délégation suisse, Stan Wawrinka ne brille pas par son jeu (éliminé au premier tour par Murray). Mais il apprend de sa nouvelle notoriété.

En 2013, Stan révèle son côté animal (d’où son surnom Stanimal) et devient plus calme, plus régulier, plus fort. A l’aise sur toutes les surfaces, il fait valoir un jeu puis­sant. Il se distingue grâce à son revers à une main, consi­déré par John McEnroe comme étant “l’un des plus effi­caces du circuit, si ce n’est le meilleur”. Son élimination en huitièmes de finale à l’Open d’Australie 2013 contre Djokovic (10-12 au 5e set) et sa défaite de 7h02 en double, associé à Marco Chiudinelli, dans le plus long match de double de l’histoire de la Coupe Davis face à la République tchèque constituent un tournant dans sa quête de régularité. Ce fut le meilleur apprentissage de sa montée en puissance. Depuis, l’Helvète se libère de son statut d’outsi­der. Il se hisse en demi-finale de l’US Open, mais il échoue en cinq sets face à un Novak Djoko­vic en feu.

Ce n’est que partie remise pour Stanis­las Wawrinka, qui réalise en 2014 une saison pleine : il remporte l’Open d’Austra­lie en battant Nadal (numéro un à l’époque) en quatre sets, le Masters 1000 de Monte Carlo, et parti­cipe à la victoire de la Suisse contre la France en Coupe Davis, tenant à bout de bras son équipe en terras­sant notam­ment Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet en finale, alors que Federer passait à côté de son premier simple. Il atteint son meilleur classement, 3e, place à laquelle il est resté 60 semaines dans sa carrière.

En 2015, le Suisse fait tomber Rafael Nadal sur terre battue (à Rome), et remporte le tour­noi de Roland Garros en venant à bout de Roger Federer en quarts et Novak Djoko­vic en finale. Le Serbe, numéro un mondial incontesté, échoue encore à Paris pour l’unique raison du niveau de jeu admirable de Stan the Man.

Toujours sous-côté malgré ses victoires étincelantes face aux meilleurs, il étonne encore à l’US Open 2016 en faisant de nouveau tomber Novak Djokovic (numéro un mondial) en finale. En 2017, il retourne en finale des internationaux de France mais s’incline contre le roi Nadal, qui atteint sa fameuse Décima pour son dixième titre Porte d’Auteuil.

En somme, rares sont les joueurs qui ont fait tomber tant de cadors du circuit en Grand Chelem. Wawrinka, dont la persévérance n’a d’égal que la progression aussi longue que sinueuse, a bien mérité ses 16 titres (dont 3 Grands Chelems). Actuellement blessé et retombé à la 21e place mondiale, son retour sur les terrains est très attendu en 2018.

A propos de Clément Carton 117 Articles
- Fondateur et Rédacteur en chef d'Agora Sports - 20 ans, Lyonnais, ambition journalisme sportif. Sports de prédilection : Tennis, Basketball. Suivez-moi sur Twitter : @clementcarton

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