TDF 2019 : Ineos (ex-Sky), une équipe décidément imbattable

Avec Egan Bernal et Geraint Thomas en tête, la Team Ineos était la plus forte sur ce Tour de France. CP : Facebook Team Ineos

Cette édition 2019 du Tour de France nous aura réservé son lot de surprises. Des larmes, de la joie, de l’euphorie, de l’espoir et de la déception : tous les ingrédients étaient réunis pour que ce Tour marque à jamais les esprits. Il manquait peut-être (encore une fois) le suspens. Malgré un général qui a été bousculé jusqu’à l’avant dernière étape, la hiérarchie a finalement été respectée.

Cela fait presque 7 ans que la Team Ineos, ex-Sky, ne lâche pas le maillot jaune (excepté en 2014 avec la victoire de Nibali et Astana après la chute de Chris Froome). Même si on pensait plutôt voir le tenant du titre, Geraint Thomas, signé une deuxième victoire d’affilé, le Britannique finit deuxième de ce Tour et laisse la première place à son coéquipier colombien. A 22 ans, Egan Bernal a épaté et était incontestablement le plus fort en montagne. Seule ombre au tableau, le maillot jaune 2019 n’aura pas remporté d’étape, même si celle qui devait amener les coureurs jusqu’à Tignes et qui a finalement été arrêtée au Col de l’Iseran lui tendait les bras.

L’étincelle Alaphilippe finalement 5ème

Le Français de Deceunik-Quick step aurait mérité une place sur le podium. Les coureurs devant lui, Kruijswijk et Buchmann, n’ont fait que suivre le train, sans tenter de réelles attaques. Une position qui les contente mais qui nuit gravement au suspens et au panache du Tour de France. L’abandon de Thibaut Pinot lors de la 19ème étape a fini de tuer le peu de suspens qu’il y avait, signant une fin de Tour d’une logique implacable. Même si on aurait aimé croire que Julian Alaphilippe pouvait bousculer la hiérarchie, le Français était trop juste dans cette troisième semaine pour espérer garder son maillot jaune, porté pendant 14 jours. Contrairement à Egan Bernal, Alaphilippe ne disposait pas non plus d’une équipe taillée pour la gagne.

Malgré tout, on ne peut que le remercier de ce Tour de France incroyable, qui aurait été bien terne sans ses chevauchés fantastiques, sa rage et son sourire contagieux. Sans se poser de questions et avec tout son cœur, Julian Alaphilippe dépoussière un cyclisme parfois trop calculateur. Son seul objectif était de tout donner, qu’importe ce qu’il arriverait ensuite. Un don de soi qui a touché nombre de spectateurs, français et étrangers. Même les coureurs saluent sa performance. Ce sens du sacrifice lui vaut le prix de Super combatif du Tour de France, une belle reconnaissance. Avec ces 14 jours en jaune et ses 2 victoires d’étapes (à Epernay et au contre-la-montre de Pau), Julian Alaphilippe a prouvé qu’il pouvait être un grand homme du Tour, pour peut-être un jour le gagner … ?

Aurore Dessaigne

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