[TES] Etape 23 : Le Parc des Princes, grand stade par l’histoire

Le PSG joue au Parc des Princes depuis 1974 (Source : surfacemagazine.fr)

Le tour d’Europe des stades fait sa vingt-troisième escale dans la ville lumière pour visiter le stade historique du club de la capitale, le Parc des Princes. Ouvert en 1972 tel qu’on le connaît aujourd’hui, le premier Parc date pourtant de 1897. Le Paris Saint-Germain en a profité pour siéger ici depuis 1974, année d’accession à la première division. Même si récemment le club de la capitale a souhaité faire ses valises pour le Stade de France ou une nouvelle enceinte, le PSG devrait décider d’y rester et prévoir un agrandissement du Parc, qui compte 47 900 places actuellement.

Des débuts aux XIXème siècle en mode “stade-vélodrome”

Le tout premier Parc des Princes ne date pas d’hier. En effet, son inauguration officielle remonte à plus de 120 ans, un jour de juillet 1897. À l’époque, le Parc est un haut-lieu de compétition cycliste est reconnu comme stade-vélodrome. La plupart des événements qui s’y tiennent sont liés au monde de la pédale. D’ailleurs, le Parc sert d’épilogue au Tour de France de 1903 à 1967, bien avant les arrivées mythiques des Champs-Élysées.

(Source : AFP / cnewsmatin.fr)
En 1932, le Parc est rénové (presque entièrement reconstruit) et compte davantage de tribunes avec une capacité dépassant 40 000 places dont 26 000 assises. En 1967, les travaux du boulevard périphérique parisien débutent et le projet trace la route en-dessous d’une portion du stade… Pour réaliser ce chantier, la piste cycliste ainsi que deux tribunes sont détruites… L’occasion de réhabiliter en profondeur le Parc des Princes se présente.

En 1972, un stade de 50 000 places voit le jour, entièrement dédié au football et au rugby, d’après les plans de l’architecte français Roger Taillibert. Le PSG s’installe en 1974. Il devient locataire de l’enceinte jusqu’en 2044. Après quarante ans sans évolution majeure, le Parc des Princes s’offre un nouveau lifting entre 2014 et 2015 en vue de l’Euro 2016.

De la Coupe du Monde 1938 à l’Euro 2016 en passant par l’épopée du Stade de Reims

Si le Parc des Princes est connu pour les courses cyclistes à ses débuts, le football reste le sport majeur du stade parisien. En 1938, la France accueille des rencontres de la troisième édition de la CDM. En 1956, le Stade de Reims s’invite pour disputer la Coupe d’Europe des Clubs Champions dont la finale, perdue à Paris contre le Real Madrid 4-3. Jusqu’à 1997 (construction du stade de France), les finales de la Coupe de France s’y déroulent. En 1998, six rencontres ont lieu dans l’enceinte pour la CDM remportée par les Bleus. Enfin, le Parc fait partie des dix stades sélectionnés pour organiser l’Euro 2016. Au final, cinq matchs du tournoi sont planifiés ici, dont un huitième de finale (Pays de Galles – Irlande du Nord, 1-0).

Le Parc des Princes jouxte le Stade Jean Boin, enceinte du club de rugby du Stade Français et se trouve non loin de Roland Garros (arrière plan) (Source : ladepeche.fr)

Hormis le foot, le Parc est aussi terre de rugby. En 1906 se joue le premier France – Nouvelle-Zélande de l’histoire (8-38). D’innombrables rencontres du XV de France avant l’apparition du Stade de France en 1998 ont lieu ici. Un célèbre combat de boxe s’est également déroulé dans l’enceinte en 1946 entre Cerdan et Charron devant 37 000 spectateurs.

Côté extra-sportif, des concerts comme ceux de Johnny Hallyday ou Michael Jackson se sont tenus au Parc des Princes mais aussi un rassemblement chrétien autour du pape Jean-Paul II en 1980 ou encore un meeting de Jacques Chirac, candidat à la présidence en 1981.

 

Quel avenir pour le Parc des Princes ?

En 2011, aux prémices de l’ère QSI (Qatar Sports Investments), l’idée est de se débarrasser à moyen terme du Parc des Princes en rejoignant le Stade de France ou une nouvelle enceinte. En effet, le Parc appartient à la mairie de Paris et les dirigeants parisiens souhaiteraient acquérir leur propre stade et engranger des revenus grâce à leur stade, comme tous les grands clubs européens. Cependant, les difficultés pour mettre en place un projet s’avèrent trop nombreuses et le PSG se résout à entrevoir l’avenir Porte de Saint-Cloud, dans son stade de toujours.

Depuis la rénovation d’avant-Euro, l’enceinte parisienne est plus moderne et de plus en plus adaptée à la carrure du PSG, avec un investissement de 75 millions d’euros. Toutefois, le PSG ne compte pas en rester là. À l’horizon des Jeux Olympiques de Paris 2024, le PSG souhaiterait l’agrandir pour établir un écrin de plus de 60 000 places… La mairie ne serait pas contre cette perspective, mais l’inévitable rénovation du Stade de France en simultané pourrait compromettre les travaux du futur Parc des Princes. Il faudra dans tous les cas se dépêcher pour faire naître un projet car il ne reste plus que six ans avant les Jeux, et six ans en “langage stade”, ce n’est pas grand chose !

La présentation du néo-parisien Neymar en août dernier en avant-match de PSG – Amiens

Le MATCH : Huitième de finale aller de la Ligue des Champions 2016-2017 : PSG – FC Barcelone (4-0) : L’apéritif de la remontada

Qui dit Remontada, dit grosse raclée préalable. Ce soir de Saint Valentin 2017, le Barça a subi un revers historique sur la pelouse du Parc des Princes.

Pour cette rencontre, les deux Thiago parisiens (Motta, Silva) sont absents alors que Mascherano est blessé côté barcelonais.

Le match débute mieux pour les parisiens d’Emery, à domicile. Cavani, Draxler et Matuidi ont des occasions mais ne les convertissent pas. À la 18ème minute, Umtiti commet la faute sur Draxler à l’entrée de la surface. Di Maria tente le coup-franc direct. Le ballon effleure la tête de Suarez et plonge dans le but (1-0). Le Barça tente de réagir sur contre-attaque mais Trapp sort parfaitement dans les pieds de Gomes. Sur un ballon perdu au milieu de terrain par Messi, Paris fait le break. Draxler servi à droite de la surface par Verratti ajuste Ter Stegen d’une frappe en force croisée (2-0, 40ème). À la pause, le PSG mène logiquement 2-0 à la faveur d’une superbe première mi-temps.

Barcelone n’y arrive toujours pas en seconde période. Paris met le pied sur le ballon et punit des catalans attentistes. Di Maria feinte la passe aux 25 mètres et s’engouffre plein axe. Sa frappe enroulée des 20 mètres file vers la lucarne gauche (3-0, 55ème). Un quart d’heure plus tard, le PSG enfonce le clou à la suite d’une contre-attaque lancée par Meunier. Le belge sert dans la profondeur Cavani qui joue bien le coup et tire d’une frappe soudaine au premier poteau. Ter Stegen est transpercé (4-0, 71ème).

Paris gère la fin de rencontre et s’impose sur un score fleuve, 4-0. Surclassé, le FC Barcelone est condamné un exploit sans précédant pour se reprendre et filer vers les quarts de finale… Mais attention, Barça rime avec remontada.

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