Tony Martin fête ses 33 ans !

Tony Martin, illustre champion du contre-la-montre. (© Cyclism'Actu)

Le contre-la-montre est une épreuve particulière et qui demande beaucoup d’entraînements spécifiques. Parmi ceux qui ont marqué cette discipline, Tony Martin en est l’un des meilleurs toute génération confondue. 

Né un 23 avril 1985 à Cottbus, il se montre vite très à l’aise dans les efforts solitaires. Passé professionnelle en 2005 au sein de l’ancienne formation allemande, Gerolsteiner, il remporte la même année sa première victoire chez les pros, et bien évidemment, c’est un contre la montre. Très régulier dans les courses de jeunes et de seconde catégorie, sa deuxième place au Tour de l’Avenir 2007 derrière un certain Bauke Mollema, ce qui lui ouvre les portes de la formation High Rode, l’une des meilleures de l’époque. Il confirme tous les espoirs placés en lui et s’impose comme un cador de la discipline à seulement 23 ans. Ses qualités de rouleurs lui permettent de pouvoir viser des classements généraux sur des courses par étapes d’une semaine, d’autant plus qu’il se découvre un réel potentiel en haute montagne.

2010 détermine le début de sa domination tout d’abord nationale dans l’épreuve chronométré avec un premier titre nationale. Un titre qui en appellera d’autres car il remportera à nouveau le titre de champion d’Allemagne du contre-la montre en 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017. Mais l’année phare de sa jeune carrière restera celle de 2011 où il fait une razzia partout où il passe avec notamment la victoire au général de Paris-Nice qu’il considère encore aujourd’hui comme son plus gros succès, et également le championnat du monde de contre-la-montre qui marque le début de son emprise mondiale sur cette épreuve si spécifique. Année qui marquera la naissance de son surnom, Panzerwagen, en adéquation avec la puissance de ses jambes comparé à la force d’un camion blindé.

Son départ en 2012 pour l’équipe Quick-Step spécialiste des courses flandriennes et aussi de l’épreuve chronométrée vont lui permettre de s’affirmer comme le patron de la discipline reléguant de manière incroyable, le suisse Fabian Cancellara, au second rang mondial. Médaillé d’argent aux JO de Londres 2012, il conserve son titre de champion du monde en 2012 et 2013 et ne laisse aucune chance aux autres concurrents lors des contres-la-montre sur les Tours de France suivants. Après deux saisons où le titre de champion du monde du contre-la-montre lui échappe, il écrase la concurrence à Doha en 2016 en reléguant le second, Vasil Kiryienka, à plus de 45 secondes. Son transfert au sein de la formation Katusha en 2017 marque son envie de s’illustrer lors des courses flandriennes, car il est bouché chez Quick-Step qui accapare les meilleurs sur ces terrains. Malheureusement pour lui, ses résultats ne le satisfont pas encore mais il ne désespère pas, d’autant plus qu’il possède le profil idéal pour devenir l’un des héros vainqueurs de l’Enfer du Nord.

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