Valverde champion du monde devant Bardet, Alaphilippe a craqué

Alejandro Valverde entouré du Français Romain Bardet et du Canadien Michael Woods. Crédit : RTBF Auvio

Les championnats du monde de cyclisme sur route se déroulaient ce dimanche à Innsbruck en Autriche. Un scénario dantesque pour un circuit qui l’était tout autant.

Le parcours s’annonçait impitoyable. 258 kilomètres et un finish des plus haletants. En effet, les coureurs affrontaient la montée du Gramartboden qui comptait 2,8 kilomètres à 11,8%, un passage à 28% et une portion de 400 mètres à 19% de moyenne. Du lourd donc, à destination des grimpeurs chevronnés. Beaucoup pensaient alors à une victoire de Julian Alaphilippe. A juste titre puisque le Français avait remporté le maillot à poids de meilleur grimpeur sur le Tour de France 2018. Mais voilà, une course n’est jamais jouée d’avance comme dirait l’autre.

Le scénario idéal … jusqu’aux 9 kilomètres

Pourtant, l’équipe de France se présentait avec de sacrés arguments. Outre Alaphilippe, le groupe comptait entre autres Romain Bardet, Thibaut Pinot et Warren Barguil. Ce dernier a dû malheureusement abandonner après une chute. Malgré tout, à 10 kilomètres de l’arrivée, le scénario semblait parfait pour les Français. A l’attaque de la montée du Gramartboden, ils sont trois à l’avant : Romain Bardet et Thibaut Pinot amènent Julian Alaphilippe. Parfait on vous avait dit. A ce moment, beaucoup pensent que la France va gagner. Avec un trio pareil, Alaphilippe est dans un fauteuil royal pour remporter le titre. 

Aux 9 kilomètres, Pinot s’écarte et Bardet commence à accélérer la cadence. Mais voilà, sans oreillette, le Français ne voit pas tout de suite que son leader, Alaphilippe, décroche. C’est finit pour le meilleur grimpeur du Tour de France, qui voit ses rêves de titre s’écrouler en quelques secondes. Romain Bardet décide alors de jouer crânement sa chance et part à l’attaque. Il se retrouve à l’avant avec Alejandro Valverde et Michael Woods. Ces trois-là iront au bout, malgré le retour de Tom Dumoulin dans les derniers kilomètres. Au sprint final, l’Espagnol de 38 ans met tout le monde d’accord et remporte le titre de champion du monde. Son émotion à l’arrivée est communicative pour un cycliste définitivement entré dans la légende.

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