Van der Poel peut-il s’imposer sur le “Ronde” ?

Victoire du Hollandais sur "À travers la Flandre" © Getty Images

À seulement 24 ans, le Hollandais ne cesse d’impressionner. Van der Poel vient de remporter coup sur coup deux classiques pavées. Tant et si bien qu’à 3 jours du Tour des Flandres, il est régulièrement cité comme étant le favori.

De février à avril, les Flandres sont le théâtre de batailles sauvages entre les cyclistes les plus durs au mal. La campagne des classiques de VDP (Van Der Poel) a elle, bien mal débutée. Sur la Nokere Koerse, le 20 mars, le Batave a lourdement chuté lors de l’emballage final sur les pavés rugueux de la petite ville Belge. Longtemps, il est resté au sol, groggy par la violence du choc. À seulement deux semaines du Tour des Flandres, cette chute marquait un coup d’arrêt dans sa préparation. Mais il en fallait bien plus pour stopper le robuste Hollandais (1m84, 75kg). Quatre jours plus tard, il s’imposait sur le Grand Prix de Denain après avoir lâché tous ses adversaires dans le dernier secteur pavé. Lors de Gent-Wevelgem, le 31 mars dernier, il échouait au pied du podium après 250 kilomètres parcourus sur un train d’enfer. Sa bonne forme s’est ensuite confirmée hier, lors de “À travers la Flandre” qu’il a remportée en lançant une offensive à 65 kilomètres de l’arrivée. Tout semble rouler pour le Néerlandais, à moins qu’un grain de sable ne vienne gripper les rouages de la machine VDP.

Il n’a jamais participé au Tour des Flandres

Si sa forme du moment fait de lui un favori, il ne faut pas oublier que le manque d’expérience sur ce genre d’épreuve est préjudiciable. Pour rappel, le coureur de l’équipe Coredon-Circus n’a jamais couru le moindre “Monument” (Milan-San Remo, Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège, Tour de Lombardie), qui sont des courses marathon de plus de 250 kilomètres. Le Tour des Flandres est un événement qu’il faut apprivoiser, comme en atteste son palmarès. Jamais un néophyte ne s’est imposé sur la ligne d’arrivée tracée à Oudenaarde. Bien entendu, Mathieu Van der Poel est conscient de cette lacune, et il préfère rester prudent. “Il ne faut pas comparer À Travers la Flandre avec le Ronde. C’est une course très difficile, mais de seulement 180 kilomètres, soit à peu près 100 de moins qu’au Ronde. Je ne dirais pas que je suis le grand favori, mais juste en dessous d’eux“, expliquait-il au micro de cyclingnews. Ce serait un exploit que VDP remporte le Tour des Flandres pour son baptême du feu, mais depuis le début de sa carrière, ce coureur semble ne pas avoir de limite. Partout où il est passé, le succès a été au rendez-vous.

Un coureur doté d’une polyvalence extraordinaire

Route, cyclo-cross, VTT, bmx, moto-cross… le petit-fils de “Poupou” (Raymond Poulidor, 8 fois sur le podium du Tour de France) est un touche-à-tout. Surtout, il excelle dans chacune des disciplines qu’il pratique. En cyclo-cross, son activité principale, le Hollandais empile les trophées. 2 titres mondiaux et plus d’une centaine de victoires à seulement 24 ans, personne n’a fait mieux dans l’Histoire. Sur route, VDP affiche déjà 13 victoires à son compteur en seulement 3 ans et 38 jours de compétition. Actuellement champion national en cyclo-cross et sur route, il arbore aussi le maillot tricolore en VTT. D’ailleurs, le jeune prodige a une idée en tête : être champion olympique à Tokyo en 2020. La pratique de toutes ces disciplines lui permet de développer des qualités qui lui seront très utiles sur le “Ronde”. D’abord des qualités techniques qui lui permettront de préserver un maximum d’énergie. Ensuite, de la puissance, qui lui donne une très bonne pointe de vitesse en cas d’arrivée au sprint. Enfin, un bonne vision de la course qui lui permettra de rester bien positionné. Un bagage technique complet qui lui permettra ou pas, de s’imposer pour sa première participation au “Ronde”.


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