Grand Champions Cup : un bilan très mitigé pour l’Equipe de France

L'Equipe de France termine sa saison sur une défaite face à l'Iran. Crédit photo : Fédération Française de Volley.

Clap de fin sur la saison internationale pour nos bleus et sur une note plus que mitigée. Après avoir validé leur ticket pour les championnats du monde 2018, les français avaient remporté la ligue mondiale de la plus belle des manières en ne perdant qu’un seul match, avant de sombrer aux championnats d’Europe. Ils finissent cette Coupe des confédérations avec quatre défaites en cinq matchs. Déroutant.

Le coup de sifflet final a retenti ce matin aux alentours des 10 heures (heure française) annonçant la fin du match opposant la France à l’Iran, mais aussi la fin de la saison internationale. Les bleus finissent cette saison sur une défaite au tie-break après un match à leur portée mais qu’ils n’ont pas su gagner. Et c’est bien là tout le problème. Depuis leur brillante victoire en Ligue Mondiale, la France a donné l’impression de ne plus savoir comment gagner des matchs. Arrêtés dès les barrages aux championnats d’Europe, les français avaient à cœur de réussir cette Coupe des confédérations à laquelle ils participaient pour la première fois de leur histoire. Cette Coupe réunit les meilleures équipes de chaque continent – le Brésil, les Etats-Unis, la France et l’Iran – plus le pays hôte, le Japon, et un invité, l’Italie.

Le premier match opposait nos bleus aux champions olympiques en titre, le Brésil. Et malgré une bonne opposition, la France a pris une bonne leçon en s’inclinant 3 set à 0. Mais avec un jeu nettement mieux qu’aux championnats d’Europe et contre une équipe clairement au-dessus techniquement, les bleus n’avaient pas grand-chose à se reprocher. Le match suivant était une formalité pour la France, qui, face au Japon, a déroulé son jeu pour infliger aux nippons un 3 set à 0. On pensait les bleus remis en selle pour affronter la machine nord-américaine, mais c’était une belle utopie. Les français ont pris de nouveau une belle correction face aux Etats-Unis en s’inclinant 3 set à 0. Le plus effrayant était de voir la différence de niveau qu’il pouvait y avoir entre ces deux équipes, la France étant nettement en dessous techniquement, physiquement et mentalement. Et c’est surtout ce dernier, le mental, qui sella le sort des bleus contre l’Italie (1-3) puis l’Iran (3-2). En débutant le match à chaque fois d’une très belle manière, l’épuisement mental a empêché les bleus de conclure, à l’image du premier set concéder face à l’Iran alors que nos français avaient trois balles de set entre les mains. Malgré une belle remontée qui ramena les bleus à 2 sets partout après avoir laissé filer les deux premiers, la France s’incline au tie-break face à des Iraniens médaillés de bronze de la compétition. Nos bleus finissent quant à eux cinquième et avant-dernier.

Alors que chacun va retourner en club et commencer le championnat national, quel bilan tirer de cette saison 2017 ? Il est difficile d’en avoir un avis clair et tranché. Après avoir fait un magnifique tournoi de qualification aux championnats du monde et remporter la Ligue Mondiale, la France se trouvait au sommet de son art. Mais un grain de sable s’est ensuite logé dans la machine bleue qui l’a faite explosée. Ce grain est tout d’abord physique. Earvin N’Gapeth, blessé au dos, a dû renoncer à la compétition. Malgré quelques apparitions (remarquées) aux championnats d’Europe, il est contraint de retourner à Modène, en Italie, finir de se soigner avant la reprise du championnat. Idem pour Kevin Le Roux, lui aussi de retour en club après les championnats d’Europe. Jenia Grebennikov se retrouve quant à lui sur le banc pendant toute la Coupe des confédérations, épuisé physiquement. Privée de trois joueurs phare, l’Equipe de France a dû palier ces absences, en plaçant notamment Kevin Tillie libéro, tout juste remis de blessure. Mais ce grain est aussi et surtout mental. Le jeu si fantasque de la Team Yavbou a disparu pour laisser place à beaucoup de fébrilité, notamment au service et en réception, et à un manque d’agressivité dans les attaques.

Mais dans un élan d’éternel optimisme, on peut néanmoins trouver de la satisfaction dans cette dernière partie de compétition : les jeunes pépites bleues. Étincelant au point de devenir un titulaire indiscutable, Barthélemy Chinenyeze a époustouflé par son insolent talent, claquant de magnifiques smatchs mais régalant aussi au block avec de puissants un contre un. Il s’est placé dans la lignée de Stephen Boyer, incroyable en première partie de saison mais plus à la peine sur la fin. Jean Patry s’est lui aussi faufilé dans la brèche, tout comme Daryl Bultor qui a été peu utilisé mais a assuré à chacune de ses rentrées. Cette Team Yavbou, qui est désormais devenue la Team Yavbou 2.0, a encore de belles choses à nous montrer, mais elle devra d’abord très vite se remettre de ces déconvenues. Pas si simple…

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