Les Wizards face aux Playoffs : Mais qui sont les Washington Wizards ?

Wizards at WASHINGTON, DC - FEBRUARY 28-Copyright 2017 NBAE (Photo by Ned Dishman/NBAE via Getty Images)
Porter, Beal, Morris, Wall, Gortat (c)Hailtothedistrict Photo by Ned Dishman

Comme tous les ans, la mi-avril annonce le départ d’une nouvelle campagne de Playoffs. La partie la plus importante de la saison. Les Wizards ont cette capacité unique à se montrer face aux grosses équipes pour disparaître face aux petites. Que peut-on encore attendre de cette équipe qui passe son temps à décevoir ?

Les problèmes des Wizards

Comprendre la saison de Washington est une tâche à confier à un sociologue. L’un des meilleurs 5 de la conférence Est se retrouve à la bataille pour la 6ème place lors du dernier match et perd son dernier match (sans Wall, ni Porter) face à une équipe qui a pour but caché de perdre des matchs. Dans cette phrase réside toute la dualité des Wizards. Parce qu’il n’y a peut-être que 3 cinq majeurs qui peuvent se comparer qualitativement avec la squad de DC dans la conférence. Mais l’équipe demeure inconsistante. Scott Brooks va même jusqu’à parler de joueurs qui ont tendance à jouer perso face à des oppositions plus faible.

Le problème souvent évoqué a souvent été les soucis de profondeur de banc. Mais cette année Washington dispose de joueurs qui ont un apport chiffré intéressant (RIP Jodie Meeks , contrôlé positif d’ailleurs). Kelly Oubre Jr. a montré des vrais signes de 3&D parés pour le futur. Satoransky a été plus que solide en l’absence de Wall, Scott est très efficace ou encore Mahinmi qui a offert les premiers bons stretchs de son contrat. Pourtant en tant que 5 le banc plonge, mais Brooks n’a jamais considéré tenter de “séparer” Wall et Beal.

Beal qui a montré qu’il était capable de passer un cap sans Wall. Il vient de faire sa première saison de niveau All Star. Otto Porter est également en constants progrès, après être devenu un shooter fiable, il est maintenant capable d’attaquer le cercle et d’offrir quelques passes via des kicks. Les choix de Brooks sont encore ici (comme à OKC ?) à montrer du doigt. Mais l’alchimie de l’équipe est-elle bonne ? Quelle part de responsabilité pour John Wall ?

Une situation inextricable

Washington retrouve donc les Raptors après le sweep qu’ils leur avaient mis en 2015. Presque tout le monde est encore là. Pourtant la trajectoire des deux équipes est totalement différente. Wall et Beal n’ont toujours pas passé le cap des demi-finales de conférence quand le toujours raillé backcourt des Raptors l’a fait en 2016. Et à l’aube de ces Playoffs, tous les regards se tournent vers Wall.

Il a passé deux ans à se plaindre de son contrat et maintenant qu’il a signé sa designated extension, il produit sa pire saison en carrière. Il est au cœur de l’attention d’autant plus que son équipe a réussi à compenser son absence en jouant totalement différemment. A tel point que Gortat s’en est ému sur twitter. En aucun cas ça ne veut dire que les Wizards sont meilleurs sans lui (les fins de match de Beal en attestent). Mais ça doit peut-être amener une réflexion chez lui. Satoransky est un joueur ultra mobile qui offrait des coupes à ses partenaires quand Wall est l’un des joueurs qui bouge le moins sur le parquet (du niveau de Dirk à 40 ans).

Wall a 27 ans, il entre dans son prime. l’ex meneur de Kentucky est trop bon pour oublier son meilleur shooter (Porter) pendant 6 min d’un 3ème quart temps. Il scanne trop bien le parquet pour prendre des mi-distance contestés sur un mismatch avec un pivot. Les Wizards ont besoin plus que jamais du Wall des Playoffs 2017 cette année.

Le compte à rebours est terminé pour Washington

Il faut bien comprendre que les Wizards sont presque bloqués avec cette équipe pour les années à venir. C’est l’équipe qui est censé les amener en finales NBA. Individuellement les joueurs semblent prêts. Le problème à Washington c’est que collectivement, depuis le départ de Paul Pierce, ça n’a jamais été le cas.

Les Wizards tiennent en Wall un joueur à l’intérieur ou à la porte du top 10 NBA, l’un des 5 meilleurs meneurs NBA aujourd’hui si il est en forme. Beal est l’un des meilleurs talents offensifs de sa génération tandis que Otto Porter est l’ailier lieutenant rêvé de beaucoup de GM. Il n’y a aucun moyen significatif d’améliorer cette équipe qui enchaîne déception après déception. Les progrès doivent être intérieur ou à la marge. Au final les Wizards n’ont pas grand chose à perdre avec ces Playoffs. Il semble aussi très compliqué de voir une équipe aussi inconstante sortir vainqueur d’un tableau qui les verraient affronter Raptors puis Cavaliers.

Washington a atteint le point de non retour. Ils doivent vivre avec les décisions qui ont été faites et qui les ont amenés à leur situation actuelle. Un effectif talentueux dont les interactions sont trop peu solides pour renverser la table. Les magiciens ont peut-être l’une des équipes qui matche le mieux avec les Cavaliers. Mais ils ne se sont jamais donné les moyens d’aller assez loin pour les affronter…

Une première victoire serait déjà pour les Wizards de trouver ce qu’ils sont et ce qu’ils peuvent devenir, l’attitude et les principes qui les définissent en tant que groupe. Car à l’orée de ces playoffs, ils n’apparaissent que comme une éternelle déception personnifiée par leur meneur star. Au final ils sont dans une position de wild card alors qu’ils devraient faire partie des favoris. Le risque étant que ça pourrait finalement durer.

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