XV de France : une préparation qui permet d’y croire ?

Quel a été le but premier de la préparation de la Coupe du monde du XV de France ? Se et nous donner des raisons d’espérer. Mission accomplie ? Plusieurs éléments peuvent nous le laisser penser.

3 petits matchs et puis s’en va. La prochaine fois que le XV de France jouera, il sera sur le sol japonais dans le Tokyo Stadium face aux Pumas argentins pour lancer sa coupe du monde. Normalement, un mondial se prépare au long court avec des objectifs sur les échéances précédentes comme le tournoi des 6 nations pour les grandes équipes européennes. Mais la bouillie française lors de cette dernière compétition a amené la Fédération à quasiment tout repenser à zéro. Quasiment. Car le sélectionneur, normalement maître du jeu de l’équipe, est resté en place et a vu arriver (contre son gré) dans son staff, son successeur et ceux à qui seront son futur staff. Ils se sont vus confiés de la mission de redonner bonne mine au XV de France avant de s’envoler pour le Japon où une première élimination en phase de groupes de l’histoire leur est promis. 

2 fois l’Écosse, 1 fois l’Italie, c’est le programme qui a été concocté par les Bleus. Quand Didier Deschamps a profité des matchs de pré-coupe du monde pour découvrir des adversaires de même identité sue ces adversaires au Mondial, Jacques Brunel a surtout voulu éviter les défaites, jamais bonne pour la confiance et surtout permettre à son équipe de jouer et ne pas avoir à trop subir. Après ces 3 matchs quel bilan tirer sur l’évolution du XV de France ? 

Une confiance en lente reconstruction

2 victoires, 1 défaite, c’est le bilan des Bleus pour ces 3 matchs largement à leur portée. Mais les victoires contre l’Écosse au Stade de France et celle contre l’Italie ne furent pas des tests à la hauteur de l’enjeu à venir tant ces adversaires ont été facilement balayés. La faiblesse de l’adversaire y a été pour beaucoup. Seul le match contre l’Écosse à Murrayfield faisait figure de vrai match test pour ce XV de France en manque de confiance après un Tournoi des VI Nations compliqué. Et les Bleus ne se sont pas rassurés sur ce match montrant les mêmes faiblesses dans les enchaînements offensifs et la solidarité défensive, faiblesses que les spécialistes espéraient gommer. Autrement dit, si ces matchs ont su apporté des raisons d’espérer, il faut regarder sous l’angle du jeu plutôt que celui des résultats pour trouver des motifs d’espoir.

Une présence physique retrouvée

Parmi les nouveaux membres intégrés au staff de Brunel avant la coupe du Monde, Thibault Giroud est celui a été chargé de (re)donner à l’Équipe de France l’endurance physique nécessaire au rugby international. En effet, durant le tournoi des VI Nations, c’est le point faible qui avait été soulevé à nombreuses reprises, notamment par Fabien Galthié dans le journal L’Equipe où il était chroniqueur.. Les joueurs sont souvent soulignés la rudesse de leur journée lors d’entraînements à très haute intensité. Et les bénéfices se sont vus par moment sur le terrain, notamment en attaque lors de longues séquences de plus de deux minutes sans temporiser. La préparation n’est pas encore terminée et les 31 qui iront au Japon auront encore sûrement le droit à ces exercices intenses en vue du premier match face à l’Argentine le 21 septembre.

Une idée de jeu plus claire

Galthié est devenu le stratège du XV de France. Et cela se voit. En 3 matchs et quelques belles séquences, on en a plus vu qu’en plusieurs mois de Jacques Brunel. En effet, les trois-quarts ont un rôle beaucoup plus mobile, comme sur le premier essai marqué face à l’Écosse lors du premier match, où, sur une combinaison, un ailier vient couper quasiment au centre de l’alignement offensif pour permettre une croisée et aller aplatir sous les poteaux. Les phases de sortie de camp sont aussi mieux maîtrisés, le joueur chargé de dégager le ballon étant plus protégé.

Fabien Galthié pendant un entraînement du XV de France

Les joueurs soulignent la mise en place de cette ligne directrice dans leur jeu, notamment lors des entraînements où les adjoints de Brunel, dont Galthié, sont autour du terrain à corriger, expliquer. Cela contraste avec la sortie de Morgan Parra pendant les 6 Nations. Il avait critiqué le staff du XV de France de ne pas avoir de plan de jeu. Sur ce point, le changement est très visible.

En définitive, le chemin est encore long pour arriver à batailler tout un match avec les meilleurs nations du ballon ovale. Il y a du mieux et comme le dit Arthur Iturria durant une conférence de presse, “notre but est d’être au top pour le premier match face à l’Argentine”. Donc il semblerait que nous n’ayons pas tous vu. L’Equipe de France a besoin de se trouver et de retrouver son public (seulement 25 000 personnes au Stade de France face à l’Italie). Seule une Coupe du Monde réussie permettra au XV de France de le faire. Le 21 septembre, à l’heure de vérité, ils devront en montrer plus, que ces longues semaines de travail ont payées, sinon leur addition risque d’être salée. 

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